Condamnation d’Ayuk Tabe: le film de l’audience au tribunal

20 août 2019

Sissiku Ayuk Tabe président autoproclamé de l’Ambazonie

C’est la fin d’une page de la crise dite anglophone qui vient de se tourner. Sissiku Julius Ayuk Tabe, le président autoproclamé de la République fantôme d’Ambozine et neuf de ses coaccusés ont été condamnés mardi 20 août 2019, à la prison à vie après une audience fleuve teintée de brouhaha.

Il était 5 h 37 minutes, heure du Cameroun. »Le tribunal du tribunal, après avoir écouté la partie civile et le ministère public sur la peine en qualité de délinquants primaires, condamne à la prison à vie les accusés, décerne un mandat d’incarcération. Reçoit l’Etat du Cameroun en partie civile. Les accusés vont payer à l’Etat du Cameroun 250 milliards de francs cfa à titre de dommage et intérêts, rejette le surplus non fondé. Condamne les accusés aux dépens de 12 milliards 501 millions 832 mil 732 franc cfa. Fixe la durée de la contrainte par Corps à 05 ans au cas où il y a lieu de l’exercer« . Par contre, pas de contrainte par Corps contre Nfon Ngala For vu son âge plus de 70 ans. Voilà donc qui vient mettre un terme en phase d’instance sur l’affaire Ayuk Tabe et compagnie arrêtés au Nigeria en janvier 2018 et extradés au Cameroun, leur pays d’origine. Les avocats de la défense annoncent qu’ils feront appel. Ils ont dix jours pour le faire dès le lendemain de la proclamation du verdict.

Audience fleuve et perturbée au tribunal militaire

Dès l’ouverture de l’audience au tribunal militaire,les avocats de la défense ont rappelé au collège des juges qu’ils ne devraient pas continuer l’affaire puisqu’ils avaient été récusés. Les accusés, selon leurs avocats, estimaient que les juges militaires étaient partiaux. Pour le président du tribunal, la copie de la lettre de récusation ne lui avait pas été remise. Séance tenante, les avocats lui brandissent la décharge du document qu’ils avaient envoyé par le biais de la poste. Le président du tribunal vexé, relève qu’ils n’ont pas respecté la procédure telle prévue par la loi. Et du coup, considère que la récusation n’a pas été faite et poursuit son audience normalement. Une situation qui a irrité non seulement les avocats, mais surtout les accusés qui ont déclenché un concert de chants en pleine audience. Chansons de propagande de leur Etat fantôme, claques de mains et cris assourdissants polluaient la salle. Ils huaient le ministère public et ses témoins à chacune de leurs prises de parole. Les témoins vont se succéder au box jusqu’à minuit, avant que la parole ne soit donnée à la partie civile pour tenter de s’expliquer.

Témoignages à charge

Le ministère public s’est présenté à l’audience avec un torse bombé et une gibecière bien garnie des témoignages.

Au boxe, un certain Mboutou Dieudonné, Marshall des logis-chef en service à Kumba depuis 2012. Il est venu répondre à plusieurs questions mais surtout à celle de savoir qu’elle a été le rôle de Sissiku Ayuk Tabe sur le terrain? « Mon colonel, sur la base de nos renseignements, nous avons constaté que c’est après l’échec de la proclamation de indépendance de l’Ambazonie le 1er octobre 2017, que les combattants ont commencé à recevoir les financements venant de Sissiku Ayuk Tabe ». Le jeune gendarme dans un discours bien huilé, explique: « dejà en septembre 2017, les informations que nous avons reçus, nous faisaient état de la création imminente d’un Etat anglophone appelé Ambazonie. Ils( secessionnistes) ont mis en exergue plusieurs stratégies pour faire adhérer les populations même par force, à leur idéologie. Plusieurs établissements scolaires à l’instar du lycée bilingue de Kumba ont été incendiés, des élèves ont été violentés parce qu’ils voulaient aller à l’école. Des populations ont été interdites de se plaindre.

Au fur et à mesure que le 1er octobre approchait, raconte ce témoin, le drapeau bleu et blanc frappé d’une branche d’arbre et survolé d’un oiseau et l’hymne national ont été rendus public, la monnaie aussi. Dans les rues, la population grondait, les villes mortes étaient observées. L’objectif, explique t-il, était de prendre tous les postes militaires et la préfecture de Kumba. Un lieutenant de la gendarmerie a perdu son œil et son chef tabassé à mort. Au fond, les combattants préparaient déjà d’après les renseignants, l’arrivée de Sissiku qui devait atterrir à l’aéroport de Tiko et circuler tranquillement jusqu’à Buea, capitale de cette fameuse Ambazonie.

Avec mon attaque le 9 décembre 2017, j’ai perdu plus de 70% de la mobilité de mon bras droit, puisque les assaillants qui tiraient sur nous avaient des Kalachnikovs. Plus grave encore, j’étais le fils unique à mon feu père. Une fois qu’il a appris que j’ai été victime d’une attaque terroriste, il est entré au comas et est mort par la suite. Des témoignages à charge comme ceux-là, se sont multipliés le long de la soirée avant que parole ne soit donnée aux avocats des accusés qui malgré leurs plaidoiries, n’ont pu prouver que ces leaders anglophones, étaient innocents ou défendaient une cause nobles comme ils le revendiquent depuis 2016.

Jean Charles Biyo’o Ella

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Urgent: SISSIKU AYUK TABE Condamné à la prsion à vie au cameroun

20 août 2019

SISSIKU AYUK TABE

Le president autoproclamé de l’Ambazonie vient d’être condamné ainsi que ses neuf coaccusés par le tribunal militaire de yaounde, à la prison à vie. Avec une amande de 250 milliards de fcfa à payer. C’etait à 5h30 du matin, heure du Cameroun.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: les sept militaires accusés d’assassinat comparaissent ce 19 août

18 août 2019

Sept militaires camerounais, soupçonnés d’avoir exécuté sommairement deux femmes et leurs deux enfants dans la région de l’extrême-nord du Cameroun où sévit la secte Boko Haram, devraient, sauf changement de dernière minute, retourner à la barre ce lundi 19 août au tribunal militaire de Yaoundé pour « assassinat ».

Ils sont accusés de  « coaction d’assassinat, violation de consignes et complicité d’assassinat ».  En juillet 2018, une vidéo de trois minutes environ, avec des scènes très violentes d’actes commis par des soldats camerounais, lesquels abattant deux femmes et leurs jeunes enfants soupçonnés d’appartenir au groupe terroriste Boko Haram, avait été diffusée sur Internet et provoquer une vague d’indignation aussi bien au Cameroun qu’à l’étranger.

voilà la vidéo de l’assassinat de ces femmes et leurs enfants(vidéo très choquante)

L’armée camerounaise accusée

Rapidement, le collectif Bellingcat et Amnesty International ont mis en cause l’armée camerounaise, tandis que la BBC avait retrouvé le lieu et la date des exécutions. Dans un premier temps, le gouvernement camerounais avait émis des doutes qualifiant la vidéo de « fake news » et d’« horrible trucage ». Alors ministre de la communication porte-parole du gouvernement(jusqu’au 4 jan 2019), Issa Tchiroma Bakary, au cours d’une conférence de presse donnée à cet effet, tentait de justifier « le paysage et le relief indiquent clairement que l’on se trouve en zone sahélo-sahélienne. (…) En pareille circonstance, il est constant que les tenues de combat utilisées par l’armée camerounaise sont toujours de type sahélien ». Il soulignait « que les hommes concernés [dans la vidéo] arborent des uniformes bariolés, pour certains de type forêt ».De plus, « des voix off [ont été] approximativement apposées sur des séquences visuelles », ajoutait-il, estimant qu’il s’agissait d’« une malheureuse tentative de transfiguration de la réalité et d’intoxication du public ».

Mais par la suite, coup d’éclat, le gouvernement se rétracte, annonçant, en août 2018, l’arrestation de sept militaires dans le cadre d’une enquête ouverte après la diffusion de cette vidéo. Ce sont ces militaires qui seront jugés devant le tribunal militaire.

Jean Charles Biyo’o Ella

Délestage à Yaoundé: un journaliste perd son fils dans un incendie

18 août 2019

Il s’agit du journaliste Mohamadou YéYé en service à la télévision Canal Haoussa. l’incendie est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi 16 août alors que les parents étaient absents de la maison.

Les coupures électriques enregistrées dans la ville de Yaoundé depuis le 7 août 2019, continuent de faire leurs victimes. Au moins un enfant et plusieurs maisons calcinés à la suite d’un incendie survenu à la briqueterie au dit « carrefour soya ». L’enfant de 5 ans, était l’un des fils du journaliste Mohamadou YéYé, en service à la télévision Canal Haoussa, une chaîne de télévision confessionnelle qui fait dans la promotion de la culture musulmane.Il est par ailleurs animateur de l’émission« Gari Ya Waye » à la radio Royal Fm. Les enfants d’après les témoignages des parents qui sont arrivés sur les lieux après le drame, auraient été surpris en plein sommeil. A cause de l’obscurité, ils avaient allumé la bougie et la poser sur le téléviseur pour pouvoir s’éclairer faute d’énergie électrique dans leur quartier(briqueterie-Yaoundé) ce jour là. La bougie fondue totalement, la coque du téléviseur a pris feu, puis la table et la maison. Étouffés, les enfants les plus âgés vont être réveillés par la fumée qui suffoque à la maison. Sortis précipitamment, ils oublieront de réveiller leur jeune frère qui dormait dans la chambre. Hélas, ce dernier n’aura pas la vie sauve.

Pendant ces événements tristes, aucun des deux parents n’est présent à la maison. La mère est allée rendre visite à une connaissance au quartier et le père est en voyage à Douala, d’où il sera appelé urgemment, tout comme la mère qui elle était bien dans la ville. L’incendie emportera l’enfant, mais également toute la maison ainsi que celles des voisins.

Aucun dédommagement prévu par le gouvernement

Le 14 août dernier, le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, donnait conjointement, une conférence de presse avec son collègue de l’eau et de l’énergie, sur le sinistre du réseau électrique dans la ville de Yaoundé. Le porte-parole du gouvernement René Emmanuel SADI, après avoir déroulé les actions urgentes prises par le gouvernement pour pallier ces coupures intempestives liées à une panne sur le réseau électrique, n’a cependant rien dit de concret sur les réparations des préjudices causés par cette panne. A la question de savoir ce que le gouvernement a prévu pour à cet effet, René Emmanuel Sadi dira que « le gouvernement n’avait pour l’heure rien prévu en terme de réparation« . Cependant, rassurait-il, il a pris note et transmettra la doléance au ministre de l’administration territoriale, lui qui est en charge des questions liées aux sinistres.

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: des pirates enlèvent plusieurs occidentaux et asiatiques

16 août 2019

Les auteurs de cet enlèvement seraient probablement des pirates nigérians, selon la Marine camerounaise

Plusieurs marins asiatiques et européens ont été enlevés dans leur navire jeudi 15 août au large du fleuve à Douala région du littoral Cameroun situé dans le dans le golfe de Guinée. L’information a été donnée à l’AFP par un responsable de la Marine camerounaise. Cependant, il n’a pas précisé le nombre d’otages encore moins leurs nationalités.

Des pirates du golfe de guinée

« Les auteurs de cet enlèvement sont probablement des pirates nigérians », a-t-il ajouté, avant de préciser que « les forces camerounaises ont lancé des opérations de recherche ». La prise d’otage s’est produite à la suite de l’attaque d’un bateau où se trouvaient les marins, a confirmé un responsable du port de Douala. « Nous ne connaissons pas encore le nombre de marins enlevés », a-t-il indiqué.

Les eaux du golfe de Guinée sont les plus dangereuses du monde, selon le Bureau maritime international. Au total, 73% des enlèvements et 92% des prises d’otages en mer recensés par le BMI ont lieu dans cette zone, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun.

La plupart du temps, ce sont effectivement des pirates nigérians qui attaquent les navires et enlèvent des marins dans le but d’obtenir des rançons contre leur libération.  

En 2008, sept Français, deux Camerounais et un Tunisien, avaient été pris en otage par des pirates dans les eaux territoriales camerounaises. Le Bakassi Freedom Fighters avait revendiqué la prise d’otage des hommes du Sagitta, un navire du groupe maritime Bourbon, menaçant de les « tuer tous » dans les trois jours qui suivaient si le gouvernement camerounais refusaient de négocier.

Jean Charles Biyo’o Ella

Côte-d’Ivoire: DJ ARAFAT est mort

12 août 2019De son vrai nom Houon Ange Didier, le chanteur ivoirien DJ Arafat est mort, lundi, des suites de ses blessures, après un accident de la circulation survenu dans la nuit à Abidjan.Le chanteur ivoirien DJ Arafat, star du coupé-décalé, est mort lundi 12 août à 33 ans des suites d’un accident de la circulation survenu dans la nuit, a annoncé la Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI). Selon des messages et des photos qui circulent sur les réseaux sociaux, il pilotait une moto lorsqu’il a percuté une voiture dans la nuit.De son vrai nom Ange Didier Huon, le chanteur-compositeur est né le 26 janvier 1986 dans le quartier populaire de Yopougon, dans la capitale économique ivoirienne Abidjan. Il s’est fait connaître en 2003 grâce à son titre « Hommage à Jonathan », extrait de son premier album.Le ministre ivoirien de la Culture Maurice Kouakou Bandaman a présenté « ses condoléances à la famille et aux mélomanes », ajoutant que des dispositions seront prises pour « un hommage à l’artiste », selon un communiqué diffusé par la RTI.Source:AFP

Cameroun: une cinquantaine de militants du MRC condamnés par la justice

10 août 2019

Marche de résistance du MRC

Ces militants de l’opposition ont été condamnés jeudi 8 août à Douala à six mois de prison ferme pour avoir participé à des manifestations contestant le résultat de l’élection présidentielle d’octobre dernier, selon les avocats de leur parti, le MRC.

53 militants du parti Mouvement pour la Renaissance du Cameroun ont été condamnés par le tribunal de première instance de Douala jeudi 8 août à six mois de prison ferme pour manifestation interdite, rébellion et attroupements. Ils avaient manifesté dans cette ville en octobre 2018 pour contester la réélection du président Paul Biya et l’arrivée à la deuxième place de leur leader Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), lui-même en prison depuis janvier 2019. Cette procédure avait été initialement suspendue par décret du président. Finalement, depuis deux mois, les poursuites avaient repris.

Parmi les 53 militants condamnés, se trouve l’avocate Maitre Michele Ndoki presidente du directoire des femme femme du Mrc. Aujourd’hui détenu elle aussi pour tentative d’évasion apres un mandat d’arrêt lancé contre elle. Sur son compte twetter, elle ecrit que « cela[cette condamnation] n’est qu’un obstacle pour nous détourner de notre objectif:un Cameroun Uni et libre« . Sur la liste des militants condamnés, se trouvait aussi une quinzaine qui étaient déjà en prison, poursuivie dans une autre affaire de marche illégale devant un tribunal militaire. En prison à Yaoundé, ils n’ont pas assisté à leur procès.

