Cameroun: plus de 80% du bois consommé est tiré de l’exploitation illégale

la révélation a été faite le 3 juillet 2019 à l’ouverture des travaux du dialogue parlement- gouvernement sur la problématique de la satisfaction de, du secteur privé et des ménages par le bois local d’origine légale au Cameroun l de la commande publique.

L’état des lieux de l’exploitation illégale du bois au Cameroun dévoilé au gouvernement par la société civile fait froid dans le dos. Près de la totalité du bois exploité au cameroun se fait en toute illégalité parfoit ou dans la plupart des temps avec le soutien des des figures les plus insoupçonnées. Accusés à raisson ou à tort d’etre complice dans ce desastre, les chefs traditionnnel rejette à leur tour le tort à une législation camerounaise qui ne profiterait pas à toutes les couches de la société, qui plus est les plus demunies. « Les communautés locales ont l’impression que la foret s’en va et elles n’ont aucun avantage. Regardez, tous ces lieux où on coupoe le bois, partout là ouù il ya des scieries, s’il ya l’image d’un reel developpement, ou d’un reel decollage economique. Ca veut dire qu’en realité, le bois est allé enrichir d’autres communautés, d’autres villes et d’autres pays, alors que les populations des villages où ils a été coupés croupssient dans la misere », clame le chef tradionnel.

D’apres une étude menée par le Cifor, plus de 700.000m3 de bois sont exploités chaque année frauduleusemrnt. En même temps, les conclusions d’un rapport publié par l’ong « Amis de la Terre » en 2009, revelent que l’exploitation illégale du bois reste un problème majeur même si, des progrès dans la gestion forestière durable ont été enregistrés au Cameroun. L’impact des pratiques de certaines entreprises forestières internationales ou nationales sur les marchés serait très négatif. L’exploitation de bois illégal ne profite pas aux populations locales mais contribue surtout à leur appauvrissement en les privant d’une ressource qui pourrait être gérée durablement Le rapport qui a été remis aux autorités camerounaises préconise que soient indemnisées les communautés villageoises victimes de ces abus et qu’un moratoire sur les  » petits titres  » soit adopté. La loi forestière du 20 janvier 1994 portant considérée révolutionnaire car ayant pour principe fondateur la gestion durable, n’a pas suffisamment protégée les populations, même si elle consacre la notion de forêt communautaire qui prévoit entre autre le reversement de 40% des redevances forestières annuelles aux communes et 10% aux communautés locales.

En avril 2013, long britannique Global Witness avait rendu public un rapport dans lequel elle relevait que « dans le domaine forestier, quand on ferme la porte à la corruption, elle revient par la fenêtre », dès les premières lignes du rapport intitulé L’exploitation forestière de l’ombre de Global Witness, le ton est donné. L’ONG britannique déplore la situation de l’industrie forestière en Afrique, notamment au Cameroun, en RDC, au Ghana et au Liberia, et s’inquiète de ce qu’elle nomme « la crise des permis forestiers ».

« Les permis de l’ombre »

Des mesures qui n’ont pas prouvé, pour Global Witness, leur efficacité en partie à cause de la corruption qui gangrène les autorités chargées des questions forestières. Le constat est le même dans les quatre pays concernés par le rapport : les permis qui sont censés garantir la légalité du bois sont pour certains trafiqués, devenant ce que Global Witness appelle les « permis de l’ombre ». Des entreprises fraudeuses ont déjà trouvé une parade pour contourner la règle et elles soudoient les administrations locales pour obtenir de petits permis accordés aux compagnies nationales et passer ainsi au travers des mailles des contrôles douaniers et fiscaux.

« Il s’agit d’une tendance très inquiétante, des compagnies forestières entrent en collusion avec des fonctionnaires corrompus pour contourner les lois destinées à les empêcher de décimer les forêts et d’abuser ceux qui y vivent, expliquait Alexandra Pardal, responsable des campagnes européennes à Global Witness. Cela compromet les efforts internationaux qui visent à réguler le commerce international ». Les conséquences environnementales sont alors désastreuses. Alors que les permis artisanaux doivent garantir une exploitation humaine des ressources forestières afin de satisfaire des besoins locaux, ils sont détournés et des grandes entreprises déforestent à coup d’engins industriels théoriquement interdits.

Jean charles Biyo’o Ella

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