Yaounde: un glissement de terrain fait au moins un mort à Ekounou

Les curieux spectateurs

C’est un « jeudi noir » au quartier Ekounou à yaounde ce 13 juin 2019. Le drame se produit précisement au lieu dit « garage deux chevaux » juste en face du camp militaire de la garde présidentielle, il est quasiment 13h30. Trois garçons dont l’âge varie entre 20 et 40 ans, l’un était enseignant d’école primaire et les autres des débrouillards. Ils ont été embauchés pour creuser les fouilles d’un mur de soutenement, question de maintenir un terrain accidenté. À près plus de deux mètres de profondeur, la partie haute de la terre au dessus de leur tête va affaisser, angloutissants les trois manoeuvres. Deux vont réussir l’exploit miraculeux de sortir vivant de ce « tombeau ». Ce qui ne sera malheureusement le cas l’autre, le jeune enseignant de formation. Le morceau de craie vient d’être brisé par une masse de terre. Eric Tsogo instituteur en cours d’intergration en service à Ndzeng dand le département du Nyong Esso région du centre.

Alertées, les populations vont arriver en masse pour essayer de retirer la victime qui visiblement était encore en vie pendant les 10 minutes qui ont suivi le drame. Mais au fur et à mesure que les secouristes débarrassent la terre de la victime, l’éboulement augmente. Finalement, une masse de terre va une fois de plus s’affaisser sur le jeune enseignant qui vient à peine d’aller en vacances après neuf mois de classe, et qui cherchait un peu d’argent, racontent ceux qui le connu.

Arrivés, une vingtaine de minutes après, les sapeurs pompiers avec l’aide des jeunes du quartier vont creuser la terre à l’aide des pelles et pioches pendant plus d’une heure pour en fin retirer le corps qui a été déposé à morgue de l’hôpital central de yaounde.

L’espoir de la famille

Pendant l’opération de retrait du corps sous la masse de terre, sa mère et son voisinage étaient inconsolables. » Qui va encore m’aider si je suis malade, qui va m’aider » clame la mère du disparu. « La dernière fois que je l’ai vu c’était ce matin, il portait un petit gang » lance l’une de ses voisines, qui s’exclame « weeh! Weeh! Où va- tu mon frère?

Jean charles Biyo’o Ella

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