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: les raisons de la suspension du directeur de l’hôpital de Kaélé

9 août 2019

Le docteur NJONGMO DAÏSSALA directeur de l’hôpital de district de Kaélé dans le Mayo-Kani, région de l’extrême-Nord Cameroun, vient d’être suspendu pour une durée de trois mois par le ministre de la santé publique. Les raisons de sa suspension remontent au 3 août dernier, après la mort d’une femme enceinte dans sa formation sanitaire faute de césarienne, alors que l’hôpital compte deux médecins. Voici la suite de cette histoire dramatique.

Dame Widiba n’avait sans doute pas imaginée une fin aussi tragique autant pour elle que pour le bébé qu’elle attendait. Tous les deux ont été brutalement arrachés à la vie par cette mi-journée du samedi 03 août 2019. Ce jour-là, cette femme âgée de 38 ans, enceinte et à terme, en provenance de Kolara, débarque à l’hôpital de district de Kaélé dans le département du Mayo-Kani, pour accoucher. Il est 14h environ. Après des examens effectués par des infirmiers de garde, ceux-ci délivrent le diagnostic selon lequel la patiente doit subir une césarienne, son cas étant délicat. Sauf qu’il se pose un problème: l’hôpital ne dispose que de deux médecins habilités à mener ce type d’opération. Il s’agit du Dr Amah et du Dr Djongmo Daissala, le directeur de cette Formation sanitaire publique.

Malheureusement, aucun ne se trouve à l’hôpital au moment des faits. Le Dr Amah dont le dévouement et la disponibilité sont salués par ses collègues, est injoignable. « En réalité, il est d’un apport important à l’hôpital. C’est d’ailleurs lui qui est toujours disponible quand de telles interventions se présentent. Le Directeur de l’hôpital est presque toujours à Maroua où il réside », explique l’une de nos sources hospitalières. Un  autre de ses confrères décrit cet originaire de Bamenda dans le Nord-Ouest comme « un gars très respectueux, calme et toujours au chevet de ses patients ».

Soit. Injoignable, la seule option salvatrice face à cette situation reste donc celle du Directeur de l’hôpital, le Dr Djongmo Daissala. Par chance, il est lui, joignable. Mais, il indique se trouver à Maroua où il réside permanemment et propose à ses collaborateurs d’insister pour joindre le Dr Amah. A noter que la distance entre Kaélé et Maroua est évaluée à 150 km, pour environ deux heures de route. Quoi qu’il en soit, c’est dans ces atermoiements que la patiente à terme finira par rendre l’âme avec son bébé, sous le regard impuissant de ses proches venu l’assister. Ceci, près de deux heures après son arrivée dans cette Fosa.

 Dessous de l’affaire

En fait, le torchon brule entre les deux responsables de cet hôpital depuis quelques semaines, indiquent des sources internes à l’hôpital. « Il y a eu un incident au cours d’une réunion entre le Dr Djongmo et le Dr Amah. Ce dernier n’est pas encore intégré à la fonction publique et ne dispose pas d’un salaire à la fin du mois. Au cours d’une réunion de travail tenue il y a quelques semaines, le jeune Dr Amah a exposé une situation à l’attention de tous. Il se trouve que pendant cette période, il y a eu 18 opérations de césarienne. Le Dr Amah en avait réalisé 17 tandis que le Dr Djongmo n’avait réalisé qu’une seule », poursuit l’une de nos sources hospitalières.

Quote-part de la discorde

A en croire une autre source, le partage de la quote-part recouvrée dans le cadre du kit obstétrical de césarienne est à l’origine de la discorde. En effet, dans le cadre dudit kit qui concerne la prise en charge des femmes enceintes dans un établissement hospitalier pour une patiente qui a souscrit à cette forme d’assurance, il y a une prime qui revient à l’hôpital par patiente et l’ensemble de cette prime est partagée à la fin du mois entre le personnel. « Le Dr Amah au cours de cette réunion, a simplement demandé au Dr Djongmo qu’il souhaitait avoir aussi quelque chose dans cet argent qui revient à l’hôpital puisqu’il est pratiquement le seul à effectuer les césariennes. Une revendication qui a suscité l’ire du Directeur qui l’a vertement repris devant le personnel et lançant dans ses propos, « tu n’es pas obligé de faire ça, ne fais même plus si tu veux » », rapporte notre source.

Travail minimum

D’après d’autres sources, c’est ce à quoi s’est résolu le Dr Amah, à l’issue de cette volée de bois verre de son patron. Frustré et n’étant plus couvert par la Direction de l’hôpital, le jeune médecin aurait décidé de revenir au service minimum, tout en se focalisant uniquement désormais sur les instructions reçues par sa hiérarchie. « Un de ses proches nous a fait comprendre que comme une note avait désigné un responsable pour la garde le samedi, il a naturellement pensé à jouir de son week-end et ne souhaitait pas se mêler des affaires de l’hôpital. Surtout se sachant dans le viseur du Directeur. Malheureusement, le responsable de garde ce jour-là se trouvait être un pharmacien, Dr Benjamin Ndamb, donc inapte à pratiquer une césarienne », regrette une de nos sources.

Laquelle informe néanmoins que malgré le décès de cette patiente, une équipe s’est rendue au domicile du Dr Amah pour l’informer de la situation et implorer son aide. Ce d’autant plus qu’un autre cas de césarienne s’est présenté le même jour, aux environs de 18h, « Le Dr Amah a alors cédé aux supplications des uns et des autres et s’est rendu à l’hôpital pour pratiquer l’opération qui va bien se terminer. C’est dommage que pour la dispute des prébendes, on laisse mourir des gens. Le boss veut tout manger seul mais n’est pas tout le temps-là pour travailler», dit notre source, sarcastique.

Mise au point

Joint au téléphone, le Dr Amah confie qu’il était souffrant. « On a essayé de me joindre mais je n’étais pas attentif au moment des appels. Il pleuvait, j’étais couché, souffrant et éloigné de mon téléphone qui était sous silencieux. C’est pour ça que je n’ai pas entendu sonner. Il faut aussi dire que le réseau est très perturbé ici chez nous », explique le jeune médecin. Ce dernier poursuit que « J’ai demandé à ceux qui sont venus m’appeler pourquoi ne pas m’avoir prévenu qu’il y avait un patient en mauvais état. Ils m’ont dit avoir essayé de m’appeler. C’est quand je regarde le téléphone que je m’aperçois qu’effectivement, j’ai reçu des appels. Donc c’est juste les circonstances qui ne m’ont pas permis de décrocher».

Sur le fond du problème, le Dr Amah indique qu’«En vérité, je ne crois pas que les gens maîtrisent très bien ce qui s’est passé. Au cours de cette réunion, il y a certes eu des plaintes par rapport à certaines conditions de travail. On a certes mentionné le kit obstétrical mais c’était juste un point parmi ces problèmes présentés dans un échange formel au cours d’une réunion administrative. Mais comme ça concerne l’argent, chacun prend ça différemment ». Toutes tentatives de joindre également le Directeur de cet hôpital sont restées vaines.

En rappel, au Cameroun, le ministère de la Santé publique (Minsanté) a mis en place un mécanisme pour que le prix de l’accouchement soit revu à la baisse et harmonisé dans les hôpitaux de district et les centres de santé. Il s’agit des kits obstétricaux (kits d’accouchement et kits de césarienne). Ils contiennent tout le nécessaire pour un accouchement normal ou pour une césarienne. Celui d’accouchement coûte 6000 Fcfa et celui de la césarienne revient à 40 000 Fcfa.

source blog Olive Atangana: kaele-une-femme-enceinte-decede-faute-de-cesarienne

Évasion massive dans une prison camerounaise

Plus d’une vingtaine de detenus ont fondu dans la nature dans une prison au Cameroun.

Une prison camerounaise
Par ici, sont sortis les détenus

Dans la nuit de mercredi 6 août à celle de jeudi 7 août 2019, à la prison de Meiganga dans le Mbere région de l’Adamaoua vers 2h du matin, des detenus ce sont évaporés dans la nature. Après avoir percé un trou sur le mur de la prison, 22 prisonniers ont quitté le pénitencier. Les recherches sont en cours. La liste des prisonniers en fuite


1-Listes des détenus evadés de la prison

Jean Charles Biyo’o Ella

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RDC: trois médecins aux arrêts pour meurtre de leur confrère camerounais

8 août 2019

Les trois médecins congolais, soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre d’un épidémiologiste camerounais de l’OMS, assassiné en avril dernier, ont été placés en détention.

La justice congolaise affirme détenir trois des quatre médecins congolais accusés d’être impliqués dans l’attaque de milices contre une équipe de l’OMS qui lutte contre Ebola en République Démocratique du Congo. Attaque qui avait coûté la vie à un médecin de l’OMS d’origine camerounaise, dans l’Est de la RDC.

Ces médecins sont « poursuivis » pour « terrorisme, association de malfaiteurs », a déclaré à le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Kumbu Ngoma, procureur militaire de Butembo (Nord-Kivu). Ils sont accusés d’avoir tenu « des réunions en date du 14 avril 2019 pour projeter l’assassinat du docteur Richard Mouzoko », épidémiologiste en service à l’organisation mondiale de la Santé, a-t-il ajouté.

Il s’agit des docteurs Hippolyte Sangala Kisako, Aurélien Luendo Paluku et Gilbert Kasereka. Parmi ces médecins, « trois sont en détention », a déclaré le procureur, ajoutant que d’autres personnes, dont au moins une femme, sont également détenues dans cette affaire.

Un quatrième médecin, le Dr Mundama Witende, est hors du pays, selon un de ses confrères.

« Auteurs moraux » de l’attaque

Me Jean-Guelord Kizito Poipo, avocat du Dr Sangala, a confirmé la détention de son client. « mardi – août, les trois médecins (présents) ont été appelés à se présenter pour une dernière confrontation. Notre client a dit qu’il n’a jamais participé à une telle réunion », a dit l’avocat.

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: le business juteux des kidnappings en territoire anglophone

8 août 2019

Depuis fin 2017 au Cameroun, le phénomène d’enlèvements s’est développé dans les régions du nord-ouest et Sud-ouest, où sévit une guerre inouïe(crise anglophone). Avec cette guerre séparatiste, les assaillants ont développé un business, celui des kidnappings contre fortes rançons où élevés, chefs traditionnel et hommes politiques ne sont pas épargnés.

Billy* est silencieux. Depuis deux heures, il ne répond à aucune question. Assis en tailleur sur une natte verte étalée dans la véranda d’une coquette maison du quartier Odza, à Yaoundé, le frêle sexagénaire reste prostré, le regard perdu. « Mon père est traumatisé. Depuis son kidnapping, il a complètement changé. Il passe parfois des heures sans parler », s’excuse Charles, son fils aîné, cadre dans un ministère.

En octobre 2018, Billy a été kidnappé non loin de Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest, au Cameroun . Cet agriculteur prospère, propriétaire de dizaines d’hectares de plantations de caoutchouc, de cacao, de plantains et de manioc, se rendait dans l’un de ses champs, situé à quelques mètres de son domicile, lorsqu’il a été capturé par des hommes armés se présentant comme des « ambas boys » (le surnom des séparatistes). Ces derniers l’ont alors conduit au cœur de la forêt, avant d’exiger une rançon de 15 millions de francs CFA (près de 23 000 euros) pour sa libération.

« Ils ont d’abord contacté l’un de mes oncles, au village, qui m’a aussitôt appelé, raconte Charles. J’étais au boulot. Ils ont dit que si on prévenait les forces camerounaises, ils le tueraient. J’avais déjà vu des photos de personnes exécutées après leur kidnapping. Je suis immédiatement rentré chez moi pour entrer en contact avec eux. »

Pour mettre en scène leur menace, les ravisseurs frappent son père. Charles entend ses cris et ses pleurs au téléphone. Pris de peur, il négocie. Lui et sa famille devront finalement réunir la somme de 2,1 millions de francs CFA pour faire libérer Billy. « Ils ont dit à mon père de me demander de quitter le gouvernement du Cameroun, qu’un anglophone comme moi ne pouvait pas travailler pour l’ennemi », relate Charles. Depuis, Billy et les rares membres de la famille restés au village se sont réfugiés à Yaoundé.

Un marché « prospère » au Cameroun

La crise sociopolitique qui secoue depuis 2016 le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, s’est transformée depuis deux ans en un conflit armé entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et les combattants séparatistes, qui réclament l’indépendance de cette partie du pays. Selon l’ONU, près de 530 000 personnes ont fui les violences pour se réfugier dans les forêts ou les régions francophones. Environ 30 000 sont passées au Nigeria et plus de 1 800 personnes sont mortes. Ceux qui restent courent le risque d’être tués ou d’être kidnappés par des groupes armés.

Les hommes armés, se présentant comme des indépendantistes, kidnappent des personnes soupçonnées de travailler pour les forces de défense, des membres de l’administration camerounaise, des employés des entreprises publiques ou parapubliques, des chefs traditionnels, des élèves, des étudiants, des enseignants bravant le boycott des écoles imposé par les sécessionnistes, des hommes d’affaires, des hommes politiques, des humanitaires… La majorité paie des rançons. « Ils ont kidnappé mon grand-père à trois reprises. Ils lui reprochaient d’avoir voulu coopérer avec les autorités », raconte la petite-fille d’un chef traditionnel de Kumbo (Nord-Ouest), réfugiée avec ses enfants à Douala. Lors du premier rapt, les ravisseurs exigent des fusils traditionnels et des munitions. Dans les chefferies traditionnelles camerounaises, certains notables possèdent en effet des fusils qui leur servent pour la chasse ou lors de cérémonies culturelles et funéraires. Dès l’intensification de la crise, les autorités ont demandé à tous les habitants de les leur confier, mais beaucoup les ont conservés. « On leur a donné les armes et ils les ont libérés », poursuit la petite-fille du chef. La deuxième et la troisième fois, les séparatistes demandent respectivement 100 000 et 200 000 francs CFA. La famille se cotise et le chef est libéré. Les combattants lui ont interdit de quitter Kumbo.

Le Monde Afrique/ Jean Charles Biyo’o Ella

Etats-Unis: la police attache un américain noir sur deux chevaux et le traîne au sol

Un Noir, une corde, des policiers : la photo est devenue virale tant elle semble sortie d’une autre époque. Deux agents de la police de Galveston (Texas) ont été photographiés escortant un homme noir qui venait d’être arrêté. Problème : eux sont à cheval et tiennent le suspect, à pied, avec une corde. Le chef de la police locale a présenté ses excuses.

Le suspect, Donald Neely, arrêté pour une violation de propriété et menotté, aurait normalement dû être conduit au poste de police dans un véhicule à moteur, mais seulement des agents de la police montée étaient disponibles, a justifié lundi soir Vernon Hale, le chef de la police de Galveston.

« Même s’il s’agit d’une technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances, j’estime que nos agents ont pris une mauvaise décision », a déclaré le responsable policier dans un communiqué publié sur Facebook

Une photo de la honte

Indignation sur les réseaux sociaux

De nombreux internautes ont été choqués par cette photo, évoquant selon eux l’époque sombre des lynchages dans l’Amérique esclavagiste.

