Le Cameroun peut-il interdire les télénovelas comme en Rdc?

La République démocratique du Congo, vient d’interdire les séries novelas sur tout son triangle national. Quelles sont les raisons évoquées?

Felix Tshisekedi Pdt Rdc

Peu de programmes existent effectivement pour les pré-adolescents qui passeraient des dessins-animés aux productions pour personnes matures.

Exemple télénovelas

En effet, les séries ne montrent pas réellement un bon exemple aux enfants ou pré-adolescents.

Une sur-consommation de télévision peut provoquer chez l’enfant ou l’adolescent, l’envie d’essayer de « faire comme à la télé ».

Selon une étude réalisée par les National Institutes of Health, par l’école de médecine de l’université de Yale, le NIH et le Pacific Medical Center de Californie, publiée le 2 décembre 2009 aux Etats-Unis, si les enfants fument, sont obèses, se droguent, et/ou ont de mauvaises notes… c’est la faute de la TV, de la musique et du cinéma. Les enfants et adolescents consacrent 45 heures par semaine aux médias, contre 17 heures avec leurs parents et 30 heures à l’école, d’où les sept problèmes de santé ou comportementaux qui ont été ciblés ( tabagisme, activité sexuelle précoce, obésité infantile, déficit de l’attention avec hyperactivité, faibles résultats scolaires, usage de drogues et consommation d’alcool ) proviennent probablement des séries et autres programmes télévisés.

Les « séries TV des femmes »

Sociologiquement, plus souvent présentes dans les foyers, les femmes constituent de fait, le public majoritaire en journée. Ce n’est pas pour rien que les novelas sont diffusés à ce moment-là. Leur conception a été adaptée pour intégrer les activités ménagères des téléspectatrices.

La discussion sur ces séries les aide par exemple à aborder le sujet des sentiments amoureux avec un homme ou avec leur propre père, et d’une façon générale, à exprimer comme dans un jeu de rôles, des pensées réprouvées par la société. Malheureusement, c’est dans ce cycle que sont emportés les enfants.

Le but de ce nouveau courant est de définir une nouvelle image des femmes. Par contre, les femmes restent un éternel « objet érotique », sur lesquelles l’homme garde un rapport de domination.

Dans l’espace télévisuel, où leur position continue d’être mise à mal par la publicité (dans laquelle la femme passe pour « potiche » et ménagère) et par les émissions de télé-réalité, où elles sont vues comme naïves et insouciantes, la série télé représente probablement un havre de paix.

Addiction qui s’avère dangereuse pour les téléspectateurs

En 1975, l’Organisation mondiale de la santé définit l’addiction comme « Un état psychique et parfois physique, résultant de l’interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l’inconfort de son absence (sevrage). La tolérance peut être présente ou non. »

Mais ce terme issu du vocabulaire médical et lié à l’usage de stupéfiants, est bien adapté à la dépendance des nouvelles technologies. Il semble légitime de se demander comment cette forme de déconnexion sociale ne s’apparenterait pas non plus à sa forme de pathologie comme seule la société de consommation en est responsable.

Jean charles Biyo’o Ella

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