Processus de Kimberley: la societé civile appelle à plus de responsabilité contre les « diamants de sang »

Tous les regards sur le Processus de Kimberley pour une réforme absolument nécessaire contre les « diamants de conflit » sont tournés aujourd’hui sur les participants à prendre leurs responsabilités questions de mettre un terme aux « diamants de sang » dans le monde.

« Diamant de sang »

La réunion d’intersession du processus de Kimberley (PK) 2019 tenue en l’Inde, a pris fin ce 24 juin. Pendant une semaine, les délégués de divers pays ont discuté de la possibilité d’étendre le champ d’action du processus de Kimberley pour s’assurer qu’il corresponde à ce que le consommateur considère comme « diamants de sang », c’est-à-dire « des diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles pour financer leurs activités militaires, en particulier des tentatives visant à ébranler ou renverser des gouvernements légitimes », selon l’Onu.
Dans son discours de clôture devant les délégués à Mumbai, Shamiso Mtisi, coordinateur de la Coalition de la Société Civile du processus de Kimberley, a salué les efforts importants déployés par le président du groupe de l’Union Européenne pour faire avancer les discussions sur l’élargissement du champ d’action du PK lors des réunions en sous-comité sur cette question. De nombreux Participants et Observateurs ont partagé leurs idées, leurs préoccupations et leurs attentes sur l’élargissement du mécanisme. Créant ainsi l’espoir que cela pourrait faire émerger un consensus sur la nécessité, pour le PK, de s’adapter à la nature évolutive des conflits touchant les diamants.

Les « diamants de sang »

Cependant, la Coalition de la Société Civile a également fait part de ses préoccupations concernant certaines interventions apparemment destinées à entraver l’avancement des négociations. « Il est cynique que le processus de Kimberley prétende arrêter le flux des « diamants de conflit », mais n’arrive toujours pas à prendre la responsabilité de définir et évaluer ce qu’est réellement un conflit » a déclaré Mr Mtisi. C’est un message sombre que nous allons partager à nos communautés, nos partenaires de la société civile et finalement aux consommateurs.

« Les diamants de sang financent les groupes rebelles contre les gouvernements légitimes »

La Coalition de la Société Civile du processus de Kimberley avait ouvert les travaux en avertissant qu’une poursuite des violences dans la production de diamants menaçait à la fois la pertinence du PK et les revenus Africains tirés des diamants sur le long terme. Elle a clôturé en rappelant que le PK avait été créé pour protéger le récit d’amour et de beauté que les diamants sont censés incarner. Ne pas s’attaquer aux violences, serait trahir sa mission, a t-elle souligné.
Il ne reste que quelques mois avant la plénière de novembre à New Delhi en Inde, date à laquelle le PK est censé clore son cycle de révision qui aura duré trois ans. Il ne reste donc que ces quelques mois pour enfin arrêter le flux des diamants touchés par tous les types de conflits qui ne sont pas inclus dans l’approche actuelle du PK, qui se limite aux diamants bruts finançant des mouvements rebelles contre des gouvernements légitimes. Cette définition exclut les diamants affectés par des actes de violence systématiques, abus généralisés commis par des agents de sécurité publics ou privés, actes de tortures et traitements inhumains et dégradants. La Coalition de la Société Civile appelle tous les Participants et les Observateurs à coopérer constructivement pour s’attaquer à ces graves manquements dans le fonctionnement du Processus de Kimberley. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons restaurer l’image des diamants et en faire un moteur de paix et de développement.

Position du Relufa

C’est exactement en décembre 2017, lors de la plénière du Processus de Kimberley à Brisbane en Australie que le projet des réformes a été posé sur la table. Ainsi un comité Adhoc a été mis sur pied pour examiner toutes les propositions que feraient les parties prenantes notamment les Etats, les industries et le Coalition de la société civile (tripartite au PK). ce comité Ad hoc sur l’examen et les reformes avait pour mission de tabler sur les points tels que l’établissement d’un secrétariat permanent, la création d’un fonds d’affectation spéciale multi donateurs volontaire destiné à soutenir la participation des pays les moins avancés, de la société civile et des experts chargés de la mise en œuvre des travaux, l’examen par les pairs et la consolidation du document de base. L’un des points mis en exergue dans ce document de base est la réforme de la définition du diamant de « conflit » qui est un cheval de batail de la coalition de la société civile. Le RELUFA, organisation de la coalition de la société du processus de Kimberley soutient qu’une réforme de la définition de diamant de conflit irait au- delà du financement des guerres et la déstabilisation des gouvernements par les milices, en intégrant la protection de l’environnement et la lutte contre les violations graves aux droits de l’homme par les forces de sécurités publiques et privées.

Jean charles Biyo’o Ella

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