« Montrez-moi la différence », s’offusque un homme sur Twitter, présentant la photo prise à Galveston d’un côté, et le dessin d’un esclave noir entre deux hommes blancs portant un chapeau et montant à cheval, de l’autre.

RDC/Football: Florent Ibengue jette l’éponge

7 août 2019

Florent Ibengue ancien sélectionneur de la RDC

Le sélectionneur des léopards de la République Démocratique du Congo a remis sa démission ce mercredi 7 août 2019 au président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA)

C’est la fin d’une aventure sportive qui aura durée cinq années avec les « Léopards de la RDC ». Florent Ibengue, le fils du pays se retire de la sélection nationale après une expérience qui n’a pas du tout satisfait ses compatriotes qui rêvent toujours d’un deuxième sacre à la coupe d’Afrique des nation après celui de 1974.

Dans sa déclaration de démission devant la presse, Florent Ibenge a remercié tous ses collaborateurs l’As Vita Club qui lui ont « permis d’intégrer la sélection nationale».

« Quand je suis arrivé à la tête de l’équipe nationale, c’est grâce aux résultats de Vita Club », a précisé le technicien congolais.

Florent Ibenge affirme par ailleurs avoir volontiers rendu le tablier, sans aucune pression. « Ceux qui me connaissent, je leur avais déjà dit que c’était ma dernière CAN, quel que soit le résultat. Mais, je reste toujours à la disposition de l’équipe. Car le président (de la FECOFA) m’a aussi proposé d’autres postes, on va regarder ça tranquillement. Le plus important est que la RDC gagne et restera dans mon cœur », a-t-il affirmé à la presse.

En poste depuis décembre 2014, Florent Ibenge avait terminé en 3e position de la CAN 2015 avec les Léopards. Il avait aussi remporté le CHAN 2016 avec la sélection des Léopards qui jouent uniquement sur le continent africain.

Jean Charles Biyo’o Ella

Tibor Nagy: « la finalité de l’AGOA n’est pas de contrer la chine » en Afrique

7 août 2019

TOBOR NAGY le sous-secrétaire d’Etat américain en charge de l’Afrique

Malgré les facilités commerciales et l’Agoa, le cadre législatif régissant les échanges avec le continent, les États-Unis restent le troisième partenaire commercial de l’Afrique, derrière l’Union européenne et la Chine. Alors que l’Agoa arrive à son terme en 2025, Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, détaille la politique économique africaine de l’administration Trump.

« Comment revigorer les échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis ? » C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les participants au 18e forum annuel de l’Agoa, qui s’est tenu les 6 et 7 août à Abidjan. De fait, le niveau des relations commerciales entre Wahsington et le continent connaissent un très net ralentissement. Alors que l’Agoa arrive à son terme en 2025, l’heure du bilan approche. Et les États-Unis, première puissance économique mondiale, ne sont aujourd’hui que le troisième partenaire commercial du continent, après l’Union européenne et la Chine.

Lancé en 2000 sous la présidence de Bill Clinton, l’Agoa (African Growth and Opportunity Act – Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique, en français), prévoit pourtant une franchise de droits de douanes sur 6 500 produits (pétroliers, agricoles, textiles, artisanat…) avec l’objectif, justement, de favoriser les échanges.

Mais si, dans les années qui ont suivi la mise en place de ce système, le volume des échanges a quadruplé de 2002 à 2008 – il avait alors atteint 100 milliards de dollars (90 milliards d’euros) – , les échanges ont replongé pour atteindre 39 milliards de dollars en 2017, selon les chiffres de l’agence de développement américaine USAID.

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L’administration Trump ne peut qu’en faire le constat. Même si le solde a toujours été largement bénéficiaire pour l’Afrique, les montants des échanges restent « faibles », a ainsi estimé Constance Hamilton, représentante adjointe des États-Unis au commerce extérieur pour l’Afrique, lors d’un point presse à Abidjan.

Outre cette faiblesse du volume des échanges, se pose également la question de la diversification. Les produits pétroliers représentent en effet les deux tiers des exportations africaines outre-Atlantique, alors que l’ambition du programme Agoa était justement de diversifier les échanges pour aider à l’industrialisation de l’Afrique subsaharienne, a souligné la responsable étasunienne. À titre d’exemple, dans le secteur textile, l’Afrique n’exporte que pour 1 milliard de dollars par an vers les États-Unis, soit à peine plus de 1 % du total des importations américaines de ce secteur.

Compétition commerciale face à la Chine et à l’Union européenne, bénéfices concret de l’Agoa pour les États-Unis, stratégie envisagée pour renverser la tendance… Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, en poste depuis près d’un an, détaille ses ambitions. Pour le  » monsieur Afrique » de Donald Trump, la fianlité de l’Agoa n’est pas de faire obstacle à la Chine en Afrique.

JA/ Jean Charles Biyo’o Ella

Afrique/Usa: Abidjan capitale hôte de l’AGOA

Le forum de « l’African Growth and Opportunities Act l »AGOA », s’est ouvert lundi 5 Août à Abidjan en Côte d’Ivoire. Lancée en 2000 par les États-Unis, il vise à permettre aux produits des pays africains répondant aux critères, d’accéder au marché américain sans barrières douanières et tarifaires.  Cette loi sur la croissance et les opportunités en Afrique est cette année, à sa 18ème édition et réunit de hauts responsables africains et américains.

Des ministres, des secrétaires d’État, des entrepreneurs, tous se bousculent dans les couloirs de l’hôtel Ivoire, où se tient le 18e forum de l’AGOA. Trente-neuf pays du continent sont considérés comme éligibles au programme, s’ils respectent des critères, notamment en matière de bonne gouvernance, de libéralisme économique et aussi de respect des droits des travailleurs.

Avec plus de 6 000 produits autorisés à pénétrer le marché américain, l’AGOA doit permettre aux entreprises africaines de participer au marché mondial. Avec une part de seulement 3% dans le commerce international, l’Afrique, qui vient d’entériner la création d’une zone de libre-échange continentale, pourrait devenir un concurrent sérieux.

Une opportunité pour l’économie africaine

« Lorsque nous créons la zone de libre-échange continentale avec l’Afrique, nous disons littéralement aux entreprises d’être en mesure de fournir des produits à un segment de marché plus vaste. En conséquence, ils augmenteront également leur capacité à exporter une plus grande quantité de marchandises vers le reste du monde, explique Albert Muchanga, le commissaire chargé du commerce à l’Union africaine. Avec la création de la zone de libre-échange continentale africaine au cours de cette décennie, nous devrions également pouvoir augmenter de 6% non seulement le commerce intra-africain, mais également la part de l’Afrique dans le commerce mondial. »

Lors de la cérémonie d’ouverture, le président ivoirien Alassane Ouattara a également cité le défi de la faible diversification des produits, ainsi que des investissements américains en Afrique, qui ne représentent qu’un petit pour cent au niveau mondial.

Source: Rfi/Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: l’ancien DG de l’ART aux arrêts pour soupçons de détournements

6 Août 2019

Selon des informations concordantes, Jean-Louis Beh Mengué l’ancien directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (Art), séjourne depuis lundi 05 août, au tribunal criminel spécial ( Tcs) de Yaoundé.

Jean Louis Beh Mengue a passé sa première nuit au Tcs hier selon plusieurs sources . Des informations font état de ce que celui qui aura passé 19 ans comme directeur général de l’agence des régulations de télécommunications, entreprise à capitaux publics, a fait son entrée au Tcs vers 14 heures, en compagnie d’une des ses anciennes collaboratrices, sœur cadette d’un ministre de la République. Les deux personnes interpellées par la justice, sont soupçonnées de détournement de fonds publics. Si Jean-Louis Beh Mengué et son ancienne collaboratrice sont inculpés, ils seront sans aucun doute, transférés vers l’une des prisons de Yaoundé, au quartier Kondengui. 
Limogé de son poste de Dg de l’Art en juin 2017 et remplacé par l’un de ses proches Philemon Zo’o Zam, Jean-Louis Beh Mengue, avait déjà été épinglé pour fautes de gestion, par le Contrôle supérieur de l’État. Le Consupe qui est l’organe qui veille à la bonne gestion des dépenses publiques et au respect des procédures au Cameroun, lui reproche de multiples fautes de gestion qui ont fait perdre à l’Etat prèes de 8 milliards de FCFA. Dans ce rapport du Consupe qui l’accable, l’on peut lire : « en violation de la réglementation relative au recouvrement des créances de l’Etat, adresse des correspondances demandant à l’opérateur Orange de ne payer que 1 250 000 000 FCFA sur les 4 140 440 000 FCFA de pénalités infligées et d’investir le reste, soit 2 890 440 000 FCFA, pour le développement de son réseau téléphonique et à MTN de ne rien payer sur les 523 220 000 FCFA de pénalités dues et d’investir ladite somme pour le développement de son réseau téléphonique ».

Bien plus, on se rappelle aussi que l’ancien DG de l’ART, a été limogé dans un contexte où il avait des relations tendues avec sa tutelle, qu’est le ministère des postes et télécommunications (Minpostel). Jean Louis Beh Mengue était accusé à l’époque par le Minpostel d’avoir illégalement octroyé en 2016, un titre transitoire à l’opérateur Vodafone. Sa tutelle exigeait de lui la liste exhaustive de tous les autres opérateurs dans la même situation. Il a fallu une sommation de Minette Libom Li Likeng pour que l’ex-Dg s’exécuta.

Jean Charles Biyo’o Ella

Egypte: plus de 20 morts à la suite d’une explosion devant un hôpital

5 Août 2019

Explosion de vehicule devant un hôpital

Au moins 20 personnes ont trouvé la mort et une cinquantaine blessées dans une explosion survenue dans la nuit de dimanche à lundi au Caire. Un vehicule chargé d’explosifs a percuté des véhicules. Le président égyptien parle d’un acte « terroriste ».

Les autorités égyptiennes ont dans un premier temps expliqué que l’explosion était la conséquence d’un accident de la circulation. Une voiture roulant en grande vitesse et en sens inverse devant l’Institut national du cancer, sur la corniche du Nil, a percuté à l’aube trois voitures. Le choc a alors provoqué une énorme explosion.

Mais le ministère de l’Intérieur a précisé dans la journée que la voiture accidentée transportait des explosifs et devait servir à une « opération terroriste » ailleurs préparée par le groupe armé Hasm, considéré par les autorités comme proches des Frères musulmans.

Abdel Fattah al-Sissi a présenté sur les réseaux sociaux ses condoléances « au peuple égyptien et aux familles des martyrs tués dans le lâche incident d’origine terroriste ».

Selon le ministère de la Santé, l’explosion a fait 20 morts et une cinquantaine de blessés. Khaled Megahed, un responsable au ministère de la Santé, a déclaré lors d’une conférence de presse que « trois ou quatre blessés sont dans un état critique dans l’unité de soins intensifs avec plusieurs cas de brûlures. »

Les réseaux sociaux ont publié des images de voitures calcinées et des personnes évacuées vers les hôpitaux. Le procureur général a ordonné une enquête.

En mai dernier, douze membres présumés du groupe armé Hasm, apparu en 2016, ont été tués par les forces de sécurité égyptiennes au lendemain d’une attaque à l’engin explosif artisanal contre un car des touristes qui a fait douze blessés dans le secteur des pyramides de Gizeh.

CEDEAO: le FCFA déguisé en ECO?

À la Une

En théorie, la nouvelle monnaie de la Cédéao, baptisée éco, doit entrer en circulation en 2020. Mais c’est sans compter les difficultés inhérentes à sa mise en place, et aussi les réticences de certains pays de l’UEMOA à abandonner le franc CFA. Analyse.

L’avenir de la zone  franc n’est plus un sujet tabou en Afrique de l’Ouest, où les opinions et les économistes débattent désormais publiquement de son futur. Ce ne fut pas toujours le cas.

Dans le sillage de l’année 1994 qui a vu Paris imposer de façon unilatérale, et sous la pression conjointe du FMI et de la Banque mondiale, une dévaluation du FCFA (il a perdu la moitié de sa valeur), le mot dévaluation est longtemps resté tabou. Quant à la question de l’avenir de la zone franc, elle n’était abordée que dans les cercles restreints des économistes africains et des africanistes parisiens. Mais ces dernières années, les opinions ouest-africaines ont changé la donne, en même temps que la Cedeao la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest relançait son vieux projet monétaire datant des années 1980.

Car ce qui n’était qu’une perspective lointaine est devenu une actualité brûlante fin 2017, lors du sommet de la Cédéao à Abuja. Le communiqué final précise ceci : « Les chefs d’État et de gouvernement ont réitéré leur ferme volonté à œuvrer à l’atteinte des objectifs des Pères fondateurs de la Cédéao de doter la région d’une union monétaire en vue d’accélérer la construction d’un espace de prospérité et de solidarité. À cet égard, ils ont exhorté les États membres à prendre les mesures nécessaires pour le respect des principaux critères de convergence nécessaire à la mise en place d’une union monétaire viable et crédible. » La task force mise en place pour définir les mécanismes et les modalités de cette future monnaie est priée d’accélérer la cadence, ce qu’elle fait depuis lors, jusqu’à l’adoption début juillet, du nom de la monnaie – ce sera l’éco – et de son taux de change, qui sera flexible.

Paris se défend

Parallèlement, en France, un discours apaisant voit le jour. Les officiels et les institutions comme la Banque de France, s’ingénient à répondre aux arguments d’une partie de l’opinion africaine qui taxe le franc CFA « d’impôt colonial ». Ils rappellent que le compte d’opération du Trésor français, où sont logées la moitié des réserves de change des huit pays de l’UEMOA n’est qu’un pot commun qui sert à garantir la convertibilité du franc, et en aucun cas une ponction faite sur la richesse des pays concernés.

La démonstration a beau être facile – ce compte ne pèse que quelques milliards d’euros, il est rémunéré, et reste à disposition de leurs propriétaires, à savoir les pays de l’UEMOA –, elle n’arrive pas à convaincre tout le monde. Car le CFA est avant tout une affaire politique, notamment pour les nouvelles générations. C’est « une survivance du passé au relent colonialiste », avancent les partisans de la disparition du CFA, survivance qui n’a plus lieu d’être à l’heure où l’Afrique avance à marche forcée vers son intégration économique, plaident-ils.

Le grand flou

Que s’est-il décidé exactement le 29 juin dernier à Niamey ? Il est permis de s’interroger tant les différentes déclarations parfois contradictoires depuis ce jour sèment le trouble au sein de l’opinion publique.

Afin de démêler l’écheveau, retournons au 21 février 2018. Nous sommes à Accra et l’auguste cité ghanéenne accueille ce jour-là une réunion de la task force présidentielle chargée de la mise en œuvre de la monnaie unique. Particulièrement guilleret, le président Nana Akufo-Addo, hôte de la réunion et grand promoteur du projet, multiplie les déclarations enthousiastes. Il affirme notamment que «l’introduction d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest va, entre autres, aider à supprimer les barrières commerciales et monétaires, réduire les coûts de transaction… et que beaucoup ne peuvent accepter que ce soient seulement les Asiatiques qui puissent réussir leur transition de la pauvreté à la prospérité en une génération».

