Cameroun: les propositions du SDF pour le « grand dialogue national »

13 septembre 2019

Une délégation du Social Democratic Front (SDF), a répondu à l’invitation du Premier ministre, chef de gouvernement jeudi 12 septembre, à l’effet d’échanger sur le prochain dialogue national inclusif convoqué par le Président de la République. Cette rencontre a permis à ce parti politique de l’opposition, de transmettre au chef du gouvernement, les propositions préalables de cette formation politique, avant le dialogue.

Face au chef du gouvernement qui conduira ce « grand dialogue national » prévu dès la fin du mois de septembre en cours, le SDF parti de l’opposant NI John Fru NDI, a insisté sur le fait que « ce dialogue devrait satisfaire les aspirations de la communauté anglophone » et que rien de tout cela ne fonctionnera, que si ces assis qui se veulent inclusives sont « présidées par une personnalités neutre ». Que le dialogue national doit s’attacher aux causes profondes du problème anglophone. Bien plus, relève le Social Democratic Front, « ce dialogue a été occasionné par la crise anglophone, par conséquent, les anglophones doivent être au centre de ses discussions ». Il propose à cet effet, une pré conférence qui permettra à ce dialogue de ne pas suivre le chemin du référendum de 1972 et de la réunion tripartite de 1991. Le sdf estime aussi que « l’armée ne peut pas faire partie d’un dialogue national inclusif, qui est essentiellement politique ».

Mais endehors de ces propositions, le parti de Fru Ndi exige que soit déclaré un cessez-le-feu; qu’une amnistie générale soit accordée à tous ceux qui ont été impliqués dans cette crise, « ce qui permettra à toutes les parties prenantes de participer ». Le SDF apprécie et félicite le fait que l’ONU, l’Union africaine et le Commonwealth aient manifesté leur volonté de participer au dialogue. A son tour, il souhaiterait que des pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne soient réellement eux-aussi impliqués dans cet exercice.

Toutefois, s’il souhaite que les horaires et la séquence du dialogue soient consensuels, il a besoin aussi d’une définition appropriée du contenu de ce dialogue national inclusif, y compris de sa structure et des mécanismes à utiliser.

Aujourd’hui, Ni John Fru Ndi , son Etat major et ses militants attendent donc « que l’organisateur du dialogue (le Chef de l’Etat), indique à toutes les parties prenantes la voie à suivre ».

Jean Charles Biyo’o Ella

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