Mutinerie à la prison centrale de Yaoundé: Amnesty International contredit le gouvernement camerounais

Alors que le gouvernement camerounais affirme qu’aucun tire à balle réelle n’a été observé lors de la mutinerie du 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé, l’ong des droits de l’homme Amnesty International balaie cela en brèche affirme de son côté qu’il y a eu des tires à balles réelles et exige une enquête crédible.

« Les autorités camerounaises doivent s’abstenir de recourir à une force excessive contre les prisonniers, et doivent mener une enquête indépendante et efficace sur l’usage d’armes à feu et de balles réelles qui ont été signalés durant l’émeute de lundi ». déclare l’organisation des droits de humains. Pour Amnesty, « les conditions carcérales sont extrêmement mauvaises à Kondengui », une prison surpeuplée où de nombreux détenus attendent d’être déférés devant un juge. « Tant qu’aucune solution n’est apportée à cette situation, de nouvelles violences risquent d’éclater« . Prévient Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International

« Les autorités doivent donc œuvrer à l’amélioration des terribles conditions dans lesquelles sont entassés les prisonniers, libérer toutes les personnes incarcérées uniquement pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement et veiller à ce que toutes les personnes détenues au-delà de la durée légale de détention provisoire soient immédiatement déférées devant un juge ou libérées », suggère l’ong.

Lundi 22 juillet, une émeute a été signalée dans la prison de Kondengui à Yaoundé, la capitale camerounaise. Des détenus identifiés comme des séparatistes arrêtés dans le cadre de la crise dite anglophone dans les régions du nord-ouest et Sud-ouest et des membres de l’opposition camerounaise principalement ceux du Mrc le parti de Maurice Kamto lui-même en détention depuis janvier 2019, ont pris possession de la cour de la prison pour dénoncer la surpopulation, les lenteurs judiciaires et les conditions déplorables. Les forces de sécurité ont par la suite pris d’assaut la prison pour maintenir l’ordre. Selon René Emmanuel Sadi, 117 personnes ont été interpellés et conduites dans les locaux de la gendarmerie et la police pour exploitation. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement note qu’aucun tire à balle réelle n’a été observé. Il a félicité les forces de maintien de l’ordre pour leur professionnalisme. En terme de dégâts, une partie de la prison a été incendiée et plusieurs blessés enregistrés.

Jean Charles Biyo’o Ella

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