Des silences et des contradictions

Dans le concert des déclarations exaltées de ce jour, une voix dissonante, et pas n’importe laquelle va se faire entendre. Godwin Emefiele, patron de la puissante banque centrale du Nigeria et représentant le président Muhammadu Buhari à cette réunion va relever l’impréparation de certains pays, les importantes disparités macroéconomiques qui strient la CEDEAO et l’édulcoration des critères de convergence, passés séance tenante de onze à six. Mais le banquier nigérian va aller plus loin encore et réclamer publiquement que les Etats de l’UEMOA présentent une feuille de route de «dissociation» du trésor public français. Lourds de signification, les propos du gouverneur de la CBN vont pourtant passer à l’époque relativement inaperçus.

Un an et demi plus tard, le 29 juin dernier, les chefs d’Etat de la CEDEAO réunis à Niamey entérinent un régime de change flexible assorti d’un cadre de politique monétaire axé sur le ciblage de l’inflation. Ils retiennent enfin le terme Eco comme nom de la monnaie unique. Cette fois, aucune voix dissonante ne se fait entendre ; puis le 9 juillet 2019, le président Alassane Ouattara va sortir du bois : depuis Paris, le leader ivoirien va déclarer qu’«à terme le franc CFA s’appellera l’Eco». Puis quelques jours plus tard, le 12 juillet lors d’un sommet de l’UEMOA, il va carrément contredire le communiqué de Niamey en assurant que «si l’Eco devait venir à exécution ou à adoption en 2020, il n’y aura pas de changement de parité entre le Fcfa devenu Eco, et l’euro, a déclaré Ouattara. Aujourd’hui, le taux de change de l’euro par rapport au franc CFA est de 655,9, et bien sûr, si les chefs d’État décidaient l’année prochaine de changer le Fcfa en Eco, parce que nous avons respecté tous les critères de convergences, ce taux ne changerait pas dans l’immédiat».

En deux semaines, on est passés d’une monnaie unique avec un taux de change flexible à une monnaie démarrant en 2020 avec la parité fixe entre le CFA actuel et l’euro. Mais il y a aussi les non-dits de Niamey. Le communiqué final aborde explicitement les questions du régime de change, de la politique monétaire et du nom de la monnaie. La convertibilité de cette monnaie avec ses congénères africaines et mondiales ? la politique de gestion des réserves ? Le lieu et le début d’impression de ce nouvel étalon ? Pas un mot. Que cachent tous ces silences et contradictions 

Jean Charles Biyo’o Ella

Guinée: dernier voyage pour l’éternité de Mamadou Barry assassiné en France

4 Août 2019

Mamadou Barry enseignant guinéen assassiné en France

Un dernier hommage a été rendu, ce dimanche 4 août, au jeune Guinéen, assassiné à Rouen, en France, le 19 juillet dernier. La cérémonie a eu lieu à l’université publique de Sonfonia, à Conakry, où la dépouille de Mamoudou Barry a été exposée, en présence d’universitaires guinéens et de plusieurs personnalités, parents et amis du défunt.

La cérémonie a duré près de deux heures dans la salle de l’amphithéâtre Julien Gbéré Touré de l’université publique de Sonfonia. Le corps, enveloppé du drapeau tricolore guinéen (rouge, jaune et vert), a fait son entrée vers 10h00, porté par ses ex-amis de promotion des années 2008-2010.

Beaucoup d’étudiants et amis de promotion de feu Mamoudou Barry vêtus de T-shirts frappés du portrait souriant du défunt sur lesquels on pouvait lire « MDPF [Master droit privé fondamental] demande justice pour Dr Mamoudou Barry ».

Sur une grosse banderole, déroulée dans la salle frappée de l’effigie du défunt, on pouvait également lire « l’Université guinéenne en deuil s’incline devant la dépouille de Dr Mamoudou Barry ».

Dernier voyage pour l’eternité

Les membres de la famille Barry dont son épouse, Mme Barry Fatoumata Diaraye, ses frères et sœurs, les amis venus de la France ainsi que trois ministres et le président de la Cour constitutionnelle Mamdouba Bangoura étaient présents pour rendre un dernier hommage au jeune universitaire.

« Mort au racisme »
A Strasbourg, une marche blanche en hommage au jeune enseignant-chercheur a réuni samedi 3 août après-midi, environ 200 personnes dans le centre-ville, selon la préfecture et les organisateurs. « Nous avons voulu dénoncer cet acte (le tabassage à mort de Mamoudou Barry, ndlr) que nous considérons comme barbare », a indiqué Mamadou Saliou Bah, l’un des organisateurs de la marche. Il poursuit, « Nous voulions rendre hommage à un compatriote parti dans la fleur de l’âge » et « sensibiliser tout le monde afin que ce genre d’actes ne se reproduise plus ».

A Laval, une centaine de personnes ont également manifesté contre cette mort violente, avec pour slogan «Mort au racisme ».

Le suspect hospitalisé
Âgé de 31 ans, Mamoudou Barry, jeune enseignant guinéen, père d’un enfant de deux ans, est mort des suites de ses blessures après avoir été roué de coups dans la rue lors d’une agression qualifiée de « raciste » par ses proches à Canteleu, dans la banlieue de Rouen. Un homme a été interpellé à la suite des faits mais il a été rapidement hospitalisé en raison de problèmes psychiatriques.

Mamoudou Barry avait soutenu une thèse de droit sur les «Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone » le 27 juin dernier à Rouen.

Sources Rfi/ Ouest-France/ Jean Charles Biyo’o Ella

Prison centrale de Yaoundé: des « armes » saisies dans les chambres des détenus

3 Août 2019

Le ministre de la communication porte-parole du gouvernement a fait le point vendredi 2 août de la situation de la prison centrale de Yaoundé, au termes des fouilles menées au sein de ce pénitencier après la mutinerie du 22 juillet 2019.

« D’importantes sommes d’argent; de nombreux appareils de communication, dont des téléphones portables, des puces téléphoniques, des chargeurs et des batteries de téléphones, des clés USB, des clés internet, des cartes mémoires; des appareils électroniques, dont des ordinateurs – portables, des tablettes ; – des armes blanches, dont, des poignards, des couteaux, des scies à métaux, des tournevis, des poinçons, des lames de rasoir, des pointes ; une importante quantité de chanvre indien et de cigarettes ; des grenades lacrymogènes« . Voila les effets saisis dans les cellules des détenus mutins de la prison centrale de Yaoundé, après diverses opérations de fouille systématique conduites par les administrations compétentes au sein de ce pénitencier.

René Emmanuel Sadi ministre de la communication porte-parole du gouvernement a réuni la presse vendredi 2 août, à l’effet de communiquer ce bilan après le mouvement d’humeur orchestré par des centaines de détenus arrêtés dans le cadre de la crise anglophone et rejoints par d’autres retenus. A l’origine de leurs revendications, la lenteur dans les procédures judiciaires. Ils demandaient à être jugés à défaut d’être libérés. Le porte parole du gouvernement a fait savoir que le chef de l’Etat Paul Biya a instruit que soient accélérées les procédures judiciaires et que soient désengorgées les prisons surpeuplées au Cameroun.

Jean Charles Biyo’o Ella

Grève dans les hôpitaux publics au Cameroun: un pétard mouillé

2 Août 2019

Les syndicats SYPEMS et CAP/SANTE auteurs du préavis de grève signé le 23 juillet 2019, et qui devrait prendre effet dès ce 5 août, l’ont finalement levé jeudi après une concertation avec le ministre camerounais en charge de la santé publique.

Rien de concret n’a filtré sur ce qui s’est dit en terme de résolutions entre le ministre de la santé publique Manaouda Malachi et les représentants des syndicats, sur la basse de leurs revendications soulevées le 25 juillet dernier, et qui devaient faire l’objet d’une grève dès ce 5 août 2019. Ce que l’on a pu glaner dans le communiqué qui a sanctionné la réunion de concertation, c’est que « les deux parties ont convenu d’accentuer le dialogue, notamment, dans le cadre du suivi de l’application des résolutions adoptées au cours ce cette réunion ».

Or le 25 juillet dernier, les deux syndicats SYPEMS et CAP/SANTE dans leur préavis de grève ont soulevé un chapelet de réclamations allant du non respect du décret du 13 décembre 2016 fixant les modalités d’attribution des quotes-parts sur l’ensemble des prestations à titre onéreux aux personnels médicaux et paramédicaux exerçant dans dans les formations sanitaires publiques ; la non application du décret de mars 2017 accordant les primes aux personnels médicaux et para-médicaux relevant du code du travail entre autres.

Jean Charles Biyo’o Ella

Crise anglophone: des sénateurs américains en colère contre le Cameroun

01 août 2019

Senateurs americains devant le congres

«L’Amérique a un impératif moral de défendre et de défendre les droits fondamentaux de l’homme, chez lui et à l’étranger. Notre résolution appelle le gouvernement camerounais à protéger les droits humains des Camerounais, à mettre fin à la persécution religieuse et aux autres abus, et à faire respecter l’état de droit », a déclaré la sénatrice Young .

– Les sénateurs américains Todd Young Et Ben Cardin (D-Md.), Avec les sénateurs Dick Durbin (D-Ill.), James Lankford (R-Okla.) Et Chris Van Hollen (D-Md. ), Ed Markey (D-Ma.), Chris Coons (D-Del.), Tim Kaine (D-Va.) Et Jeff Merkley (D-Or.) Ont présenté S. Res. 292, une résolution qui demande au gouvernement camerounais et aux groupes séparatistes armés de respecter les droits humains de tous les citoyens camerounais, de mettre fin à toute violence et de mener un dialogue inclusif afin de résoudre le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

Depuis le début des violences en 2016, les forces de sécurité camerounaises ont été accusées violations des droits humains, de la suppression des libertés fondamentales d’expression et de réunion et de la détention. Human Rights Watch a constaté des incendies massifs de villages par des membres des forces de sécurité au cours des deux dernières années dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que des meurtres généralisés de civils et des violences sexuelles. Des allégations non confirmées par une source indepente. Selon un rapport de Human Rights Watch du 22 juillet, les forces de sécurité camerounaises auraient tué au moins quatre civils et violé une femme depuis la seule mi-juin au cours de leurs opérations de sécurité dans la région du Nord-Ouest.

«La force de l’Amérique réside dans nos valeurs. Nous avons l’obligation de signaler les cas de violation des droits de l’homme où qu’ils se produisent. La situation au Cameroun est intenable. Notre résolution encourage toutes les parties au conflit à respecter l’état de droit et à donner la priorité au respect des droits humains pour tous les Camerounais – y compris les dirigeants politiques, religieux, indépendants des médias et de la société civile – par rapport à son désir de conserver le pouvoir par tous les moyens nécessaires « , dit le sénateur Cardin . «Le conflit au Cameroun a un impact considérable sur les Américains ici aux États-Unis. Qu’ils soient Américains avec des êtres chers affectés par le conflit, ceux qui sont venus ici pour échapper au conflit ou simplement ceux d’entre nous qui comprennent que garder le silence sur les questions relatives aux droits de l’homme n’est rien de moins que de la complicité.

La résolution exhorte toutes les parties au conflit anglophone au Cameroun, y compris les groupes d’opposition politique, à …

  1. accepter un cessez-le-feu immédiat;
  2. garantir une aide humanitaire sans entrave;
  3. faire preuve de retenue et veiller à ce que les manifestations restent pacifiques; et
  4. engager un dialogue inclusif avec la société civile pour parvenir à une solution politique qui respecte les droits et les libertés du peuple camerounais
  5. Jean Charles Biyo’o Ella

Chine: Pekin entre en guerre contre l’Islam

01 août 2019


Anti-islamisation : Pékin ordonne le retrait des symboles arabes et musulmans des restaurants halal de la ville

Les autorités de Pékin, la capitale de la Chine, ont ordonné aux restaurants halal et aux étals de nourriture d’enlever l’écriture arabe et les symboles associés à l’islam de leurs enseignes dans le cadre d’un effort national croissant pour « siniciser » leur population musulmane, a rapporté Reuters.

Les employés de 11 restaurants et magasins de Pékin vendant des produits halal et visités par Reuters ces derniers jours ont déclaré que les fonctionnaires leur avaient dit de retirer les images associées à l’Islam, telles que le croissant de lune et le mot « halal » écrit en arabe, des panneaux.

« Ils ont dit qu’il s’agissait d’une culture étrangère et qu’il fallait utiliser davantage la culture chinoise » , a déclaré le directeur d’un restaurant.

La campagne contre l’écriture arabe et les images islamiques marque une nouvelle phase d’une campagne qui a pris de l’ampleur depuis 2016 et qui vise à assurer la conformité des religions avec la culture chinoise dominante.

La Chine, qui compte 20 millions de musulmans, garantit officiellement la liberté de religion, mais le gouvernement a fait campagne pour aligner les fidèles sur l’idéologie du Parti communiste.

Il n’y a pas que les musulmans qui font l’objet d’un examen minutieux. Les autorités ont fermé de nombreuses églises chrétiennes clandestines et démoli les croix de certaines églises jugées illégales par le gouvernement.

Mais les musulmans ont fait l’objet d’une attention particulière depuis une émeute en 2009 entre des Ouïgours majoritairement musulmans et des Chinois Han majoritaires dans l’extrême ouest du Xinjiang, région où vit la minorité ouïghoure.

Selon des analystes, le parti communiste au pouvoir craint que des influences étrangères ne rendent les groupes religieux difficiles à contrôler.

Jean Charles Biyo’o Ella

Source Reuteurs

Cameroun : un vaste réseau de faussaires demasqué à la fonction publique

Réseau des faussaires

« Grace au précieux concours de la police, nous venons de démanteler un réseau de faussaires qui ont falsifié la liste des admis au test de sélection de 1000 instituteurs de l’enseignement maternel et primaire. 74 faux noms introduits sur la liste »! C’est en ces termes que Joseph Le ministre de la fonction publique et de la reforme administrative s’exclamait sur son compte twitter ce 31 juillet 2019.

Champions ligue africaine: le TAS annule la décision de faire rejouer la finale 2019

Le comité exécutif de la Confédération africaine de football n’est pas « compétent » pour prendre la décision de faire rejouer la finale retour de la Ligue des champions africaine entre l’Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca, a estimé le Tribunal Arbitral de Sport le TAS ce mercredi 31 juillet 2019. Il « appartient désormais aux organes compétents de la CAF » d’examiner les incidents survenus lors de la finale polémique disputée le 31 mai 2019 au Maroc et de « décider si le match retour de la Ligue des Champions CAF 2018-2019 doit être rejoué ou non », précise le tribunal.

une finale honteuse!

Match de finale de Ligue des champions africaine entre l’Espérance sportive de Tunis et le Wydad Casablanca, à Rades, en Tunisie, le 31 mai 2019

Erreurs d’arbitrage et dysfonctionnements d’arbitrage vidéo avaient fini par gâcher la finale de la Ligue des Champions africaine opposant l’Espérance de Tunis au Wydad de Casablanca le 31 mai 2019. Les premiers ont été sacrés champions, par forfait, devant le refus des seconds de poursuivre le jeu.

Quand le coup de sifflet final a retenti, bien après minuit, dans le stade de Radès, dans la banlieue sud de Tunis, ce fut une grande explosion de joie parmi les quelque 60.000 supporters tunisiens. Non sans quelques soupirs de soulagement, aussi. Et pour cause, la finale retour de Ligue des Champions d’Afrique, qui opposait, ce vendredi 31 mai, l’Espérance sportive de Tunis (EST) au Wydad AC de Casablanca, est restée suspendue pendant plus d’une heure. Les Marocains refusaient de reprendre le jeu, tant que leur but, invalidé par l’arbitre gambien, n’aurait pas été visionné par l’Assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Or, celle-ci n’était pas en état de fonctionner, ce soir-là. Une panne dont les deux sélections avaient été informées, affirme-t-on, dès avant le début du match.

Apres ce séisme dans le football africain, la Confédération africaine de football (CAF) avait choisi, faire rejouer sur terrain neutre, après la Coupe d’Afrique des nations (CAN), la finale retour de la Ligue des champions africaine. Une décision inédite et contestée. Dès lors, deux clubs ont saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a donc rendu sa décision ce 31 juillet.

Pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise, le comité exécutif de la Confédération africaine de football réuni au Caire en Egypte le 17 juillet dernier, a annoncé diverses mesures relatives à l’organisation des compétitions continentales. Outre le passage de la CAN féminine à 12 équipes, la plus importante d’entre elles consiste à faire jouer dorénavant la finale de la Ligue des Champions africaine sur un seul match et sur terrain neutre à partir de 2020

jean Charles Biyo’o Ella

Explosion à Tsinga à Yaoundé: des interrogations sans réponses

Les populations du quartier Tsinga situé dans l’arrondissement de Yaoundé II ont passé la nuit mardi 30 juillet avec la peur au ventre. Ceci après une forte explosion survenue dans un restaurant. Explosion causée par une friteuse selon ce qui parait jusqu’ici comme étant la « version officielle ». Mais une version qui suscite beaucoup d’interrogations.

L’explosion d’une friteuse dans un restaurant situé vers l’ancienne mairie du quartier Tsinga, dans le deuxième arrondissement de Yaoundé, non loin du palais des congrès de Yaoundé, a créée la panique au sein des populations ce mardi 30 juillet 2019.

La forte présence des forces de l’ordre dans le quartier en début de soirée, a fait prospérer la thèse de l’explosion d’une bombe artisanale pour certains et une grenade pour d’autres.

D’après le chef de la division de la communication du ministère camerounais de la défense, dont certains propos sont attribués et partagés en boucle sur les réseaux sociaux, « une Grenade encore goupillée a été retrouvée dans une buvette à proximité » du lieu de l’explosion de la friteuse. Des clarifications pour lever le doute sur la nature de l’explosion, mais qui, cependant, ouvrent une autre série d’interrogations.

A quoi servait une grenade dans une buvette? Qui en était le propriétaire? Mauvaise coïncidence avec l’explosion de la friteuse ou opération planifiée? Des interrogations et bien d’autres sans réponses, il yen a sur toutes les lèvres au lendemain de cet incident, qu’on pourrait ranger dans le registre des faits divers dans la ville de Yaoundé.

Un sous-préfet prévoyant?

Le 22 juillet 2019, le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé II YAMPEN OUSMANOU a adressé une correspondance aux chefs traditionnels de son territoire de commandement, pour  » procéder à l’identification des personnes déplacées des régions du nord-ouest et sud-ouest résidents dans leurs quartiers respectifs, identifier et localiser leurs familles d’accueil ». Message dénoncé par la section SDF pour la région du centre qui a parlé de sortie  » suspecte et unilatérale qui est aux antipodes des besoins urgents actuels que sont, la fin de la guerre en zone anglophone à travers un dialogue objectif ». Pour l’instant, difficile d’établir un lien direct entre ces événements de Tsinga et ce message porté.

Jean Charles Biyo’o Ella

Yaoundé : forte explosion dans un restaurant à Tsinga

Image archive d’une grenade

C’est la panique au quartier Tsinga à Yaounde. Une grenade apprend-on, aurait explosé dans un restaurant. C’est la panique totale dans ce quartier situé dans l’arrondissement de Yaounde II. Pour l’instant aucune perte en vie humaine mais des blessés.

L’un des blessés enregistrés

Toutefois, selon d’autres sources, il s’agirait d’une friteuse qui a explosé dans un commerce au quartier Tsinga.

Par contre affirme la même source, une une grenade encore goupillée a été retrouvée dans une buvette à proximité. D’où la présence justifiée d’une unité de déminage. Pour l’instant, tout est encore flou.

Nous y reviendrons.

Jean Charles Biyo’o Ella

Insécurité: le gouverneur de l’Est instaure un couvre-feu à Bertoua

Le gouverneur de la région de l’Est Cameroun Grégoire Mvongo a instauré un couvre-feu pour lutter contre la forte insécurité observée dans certaines villes de la région du soleil levant.

Décision du gouverneur de l’Est

 »Suite à la montée de la criminalité dans les villes de Bertoua et Mandjou, le gouverneur de la région de l’Est a l’honneur d’informer les populations de ces localités que la circulation des moto-taxis est desormais interdite sur toute l’étendue de ces agglomérations de minuit à 6h du matin ». Telle est la substance d’un communiqué signé le mardi 30 juillet 2019 par le patron de la région de l’Est Cameroun.

Rappel des faits

Dimanche 28 juillet 2019 aux environs de 3h du matin, un commis de douane en service à Garoua-Boulaï a été abattu par des inconnus au quartier Tigaza à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est. Les informations font état de ce que la victime serait venue à Bertoua assister à un mariage. L’homme aurait emprunté une moto dès l’aurore du 28 juillet pour se rendre à une agence de transport où il devrait emprunter un car le bus pour retourner dans son lieu de service.

Au cours de l’agression, le douanier aurait succombé après avoir reçu plusieurs balles. Le conducteur de mototaxi a été lui aussi touché par des balles. Il a ensuite été conduit à l’hôpital de la garnison militaire, selon le syndicat national de mototaxi du Cameroun (Syanmotac), qui était à ses côtés au moment où les balles ont été extraites. Cet acte odieux des hors-la-loi vient s’ajouter au vent de criminalité qui traverse la capitale régionale de l’Est et qui sème déjà une panique généralisée au sein de la population.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun : un bateau transportant des migrants échoue à Campo dans le Sud

Navire béninois en panne à Campo

65 burkinabés, 43 togolais et 9 ghanéens, voilà les occupants du navir ghanéen qui transportait des migrants clandestins. L’engin qui raliat Cotonou la capitale beninoise à Libreville au Gabon s’est retrouvé en difficulté au large de Campo departement de l’océan région du sud cameroun precisement au lieu dit Ebodge où il a accosté. Selon les autorités locales, l’embarcation avait plus de 100 personnes à bord, présumées candidates à l’immigration clandestine. Ce navire, ayant un équipage ghanéen, a été victime d’une panne sèche.

Migrants clandestins

Les naufragés ont été secourus immédiatement par les militaires du Bataillon d’Intervention Rapide et les populations riveraines. Aucun décès n’a été enregistré.

Jean Charles Biyo’o Ella

Côte d’Ivoire: au moins 23 cadavres de bébés retrouvés dans un cimétière

Les corps de 23 nouveau-nés ont été découverts emballés dans des sachets au cimetière municipal de Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Dans le pays, il n’est pas rare de trouver des bébés sans vie, abandonnés dans la nature suite à des avortements clandestins ou des fausses couches. Mais c’est bien la première fois que les autorités de la ville sont confrontées à autant de corps en même temps et au même endroit.

D’après une source proche de l’enquête, les corps des 23 nouveau-nés ont été découverts en deux fois au cimetière municipal de Gagnoa. Treize d’abord, mercredi dernier, par le gardien des lieux. Puis les dix derniers ont été retrouvés en état de décomposition ce vendredi 26 juillet après que l’odeur a perturbé une cérémonie d’enterrement en cours.

Selon cette même source, et après analyse médicale, les cadavres ont été retrouvés dans un état de dégradation similaire, ce qui laisse penser aux enquêteurs que les bébés étaient conservés ensemble, avant leur dépôt au cimetière.

Ils ne présentaient aucune marque de violence ou de mutilation. Pour certains, le cordon ombilical et un bandage au nombril étaient encore apparents. Les investigations ne déterminent pas encore si les morts ont eu lieu avant ou après accouchement, mais la thèse de décès suite à des avortements ou des fausses couches reste sur la table.

L’IVG est interdite en Côte d’Ivoire

L’interruption volontaire de grossesse étant interdite en Côte d’Ivoire, l’adjoint au maire de Gagnoa, Samuel Gnakalé reconnait que des corps de nouveau-nés enterrés ou abandonnés ont déjà été constatés après des avortements clandestins. Mais c’est la première fois qu’on en découvre dans un nombre aussi important. Ce qui implique nécessairement la complicité d’un personnel médical de l’hôpital ou des cliniques de la ville.

Actuellement, la police fait le bilan des nouvelles naissances dans la ville, officielles et officieuses, afin d’identifier les femmes qui auraient pu accoucher de ces bébés.

urgent: Le président tunisien est mort

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi est décédé à l’âge de 92 ans

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi est mort ce jeudi 25 juillet à l’âge de 92 ans des suites de son hospitalisation, a annoncé la présidence dans un communiqué.

On se rappelle, le Chef de l’Etat avait été hospitalisé pour problème de santé consécutif au sérieux malaise qu’il avait eu le mois dernier, selon son fils.

Vétéran de la politique, le chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebsi, hospitalisé dans un état critique, a servi aussi bien sous Bourguiba que Ben Ali, avant d’accéder lui-même à la présidence en 2014, avec la mission paradoxale de consolider la jeune démocratie.

Plus vieux chef d’Etat au monde en exercice (92 ans) après la reine Elizabeth II d’Angleterre, cet avocat de formation est né dans une famille bourgeoise tunisoise. Il est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la révolution, qui a entraîné la chute de Zine El Abidine Ben Ali début 2011, point de départ des Printemps arabes.

Doté « d’une intelligence politique extrême et d’un pragmatisme extraordinaire », il n’a toutefois « pas moralisé la vie politique alors que c’était pourtant nécessaire », déclare à l’AFP un responsable ayant collaboré à plusieurs reprises avec lui.

Ministre de l’Intérieur dès le milieu des années 1960, puis de la Défense et des Affaires étrangères sous le père de l’indépendance Habib Bourguiba, « BCE » a ensuite été président du Parlement au début de l’ère Ben Ali (1990-91), avant de s’effacer durant l’essentiel des années 90 et 2000.

Durant les trois décennies de dictature, M. Caïd Essebsi ne s’est toutefois jamais opposé à Ben Ali. Il a été accusé, en avril dernier, par l’instance chargée de rendre justice aux victimes des différents pouvoirs politiques, d’avoir constaté personnellement des tortures et autres violations commises sous Bourguiba, mais de n’avoir rien dit.

– Expérience de l’Etat –

En raison de sa longue expérience de l’Etat, et malgré son âge avancé, c’est lui qui devient Premier ministre provisoire en février 2011, en plein tumulte révolutionnaire.

A son crédit, il mène le pays vers les premières élections libres de son histoire, en octobre 2011, remportées par le parti islamiste Ennahdha.

Il participe l’année suivante à la création du parti Nidaa Tounès, assemblage hétéroclite d’hommes d’affaires, universitaires, syndicalistes et sympathisants de l’ancien régime unis par leur opposition à Ennahdha.

C’est pourtant avec ces islamistes que Nidaa Tounès s’allie après ses succès électoraux de 2014, au grand dam de certains de ses électeurs.

Dans la seconde partie de son mandat, à l’approche des nouvelles échéances électorales, son entente avec le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, s’est toutefois dégradé, jusqu’au divorce fin 2018.

Parallèlement, Nidaa Tounès se déchire sous l’effet de luttes de pouvoir, tandis que le jeune Youssef Chahed, que M. Béji Caïd Essebsi a propulsé à la tête du gouvernement, s’émancipe et lance une formation rivale.

– Soupçons –

Sur le plan sociétal, en ligne avec son héritage bourguibiste, celui qui s’est targué d’avoir été élu « grâce aux femmes » a fait annuler une circulaire empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Il souhaitait plus largement rester dans l’histoire comme l’artisan de l’égalité entre femmes et hommes en matière d’héritage, obtenant qu’un projet de loi soit présenté au Parlement sur ce sujet délicat qui touche au texte coranique. Mais le débat s’est enlisé à l’approche des élections prévues cette année.

Bien qu’il ait souvent répété que le respect des droits de l’Homme était l’un des acquis de la jeune démocratie, le président Essebsi n’est pas parvenu à faire taire les soupçons sur son inclinaison à vouloir rétablir des pratiques de l’ancien régime.

Il a été à l’origine d’un projet de loi controversé d’amnistie de personnes impliquées dans la corruption sous la dictature. Face au tollé, le texte a été revu pour ne concerner que les fonctionnaires accusés d’être impliqués dans des faits de corruption administrative et n’ayant pas touché de pots-de-vin.

Premier chef d’Etat tunisien élu librement au suffrage universel, M. Caïd Essebsi s’est dit favorable à un régime davantage présidentiel, ce qui impliquerait une révision de la Constitution de 2014, un des grands acquis de la période post-révolution.

Tout en assurant être le garant de la liberté de la presse, il a parfois affiché son incompréhension -voire son courroux- contre les critiques de certains médias.

Enfin, la place accordée à son fils Hafedh, dirigeant de Nidaa Tounès, a fait polémique, contribuant aux luttes fratricides au sein du parti.

Le président a été soupçonné de vouloir favoriser une succession dynastique, ce qu’il a toujours nié.

Jean Charles Biyo’o Ella

Vih/Sida: plus de 770.000 décès enregistrés en 2018

Les chiffres ont été donnés mardi 23 juillet par la directrice exécutive par intérim d’Onu sida Gunilla Carlsson

On s’imaginait que le Sida est arrivé à sa fin ou presque, mais ce n’est pas le cas. En 2018, quelque 770.000 décès liés à cette pandémie ont été enregistrés dans le monde. A cela s’ajoutent des nouvelles infections qui sont en pleine augmentation. On est donc loin de l’éradication de cette maladie qui avait été déclarée à un moment, « la maladie du siècle », tellement elle faisait des morts. « La complaisance et l’idée que la pandémie est terminée freinent les progrès que nous avons mené à bien dans le monde », a expliqué lors d’une conférence de presse au siège de l’Onu, Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’ONUSIDA. Selon la Directrice par intérim, la lutte contre le VIH/Sida est à un «moment précaire » où certains pays connaissent des progrès impressionnants alors que d’autres connaissent une hausse du nombre d’infections liées au HIV et des décès liés au Sida notamment en Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Quelque 23,3 millions de personnes à travers le monde ont accès à un traitement antirétroviral qui leur permet de s’épanouir et vivre pleinement, s’est félicitée Carlsson, toutefois, il faut signaler qu’environ 15 millions de personnes attendent toujours d’accéder au traitement, dont la moitié des enfants qui en ont besoin.

« Les populations clés, qui constituent désormais 54% des nouvelles infections, les consommateurs de drogues injectables, les homosexuels, les transgenres, les travailleuses de sexe et les prisonniers n’accèdent toujours pas aux services et aux soins », regrette la Directrice par intérim attribuant notamment cette lacune à la stigmatisation et la discrimination. ONUSIDA appelle donc les pays à examiner les dispositions discriminatoires de leurs lois et politiques et à apporter des changements positifs pour garantir l’égalité, l’inclusion et la protection de tous

Difficultés dans l’investissement

Pour la première fois, les ressources mondiales disponibles pour la lutte contre le Sida ont considérablement diminué. « S’ajoute à cela qu’en 2018, les ressources disponibles ont chuté de près d’un milliard de dollars, et il existe un manque de financement de 7 milliards de dollars à ce jour », a déploré Mme Carlsson.

Selon la cheffe par intérim d’ONUSIDA, les données du dernier rapport sont profondément inquiétantes et démontrent « qu’il ne sera pas possible de mettre fin au Sida à moins d’investir de façon intelligente et adéquate ».

 « Nous avons besoin de nous concentrer sur les gens avant tout et non sur les maladies ; et nous devons donner des feuilles de route aux populations et dans les endroits qui ont été laissés pour compte » a expliqué Mme Carlsson, prônant une riposte basée sur les droits de l’homme. 

« Les investissements doivent être accélérés, car nous savons ce qui fait la différence : mettre les communautés au cœur de la riposte, répondre à ceux qui sont vraiment à risque », a-t-elle précisé.

« Le monde est loin de réaliser l’objectif de réduire le nombre d’infections à 500.000 d’ici 2020.  Il faudrait réduire les infections de 70% au cours des 18 prochains mois ce qui n’a jamais été fait auparavant »,a t-elle conclut en soulignant la nécessité d’un leadership politique.

Jean Charles Biyo’o Ella

Mutinerie à la prison centrale de Yaoundé: Amnesty International contredit le gouvernement camerounais

Alors que le gouvernement camerounais affirme qu’aucun tire à balle réelle n’a été observé lors de la mutinerie du 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé, l’ong des droits de l’homme Amnesty International balaie cela en brèche affirme de son côté qu’il y a eu des tires à balles réelles et exige une enquête crédible.

« Les autorités camerounaises doivent s’abstenir de recourir à une force excessive contre les prisonniers, et doivent mener une enquête indépendante et efficace sur l’usage d’armes à feu et de balles réelles qui ont été signalés durant l’émeute de lundi ». déclare l’organisation des droits de humains. Pour Amnesty, « les conditions carcérales sont extrêmement mauvaises à Kondengui », une prison surpeuplée où de nombreux détenus attendent d’être déférés devant un juge. « Tant qu’aucune solution n’est apportée à cette situation, de nouvelles violences risquent d’éclater« . Prévient Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International

« Les autorités doivent donc œuvrer à l’amélioration des terribles conditions dans lesquelles sont entassés les prisonniers, libérer toutes les personnes incarcérées uniquement pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement et veiller à ce que toutes les personnes détenues au-delà de la durée légale de détention provisoire soient immédiatement déférées devant un juge ou libérées », suggère l’ong.

Lundi 22 juillet, une émeute a été signalée dans la prison de Kondengui à Yaoundé, la capitale camerounaise. Des détenus identifiés comme des séparatistes arrêtés dans le cadre de la crise dite anglophone dans les régions du nord-ouest et Sud-ouest et des membres de l’opposition camerounaise principalement ceux du Mrc le parti de Maurice Kamto lui-même en détention depuis janvier 2019, ont pris possession de la cour de la prison pour dénoncer la surpopulation, les lenteurs judiciaires et les conditions déplorables. Les forces de sécurité ont par la suite pris d’assaut la prison pour maintenir l’ordre. Selon René Emmanuel Sadi, 117 personnes ont été interpellés et conduites dans les locaux de la gendarmerie et la police pour exploitation. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement note qu’aucun tire à balle réelle n’a été observé. Il a félicité les forces de maintien de l’ordre pour leur professionnalisme. En terme de dégâts, une partie de la prison a été incendiée et plusieurs blessés enregistrés.

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: l’armée accusée de viol en zone anglophone

Les forces de défense camerounaise selon l’ong Human Rights Watch ont tué au moins quatre civils et violé une femme depuis la mi-juin 2019 au cours des opérations de sécurité dans la région du Nord-Ouest l’une des zones anglophones du Cameroun. 

Parmi les personnes tuées, selon l’organisation de défense des droits humains, il y a un homme âgé handicapé physique et un jeune homme handicapé mental. «Ces derniers crimes s’ajoutent à une longue série d’exactions commises par les forces de sécurité camerounaises» déclare Lewis Mudge , directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. 

Human Rights Watch affirme avoir interrogé des témoins, des membres de la famille des victimes, du personnel médical et d’autres résidents qui ont décrit les actions des forces de sécurité. Sauf que l’ong reconnait qu’elle n’a pas accédé au Cameroun « depuis que son chercheur s’est vu refuser l’entrée au pays sans explication, le 12 avril 2012″.

Au cours des trois dernières années, les régions anglophones du Cameroun ont été plongées dans un cycle de violence meurtrière qui a coûté la vie à plus de 2000 personnes et entraîner un demi-millions de déplacés selon l’International crisis group. Des chiffres démentis par le gouvernement camerounais.

Dans le quartier d’Alachu, ville de Bamenda, le 10 juillet 2019,raconte HRW, « des soldats de l’armée de l’air camerounaise, basée à proximité, ont tué Nche Otaghie, un homme de 20 ans souffrant d’un handicap mental, et Godlove Neba, un ouvrier du bâtiment, pendant les opérations de sécurité. Fru Benego, un homme de 80 ans, a également été tué par une balle perdue lors d’affrontements entre soldats et séparatistes armés ». Difficile pour le reporter de vérifier ces allégations.

Le 4 juillet 2019 toujours selon la même organisation, des soldats camerounais ont tué Yuo Carine Fru, une infirmière de 24 ans, et blessé grièvement sa sœur de 15 ans à leur domicile à Bamenda. Dans la même veine, des séparatistes armés ont tué un soldat près de chez eux cet après-midi-là et les voisins ont déclaré que le meurtre avait peut-être constitué un acte de représailles ». 

Le 21 juin, un groupe d’au moins 20 soldats, composé de membres du Bataillon d’intervention rapide (BIR), a tué un homme âgé handicapé, handicapé et sa mobilité et violé une femme de 40 ans à Kumbo, Région nord-ouest.

CAS DE VIOL

La victime de viol déclare que «Cinq soldats sont entrés par effraction, m’ont battue et amenée devant la maison de mes voisins. Ils m’ont demandé, à moi et à ma voisine, une femme, où étaient les Amba Boys [séparatistes]. Nous avons dit que nous ne savions pas, alors ils nous ont battus. J’ai été touché au ventre. Un soldat a demandé un préservatif à un collègue et m’a dit de me diriger vers les toilettes. Il m’a suivi avec une arme à feu. Il a dit: ‘Si tu cries ou si tu dis quelque chose, je vais te tuer.’ Il m’a violée et est parti. Quand je suis rentré chez moi, j’ai découvert que tout mon argent avait été volé ».

La femme a pu se rendre à l’hôpital pour recevoir un traitement après le viol le même jour. Mais elle déclare qu’elle n’avait pas signalé le viol aux autorités, craignant des représailles. Elle a depuis fui Kumbo.

La communauté internationale est de plus en plus consciente des crimes commis dans les régions anglophones par les différents belligérants. Les autorités camerounaises ont toujours affirmé que les cas d’abus ne restent pas impunis au sein de l’armée. Tout soldats qui est reconnu coupable d’exactions est sanctionné par sa hiérarchie. Le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en 2018 a demandé l’accès à une enquête sur les violations des droits de l’homme dans la région, faisant part de ses préoccupations concernant le manque d’accès des acteurs des droits de l’homme et des acteurs humanitaires, mais n’a pas reçu l’autorisation. Au cours des dernières semaines, la Suisse a pris des mesures pour négocier les pourparlers entre le gouvernement du Cameroun et les dirigeants séparatistes, dans le cadre d’appels internationaux visant à remédier à la crise.

Jean Charles Biyo’o Ella/ HRW

Manifestation du Rdpc à l’Ouest: le sultan des Bamouns sort du silence

À la Une

Le sultan roi des Bamouns a réagi ce vendredi 19 juillet, aux rumeurs faisant état de son désistement à la manifestation du parti au pouvoir qui se tient ce 20 juillet à Bafoussam chef-lieu de la région de l’Ouest Cameroun, pour condamner les actes de la brigade anti-sardinards à Genève en suisse contre le couple Biya.

Dans un communiqué publié ce vendredi sur les réseaux sociaux, le sultan roi des Bamouns par ailleurs sénateur et délégué permanent du comité central du Rdpc dans la région de l’Ouest Cameroun, affirme que les informations sur sa non participation à cette manifestation sont « erronées ». Pour lui,  il s’agit des fausses nouvelles propagées à des « fins inavouées ». Il sera bel et bien présent à ce grand meeting de Bafoussam.

 Par conséquent, il appelle même les militantes et militants du Rdpc, les forces vives de la région de l’Ouest ainsi que tous les citoyens de bonnes volonté à se mobiliser massivement pour la pleine réussite de cet événement.

Une position du sultan qui contraste avec les propos qui lui sont attribués depuis quelques jours par certains activistes camerounais vivant au pays et à la diaspora. Sur une vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux au Cameroun, un quinquagénaire se présentant comme le conseiller personnel du roi des  Bamouns affirme que son « père ne prendra pas part à ce meeting ». Nombre d’activistes originaires de l’Ouest Cameroun se sont levés ces derniers jours contre « le roi »pour avoir convoqué le 20 juillet une manifestation anti-Bas (brigade anti-sardinards), un mouvement de la diaspora camerounaise hostile au régime de Yaoundé. 

Mise en garde

Le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bafoussam interpelle les conducteurs de motos, qu’il lui est revenu que « certains politiciens adeptes du désordre ont en projet de les utiliser pour boycotter le méga meeting que les fils et filles de l’Ouest organise ce 20 juillet pour exprimer leur soutien  au Chef de l’Etat et condamner les actes de la barbarie » de la brigade anti-sardinards qui a voulu porter atteinte à l’intégrité physique du couple présidentiel. Le délégué les met en garde quant aux éventuelles manipulations.

A deux reprises, des membres de la brigade anti-sardinards ont fait irruption à l’hôtel intercontinental de Genève en juin dernier, pour tenter de « déloger » le couple présidentiel camerounais. Des affrontements ont eu lieu avec la garde rapprochée du Président. Des attaques que le Rdpc, n’a pas manqué d’assimiler à un « coup d’Etat » déguisé. «S’attaquer à une institution qu’est le président de la République et président national du parti » est un complot visant à mettre à mal le régime de Yaoundé, pouvait-on lire sur les pages Facebook des militants du parti au pouvoir au Cameroun.

Jean Charles Biyo’o Ella

Crise anglophone: des sécessionnistes armés torturent des bébés et leurs mamans à Bali

Depuis le 17 juillet 2019, une vidéo virale fait le tour des réseaux sociaux. Elle présente des scènes horribles traduites par une violence inouïe infligée par les sécessionnistes armés en zone anglophone du Cameroun.

C’est une vidéo dure à peine 2 min 48 sec. Elle présente des scènes de torture incroyables infligées sur des femmes et leurs bébés par les séparatistes armés en zone anglophone du cameroun. On voit précisément cinq hommes armés de fusils, de bâtons et de câbles électriques frappant trois femmes, dont deux portant des bébés. Les victimes et leurs bourreaux parlent pourtant la même langue, le Mungaka, un dialecte parlé dans le Bali Nyonga, région du Nord-Ouest Cameroun. Mais seulement, les séparatistes dans ce document les accusent de les espionner et de livrer les informations à l’armée camerounaise. Une allégation que tente de démentir les femmes dans cette vidéo.

Sous le coup de la douleur et de la souffrance  à leur infliger, une femme laisse tomber son bébé au milieu de la route.

Selon le Centre pour les droits de l’ homme et la démocratie en Afrique (CHRDA) que dirige Me Agbor Balla, qui lui-même condamne ces actes de torture perpétrés contre des femmes et des enfants par des combattants présumés séparatistes à Bali, « toute forme de répression ou de persécution visant des civils en situation de conflit armé constitue une violation grave du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme ». L’avocat exhorte donc « ses frères » à plus de tolérance ».

Dans le nord-ouest et le Sud-ouest, cette vidéo n’a laissé personne indifférent. Les femmes de la zone anglophone du pays ont condamné toute suite cette violence »barbare » et demander que justice soit faite.

Condamnation aussi sur le plan politique. Maître Akere Muna leader du Mouvement Now a réagi sur son compte twitter » Voir ces bébés traumatisés m’a fait grincer des dents. J’ai écrasé une larme pour moi et pour eux. Aucune cause ne justifie cela. Qu’avons-nous fait pour mériter un tel destin »?

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: la société civile demande la hausse du kg de cacao

Cinquante organisations de la société civile et associations autochtones demandent au Gouvernement camerounais de soutenir le combat pour un prix plus juste pour les producteurs de cacao.

Récolte du cacao

La société civile camerounaise défend les producteurs de cacao et exprime sa solidarité avec la Côte-d’Ivoire et le Ghana en soutenant le nouveau prix plancher proposé par ces pays, soit 2600 $ / tonne de cacao soit 1 million 519 mille 819 fcfa la tonne . Ce qui revient plus simplement à un peu plus de 1500 fcfa le kg de cacao vendu au simple acheteur par le planteur. « Nous prenons position aujourd’hui en faveur des planteurs camerounais de cacao, pour la reconnaissance de leur droit à un revenu vital, à la dignité, à une vie décente, et au respect de leur travail« . Peut-on lire dans le document final qui a sanctionné la rencontre de Yaoundé le 15 juillet 2019.

A la mi-juin 2019, la Côte-d’Ivoire et le Ghana, pays représentant environ 60% de la production mondiale de cacao, ont annoncé la suspension de la vente de cacao pour la prochaine saison, et demandé un prix plancher de 2600 dollars / tonne. Cette demande marque un moment historique pour le cacao, car « il déterminera le sort de millions de petits producteurs de cacao, et l’acceptation de ce prix plancher permettra leur sortie de l’extrême pauvreté« . Cette initiative constitue en effet la seule opportunité d’amorcer, à court terme et de manière réaliste, la démarche vers la reconnaissance en faveur des petits producteurs africains de cacao du droit à un revenu vital. Le prix de $2 600 ne garantit pas encore la juste rémunération du travail des petits producteurs de cacao, mais doit être perçu comme un pas dans la bonne direction, qu’il est impératif de soutenir dans cette phase décisive du combat engagé par la Côte -d’Ivoire et le Ghana.

Les négociations entre les gouvernements du Ghana et de Côte-d’Ivoire, et les principaux acheteurs de cacao ont échoué le 3 juillet, du fait de réticences d’une partie de l’industrie à admettre la nécessité d’une meilleure rémunération des producteurs. Il est cependant utile d’indiquer une information stimulante : Mars, Halba, Lindt, Cargill, Uncommon Cacao et de nombreuses autres sociétés chocolatières sont prêtes à payer le prix plancher e 2600 dollars US la tonne de cacao, ce qui démontre qu’il ne s’agit pas d’une proposition irréaliste. Quelques entreprises persistent dans leur opposition à cette initiative, préférant la persistance d’un modèle qui maintient les petits exploitants dans une pauvreté extrême, tout en tirant de leur travail des profits extraordinaires. Les entreprises qui rejettent le prix plancher souhaitent voir les agriculteurs supporter seuls le fardeau des fluctuations de prix, alors même que les producteurs de cacao gagnent en moyenne moins de 1 dollar par jour, et que l’industrie est particulièrement lucrative, et pèse plus de 100 milliards de dollars par an.

Ecabossage de Cacao

Cas du Cameroun

Les petits producteurs camerounais de cacao sont, eux aussi, exposés à la même précarité, et sont solidaires du combat de leurs collègues ivoiriens et ghanéens. Georges, producteur de cacao à Esse (Région du Centre), déclare : « Nous vivons dans des conditions très difficiles. Ce que nous recevons pour notre production couvre à peine le prix des intrants, et nous n’avons pas de rémunération pour notre travail. Le petit producteur de cacao n’a pas de salaire » La participation des producteurs camerounais aux initiatives de protection des forêts et des écosystèmes ne pourra être pleinement exigée que s’ils disposent d’une rémunération décente de leur travail. Nous croyons en la défense des personnes ET de la planète, des forêts ET des agriculteurs. Ensemble. Nous demandons aux autorités camerounaises de se joindre aux efforts de la Côte -d’Ivoire et du Ghana, et de soutenir la demande pour un prix plancher minimum de 2600 dollars US la tonne de cacao, pour l’ensemble des producteurs camerounais.On souligné les 50 organisations de la société civile camerounaise. Le Gouvernement du Cameroun, l’Office National du Cacao et du Café (ONCC) et la Chambre d’Agriculture devraient prendre une part active aux négociations en cours avec l’industrie chocolatière, pour assurer la protection des droits de nos agriculteurs et contribuer à la protection de nos forêts. Le Cameroun devrait faire preuve de la même fermeté que le Ghana et la Côte d’Ivoire, ou encore le Brésil. Au Brésil le prix de la tonne de cacao varie déjà entre 2500 à 2850 dollars US la tonne, somme qui va presque entièrement dans les poches des petits producteurs. Le Cameroun ne doit pas rester à la traîne de cette dynamique de la protection des agriculteurs, Le prix « bord de route » payé au producteur au Cameroun reste en dessous de 1000 Fcfa, et descend parfois jusqu’à 750 Fcfa (entre 1,2 et 1,6 dollars), ce qui ne peut garantir ni une vie décente ni la dignité de ces travailleurs ruraux. Le Cameroun a aussi besoin d’une rémunération au moins égale à 2600 $ / tonne pour nos agriculteurs, immédiatement. Samuel Nguiffo, Secrétaire Général du Centre pour l’Environnement et le Développement, a déclaré : « Nous devons mettre un terme à cette situation perverse, où l’on voit les petits producteurs précaires subventionner l’industrie. Les petits producteurs jouent un rôle de central dans l’alimentation mondiale, et leur dur labeur doit être reconnu, et rémunéré à sa juste valeur ». Toutes les organisations signataires de ce communiqué de presse de la société civile camerounaise rejoignent le reste des groupes internationaux de la société civile qui se sont déjà exprimés sur cette question, tels que Mighty Earth et une grande coalition d’ONG ghanéennes, Solidaridad, Oxfam, Fair Trade. Nous parlons tous d’une même voix, portant ce message venu de nos zones rurales : Protégez nos agriculteurs ! Et comme le réseau Voice, nous demandons à RA / UTZ (principal certificateur du cacao) de fixer un prix minimum pour garantir un revenu vital, et d’appuyer immédiatement et publiquement le prix plancher de 2 600 dollars. Il est urgent de prendre position, et d’agir maintenant. La dignité pour les petits producteurs agricoles du Cameroun ne doit pas être sacrifiée au nom des bénéfices faramineux de l’industrie chocolatière milliardaire occidentale.

jean Charles Biyo’o Ella avec le soutien du CED

Cameroun: Maurice Kamto et ses alliés politiques risquent la peine de mort

La justice camerounaise a ordonné la mise en liberté d’un certain nombre de militants du MRC parti de Maurice Kamto, mais le principal opposant à Paul Biya lui-même est resté en détention au regard des charges lourdes qui pèsent contre lui et ses alliés politiques.

Maurice Kamto, Albert Dzomgang, Chritian Penda Ekoka, Alain Fogue Tedom, Célestin Djamen, Abe Abe alias Valsero, Paul Eric Kingue et Michèle Ndocki resteront incarcérés à la prison centrale de Yaoundé. La justice affirme que des charges suffisantes sont réunies contre ces prévenus, car ils sont soupçonnés d’avoir « commis les faits d’insurrection, hostilité contre la patrie, rébellion, réunion et manifestation en groupe, attroupement à caractère politique, complicité d’outrage au Président de la République, complicité de dégradation des biens publics, complicités de destruction de biens publics ou privés ».

D’après le code pénal camerounais en son article 102, est coupable de trahison et puni de mort, tout citoyen  » qui participe à des hostilités contre la République; favorise ou offre de favoriser lesdites hostilités. L’hostilité contre la patrie est donc théoriquement, passible de la peine de mort au Cameroun, même s’il est vrai que cette dernière n’est plus appliquée depuis plus de 30 ans.

Maurice Kamto, 64 ans, avocat de renom et ancien ministre, est arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre 2018 (14,23% des voix), loin derrière Paul Biya réélu pour un septième mandat consécutif (71,2% des suffrages).

depuis lors, Il qualifie la victoire de son rival âgé de 86 ans dont 36 au pouvoir, de « hold-up électoral » et, a plusieurs fois appelé à des marches de protestation interdites par le pouvoir.

Lire aussi

https://biyooellainfos.data.blog/2019/07/12/cameroun-pres-dune-cinquantaine-de-militants-du-mrc-liberes/

Pour le cas de l’avocate Michèle Ndocki présidente du directoire des femmes du Mrc, la justice lui reproche également d’avoir commis des faits de tentatives d’émigration clandestine alors qu’elle était dans le viseur de la justice. Elle ne s’est pas soumise « aux contrôles de la police des frontières », mais tenté de »sortir du Cameroun à destination du Nigeria. « Un commencement d’exécution à savoir, le fait de s’être retrouvée à la frontière du Nigeria à Idenau dans une embarcation, cagoulée et qui n’a marqué son effet que suite à une cause indépendante de sa volonté en l’occurrence son interpellation future par un fonctionnaire de la police en service au poste frontière de la sûreté nationale d’Idenau.

Le 28 janvier denier, deux jours après avoir été à l’initiative des manifestations contre le pouvoir de Yaoundé, l’opposant Maurice Kamto avait été arrêté avec ses alliés politiques à Douala.

Jean Charles Biyo’o Ella

Cameroun: près d’une cinquantaine de militants du Mrc libérés

Après des mois passés en détention à la prison centrale de Yaoundé, la justice camerounaise a finalement relaxé certains militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.

Ils sont exactement 39 militants à avoir été acquittés. Ils recouvrent leur liberté au terme de six mois privation. Ils sont tous militants ou sympathisants du MRC (Mouvement pour la Renaissance de Cameroun), le parti Maurice Kamto ancien ministre de Paul Biya, devenu depuis quelques années, son farouche opposant. Il est d’ailleurs arrivé officiellement deuxième à l’issue de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

Leur faute c’est d’avoir pris part aux manifestations interdites de leur parti pour dire « Non au Hold-up » électoral le 26 janvier dernier. Car Maurice Kamto, reste convaincu qu’il est le « vrai » gagnant du scrutin présidentielle du 7 octobre 2018, et que sa victoire lui a été « volée ». Ce vendredi 12 juillet 2019, la justice les a relaxé immédiatement pour »insuffisance de charges » et ordonner classement de la procédure en ce qui les concerne au greffe du tribunal de céans pour y être reprise en cas de survenue d’éléments nouveaux liés à leur identification éventuelle pour X… et de charges nouvelles pour les autres.

Depuis la publication des résultats de la présidentielle 2018, le parti de Maurice Kamto a multiplié plusieurs séries de manifestations interdites par l’autorité administrative et presque toujours réprimées par les forces de maintien de l’ordre. En janvier 2019, plus de 200 militants de ce parti politique avaient été arrêtés y compris leurs président National Maurice Kamto et ses alliés politiques tous aujourd’hui en détention et accusés d’hostilité contre la patrie et insurrection. Ils risquent la peine de mort. Scénario similaire les 1er et le 8 juin avec à la clé, des interpellations.

Sur les réseaux, si les militants et sympathisants du Mrc se réjouissent de la libération certains de leurs camarades, ils savent cependant que ces derniers ont désormais une épée de Damoclès suspendue au dessus de leur tête, qui lourait les trancher à tout moment si jamais ils récidivaient.

Jean Charles Biyo’o Ella

Can 2019: l’Afrique du Sud élimine l’Egypte 1-0


Cataclysme au stade international du Caire. L’Egypte, favori pour le titre de «sa» Coupe d’Afrique des nations, a été éliminée par l’Afrique du Sud 1-0. Globalement dominatrice l’Egypte a pêché aux abords de la surface de réparation sud-africaine. Mais ce sont bien les Bafana-Bafana qui se sont procurés les meilleures occasions tout au long de la rencontre. Leur abnégation a fini par payer. Sur un contre-éclair, le Strasbourgeois Mothiba a parfaitement servi Thembinkosi Lorch, qui n’a pas manqué de sang froid pour ouvrir le score à la 85ème minute. L’Afrique du Sud affrontera le Nigéria en quart de finale, jeudi prochain au stade de l’école militaire du Caire.
Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: près de 6000 jeunes sont infectés par le VIH au quotidien

L’information est contenue dans la dernier rapport d’Onu Sida portant sur l’évaluation de l’impact du VIH sur les populations au Cameroun.

Les statistiques globales en terme de taux de prévalence à Vih au Cameroun restent alarmantes. Malgré les assurances faites par les pouvoirs publics par l’entremise du comité national de lutte contre le sida, la transmission reste une réalité au Cameroun si l’on s’en tient aux données de Camphia qui a mené l’enquête reprise par L’ONG Presse Jeunes développement. 6000 jeunes camerounais âgés de 15 à 24 ans contractent le virus chaque jour par des moyens divers. Seul un petit nombre d’entre eux savent seulement qu’ils sont infectés. Toujours selon la même enquête démographique et de santé, même si de manière globale on peut se réjouir comparativement aux décennies coulées, que le taux de prévalence à Vih sida ait légèrement baissé, on est passé de 4,3% en 2011 à 3,7% en 2018, il faut cependant regretter que le taux de contamination soit neuf fois plus élevé chef la jeune fille que chez le jeune garçon.

En effet, les jeunes de 15 à 24 ans se heurtent au quotidien à des barrières liées au manque d’informations sur le Vih/Sida, ce qui ne contribue pas à leur permettre d’éviter effacement cette pandémie, mais plutôt crée en eux, la psychose. La même source indique que 50% de jeunes ont une idée erronée des modes de transmission du Vih/sida. Et parmi ceux contribuent à créer la psychose sur le Vih, l’on indexe les hommes de médias. Pour leur passer ce message, l’ong Presse Jeune Développement a réuni les journalistes vendredi 5 juillet 2019 au cours d’un atelier de deux jours. Objectif, échanger en toute convivialité sur le traitement de l’information sur le Vih/sida en faveur des adolescents et des jeunes; les sensibiliser sur les enjeux de la communication en faveur de l’autonomie et la responsabilité des adolescents et des jeunes en matière de lutte contre cette pandémie.

Jean Charles Biyo’o Ella

Télécommunication: Orange, Mtn et Nexttel sanctionnés pour fraude au Cameroun

L »Agence de Régulation des télécommunications a infligé mercredi 3 juillet 2019, des sanctions contre trois opérateurs de téléphonie mobile étrangers installés au Cameroun, pour des motifs divers.

Mtn Cameroun l’opérateur sud-africain écope d’une sanction 1.000.0000 fcfa (Un milliard de fcfa); le francais Orange Cameroun devra payer 1.500.000.000 (Un milliard cinq cent millions de fcfa); et le vietnamien Viettel Cameroun plus connu sous l’appellation de Nexttel, dernier arrivé sur le marché de la téléphonie mobile au Cameroun écope pour sa part d’une lourde amande de 1.000.0000 fcfa (Un milliard de fcfa).

Selon l’ART, l’agence de télécommunication qui est le régulateur dans ce domaine au Cameroun, ces sanctions sont consécutives à plusieurs missions de contrôle suivi des mises en demeures soldées par le refus d’obtempérer. Et conformément donc à la réglementation en vigueur, ces trois opérateurs écopent des sanctions pécuniaires. En réalité, d’après l’ART, Orange, Mtn et nexttel Cameroun, se sont fait distinguer par leurs « manquements observés dans la mise en oeuvre du décret de 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés et des terminaux notamment la commercialisation des cartes Sim pré-activées, la commercialisation des cartes Sim dans la rue, la détention par les personnes physiques de plus de trois cartes Sim et l’activation des numéros sans identification préalables ».

Dans la même veine poursuit l’ART, « suite à la dégradation persistante de la qualité de service, de réseaux de communication électronique, et en dépit des engagements fermes, pris par les opérateurs de services à l’occasion des multiples concertations relatives à la mise en oeuvre des recommandations issues de l’audits de la qualité de service de la couverture du réseau commis par le ministère des postes et télécommunications, des mises en demeures ont été adressées à ces derniers à l’effet de se conformer dans un délai d’un mois aux prescriptions de leurs cahier de charge ».

Pour rappelle, c’est n’est pas la première fois que ce opérateurs de téléphonie mobile sont sanctionnés par le régulateur. En 2017, MTN Cameroun avait été sanctionné à une amende de 3,5 milliards fcfa. Une amende pécuniaire infligée par l’Agence de régulation des télécommunications (ART) assortie, révélait la même d’une réduction d’un an sur la licence de 15 ans accordée à MTN Cameroun par le gouvernement en mars 2015.

 Entre autres motifs invoqués par le régulateur, le leader du marché de la téléphonie mobile au Cameroun est accusé de n’avoir pas respecté la réglementation en vigueur, en matière d’identification des abonnés au mobile. «Comme vous avez dû le constater, même le gouvernement n’a pas souhaité faire de communication autour de cette sanction. La seule réaction que nous puissions avoir au sujet de cette décision est celle contenue dans le rapport d’activités du groupe», confie une source interne à MTN Cameroun. En guise de commentaire, le groupe MTN indique simplement que l’ART et l’opérateur sont actuellement en pourparlers au sujet de cette sanction.

Jean Charles BIYO’O ELLA

Etranger: six gardes du corps du président Paul Biya arrêtés en Suisse

Il s’agit de Six membres de la garde rapprochée du président camerounais.Ils sont impliqués dans l’agression d’un journaliste de la Radio télévision Suisse lors d’une altercation des activistes de « Brigade anti-sardinards »en juin 2019.

C’est le site du quotidien suisse LE TEMPS qui donne cette information. L’agression d’un journaliste de la RTS ( Radio Télévision Suisse) n’est pas restée sans suite. « Le Ministère public genevois a annoncé l’arrestation de six membres du service de sécurité du président camerounais, Paul Biya. Une femme et cinq hommes qui ont tous été entendus et confrontés ce mercredi 3 juillet par le procureur général Olivier Jornot ». Selon le même tabloïd sur sa version en ligne qui cite une de ses sources,  » les six protagonistes(garde rapprochée) ont été condamnés en fin de journée pour contrainte et appropriation illégitime. Certains l’ont été aussi pour dommages à la propriété. Quatre d’entre eux ont écopé de 4 mois de prison avec sursis et les deux autres d’une peine de 3 mois avec sursis. Ils ont été libérés dans la foulée ».

le filme de la scène

Grâce aux caméras de surveillance, la police judiciaire a pu identifier les six personnes suspectées d’avoir molesté le journaliste. Adrien Krause, un journaliste suisse en service à la RTS, qui filmait une manifestation d’opposants(Brigade Anti-sardinards) devant l’entrée de l’hôtel Intercontinental le 26 juin 2019, a été légèrement blessé lors de cette intervention musclée et rapide. Certains gardes l’ont immobilisé alors que d’autres s’emparaient de son téléphone, de son porte-monnaie et de son sac.

Ses effets personnels et son matériel professionnel ont été emportés par les sbires du chef d’Etat africain avant d’être restitués dans leur intégralité sur intervention d’un négociateur de la police. Des objets ont été endommagés, précise le parquet.

Un passeport diplomatique mais pas d’immunité

Le journaliste en question a déposé plainte pénale immédiatement. Les six personnes ont été interpellées. Porteuse d’un passeport diplomatique en sa qualité de secrétaire de l’ambassade du Cameroun en Allemagne, la femme a été rapidement libérée mais aucune immunité ne lui a été reconnue pour son séjour genevois comme attachée à la sécurité du président. Les cinq hommes, arrêtés provisoirement, ont passé une nuit au poste après leur première audition par la police.

Le procureur général, chargé de cette procédure délicate, a ensuite confronté les parties en présence du journaliste. Mercredi, en toute fin de journée, les ordonnances pénales ont été notifiées aux six prévenus, pour la plupart assistés d’un avocat. Elles peuvent faire l’objet d’une opposition devant le Tribunal de police.

Protestations officielles

Cette affaire a déjà suscité des protestations de la part de la Confédération, qui a rappelé le respect de la liberté de la presse à l’ambassadeur du Cameroun à Berne. Sur les ondes de la RTS, Antonio Hodgers, président du gouvernement genevois, a également estimé que l’événement était «totalement inacceptable».

Le 29 juin, une nouvelle manifestation, organisée par l’opposition pour protester contre la présence de Paul Biya à Genève, a conduit à l’utilisation de gaz lacrymogène par la police afin de disperser la foule qui menaçait de pénétrer dans l’hôtel. Cette année, la venue du président n’est décidément pas passée inaperçue.

Cameroun: plus de 80% du bois consommé est tiré de l’exploitation illégale

la révélation a été faite le 3 juillet 2019 à l’ouverture des travaux du dialogue parlement- gouvernement sur la problématique de la satisfaction de, du secteur privé et des ménages par le bois local d’origine légale au Cameroun l de la commande publique.

L’état des lieux de l’exploitation illégale du bois au Cameroun dévoilé au gouvernement par la société civile fait froid dans le dos. Près de la totalité du bois exploité au cameroun se fait en toute illégalité parfoit ou dans la plupart des temps avec le soutien des des figures les plus insoupçonnées. Accusés à raisson ou à tort d’etre complice dans ce desastre, les chefs traditionnnel rejette à leur tour le tort à une législation camerounaise qui ne profiterait pas à toutes les couches de la société, qui plus est les plus demunies. « Les communautés locales ont l’impression que la foret s’en va et elles n’ont aucun avantage. Regardez, tous ces lieux où on coupoe le bois, partout là ouù il ya des scieries, s’il ya l’image d’un reel developpement, ou d’un reel decollage economique. Ca veut dire qu’en realité, le bois est allé enrichir d’autres communautés, d’autres villes et d’autres pays, alors que les populations des villages où ils a été coupés croupssient dans la misere », clame le chef tradionnel.

D’apres une étude menée par le Cifor, plus de 700.000m3 de bois sont exploités chaque année frauduleusemrnt. En même temps, les conclusions d’un rapport publié par l’ong « Amis de la Terre » en 2009, revelent que l’exploitation illégale du bois reste un problème majeur même si, des progrès dans la gestion forestière durable ont été enregistrés au Cameroun. L’impact des pratiques de certaines entreprises forestières internationales ou nationales sur les marchés serait très négatif. L’exploitation de bois illégal ne profite pas aux populations locales mais contribue surtout à leur appauvrissement en les privant d’une ressource qui pourrait être gérée durablement Le rapport qui a été remis aux autorités camerounaises préconise que soient indemnisées les communautés villageoises victimes de ces abus et qu’un moratoire sur les  » petits titres  » soit adopté. La loi forestière du 20 janvier 1994 portant considérée révolutionnaire car ayant pour principe fondateur la gestion durable, n’a pas suffisamment protégée les populations, même si elle consacre la notion de forêt communautaire qui prévoit entre autre le reversement de 40% des redevances forestières annuelles aux communes et 10% aux communautés locales.

En avril 2013, long britannique Global Witness avait rendu public un rapport dans lequel elle relevait que « dans le domaine forestier, quand on ferme la porte à la corruption, elle revient par la fenêtre », dès les premières lignes du rapport intitulé L’exploitation forestière de l’ombre de Global Witness, le ton est donné. L’ONG britannique déplore la situation de l’industrie forestière en Afrique, notamment au Cameroun, en RDC, au Ghana et au Liberia, et s’inquiète de ce qu’elle nomme « la crise des permis forestiers ».

« Les permis de l’ombre »

Des mesures qui n’ont pas prouvé, pour Global Witness, leur efficacité en partie à cause de la corruption qui gangrène les autorités chargées des questions forestières. Le constat est le même dans les quatre pays concernés par le rapport : les permis qui sont censés garantir la légalité du bois sont pour certains trafiqués, devenant ce que Global Witness appelle les « permis de l’ombre ». Des entreprises fraudeuses ont déjà trouvé une parade pour contourner la règle et elles soudoient les administrations locales pour obtenir de petits permis accordés aux compagnies nationales et passer ainsi au travers des mailles des contrôles douaniers et fiscaux.

« Il s’agit d’une tendance très inquiétante, des compagnies forestières entrent en collusion avec des fonctionnaires corrompus pour contourner les lois destinées à les empêcher de décimer les forêts et d’abuser ceux qui y vivent, expliquait Alexandra Pardal, responsable des campagnes européennes à Global Witness. Cela compromet les efforts internationaux qui visent à réguler le commerce international ». Les conséquences environnementales sont alors désastreuses. Alors que les permis artisanaux doivent garantir une exploitation humaine des ressources forestières afin de satisfaire des besoins locaux, ils sont détournés et des grandes entreprises déforestent à coup d’engins industriels théoriquement interdits.

Jean charles Biyo’o Ella

Vision4/Cnc: JP Amougou Belinga remporte un nouveau combat contre Peter Essoka

La chambre administrative de la Cour suprême a confirmé la décision du tribunal administratif portant annulation de la suspension du président directeur général du groupe l’Anecdote et certains de ses collaborateurs, prise le 20 décembre 2017 par le Conseil National de la Communication.

La chaîne de télévision Vision 4, son promoteur et certains de ses journalistes peuvent continuer d’exercer sereinement. Le 12 juin 2019, la chambre administrative de la Cour suprême a confirmé la décision du tribunal administratif portant annulation de la suspension du président directeur général du groupe l’Anecdote, Jean Pierre Amougou Belinga et les journalistes Ernest ObamaParfait AyissiFrancis Bonga et Mekol Pem, prise le 20 décembre 2017 par le Conseil National de la Communication (CNC).

Le 13 janvier 2017, le tribunal administratif du Centre avait pris une ordonnance de sursis à exécution de la décision du CNC qui suspendait les personnes sus évoquées pour diverses atteintes à l’éthique et à la déontologie professionnelles. Non satisfaite par cette décision, l’instance que dirige l’ancien journaliste de la CRTV, Peter Essoka, avait saisi la Cour Suprême.

Dans son numéro paru ce lundi 1er juillet 2019, le tri-hebdomadaire L’Anecdote estime que c’est un dossier qui est désormais clos. «Une victoire de plus que vient encore d’enregistrer le groupe international de communication par le biais de son PDG», se félicite le journal d’Amougou Belinga.

Ce n’est pas la première fois que le CNC et son président essuient un revers judiciaire face au puissant groupe de presse. En août 2018, Peter Essoka avait été condamné à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis et une amende de 145 millions de FCFA pour avoir traité Vision 4 de «radio mille collines» après des propos choquants prononcés par des journalistes de la chaîne contre des ressortissants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest deux régions anglophones du Cameroun, où depuis octobre 2016, certaines populations qui revendiquent la sécession ont pris des armes contre l’administration de Yaoundé .

source: cameroon-info.net

Cameroun: les sécessionnistes ont parlé à Fru Ndi

Ni John Fru Ndi ex-otage

Pour le moment, si le mystère demeure sur conditions de libération de l’opposant camerounais, président national du SDF, le mystère demeure d’avantage sur ce message que les séparatistes armés ont passé au chairman. Jusqu’ici, son parti politique explique que le désormais ex-otage prendra la parole le moment venu sans pour autant préciser la date, pour apporter plus d’explications sur son enlèvement. « Le président national s’exprimera en temps opportun sur les contours de sa détention et sur les circonstances exactes de sa captivité par ses ravisseurs», a indiqué samedi sur sa page Facebook, le ministre du shadow cabinet du SDF en charge de l’information, Jean Robert Wafo.

Au sein de la classe politique, l’acte semble ne pas trop émouvoir. Pas vraiment assez de condamnations et les demandes de libération. Certes samedi au lendemain du rapt, l’opposant Cabral Libii avait exprimé sa « compassion », tout en souhaitant que le « chairman » soit libéré « dans de brefs délais »

Ni John Fru Ndi n’est pas à son premier enlèvement. Le 27 avril 2019, « Power » comme ses militants l’ont surnommé, en référence à ses moments les plus forts de sa vie politique dans les années 90, avait été kidnappé par les séparatistes anglophones. Ce jour-là, il se rendait aux obsèques du député Joseph Banadzem, président du groupe parlementaire SDF à l’assemblée nationale du Cameroun. Son cortège avait été intercepté par des combattants séparatistes qui l’avaient retenu comme otage pendant plusieurs heures avant de le libérer. Ni John Fru Ndi avait expliqué que les milices séparatistes lui avaient demandé de rallier leur cause, ce qu’il a refusé.Par ailleurs, ses ravisseurs ne l’avaient pas torturé, mais avaient échangé avec lui sur la crise que traverse cette partie du pays.

D’après certains spécialistes camerounais de la communication, « la polémique née du premier kidnapping a favorisé le mutisme de la classe politique. Après cet incident, l’opinion selon laquelle les leaders anglophones monteraient leurs propres enlèvements pour se positionner comme des acteurs clés de la crise qui secoue leurs région d’origine a abondamment circulé. »

Si le rapt jusqu’ici n’a pas encore été revendiqué, les soupçons pèsent sur les sécessionnistes qui en veulent à l’homme fort de Ntarikon de ne pas accompagner la dynamique de partition du pays. Ni John Fru Ndi et le SDF ont toujours prôné le fédéralisme.

La médiation Suisse

Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d’un État indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Fin 2017, après un an de protestation, ces derniers ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d’un conflit armé qui n’a cessé de prendre de l’ampleur. La torture, les enlèvements, les assassinats des civils et militaires sont devenus légion. International Crisis group en mai dernier parlait d’au moins 1800 morts et plus de 500.000 déplacés. Des chiffres que Yaoundé a toujours contesté parlant d’une tentative de déstabilisation du pays à partir de l’étranger. Des graves abus commis y compris des attaques contre des écoles, et de l’extorsion » avaient dénoncé en mai 2019 par ces ong des droits de l’homme.

Pour trouver une issue à cette crise,  la Suisse affirme avoir été « mandatée par une majorité des parties pour faciliter un processus de négociation inclusif » pouvait-on lire dans un communiqué publié par le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).  Le DFAE souligne bien plus, qu’il s’emploie à trouver une solution pacifique et durable à la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire », une organisation basée à Genève.

Alors qu’une première rencontre s’était tenue en mai, entre la DFAE et l’opposition camerounaise, une nouvelle rencontre avec « divers groupes d’opposition » camerounais a eu lieu du 25 au 27 juin en Suisse. Le ministère souligne que « l’objectif de cette rencontre était de préparer les futures négociations de paix entre le gouvernement camerounais et l’opposition politique ».

Jean Charles Biyo’o Ella

Attaque à Bamenda: John Fru Ndi « touché en plein coeur »

Pour une deuxième fois en l’espace de deux mois, le président national du sdf parti politique de l’opposition, est enlevé par des hommes armés et conduit vers une destination inconnue.

John Fru Ndi

D’après Jean Robert Wafo ministre du shadow cabinet du SDF en charge de l’information et des médias, une espèce de gouvernement de l’ombre, « le président national du Sdf, le chairman Ni John Fru Ndi a été victime d’un enlèvement par des ravisseurs non identifiés le vendredi 28 juin 2019 aux environs de 15h30mn. Ces derniers sont entrés dans sa résidence de Ntarikon par Bamenda avec des armes à feu et ont tiré à bout portant sur son garde de corps puis multiplié par la suite des tirs de sommation. Le chairman qui se trouvait à l’intérieur de la maison est sorti pour s’enquérir de la situation et c’est alors que les assaillants l’ont enlevé pour une destination inconnue ».

Le SDF promet qu’il avisera en tant que de besoin, l’opinion nationale et internationale sur ce nouveau kidnapping qui intervient pratiquement deux mois jour pour jour après celui du 27 avril dernier.

Jean charles Biyo’o Ella

Crise anglophone: Ni john Fru Ndi vient d’être kidnappé


Le chairman du Social Democratic Front (SDF) a été enlevé par des hommes armés non identifiés alors qu’il sortait d’une visite médicale à l’hôpital baptiste de Bingo dans la region du nord-ouest.

En attendant d’avoir plus d’information, il faut souligner que c’est la deuxieme fois que le president national du Sdf est enlevé par des hommes armés en l’espace de quelques mois

Processus de Kimberley: la societé civile appelle à plus de responsabilité contre les « diamants de sang »

Tous les regards sur le Processus de Kimberley pour une réforme absolument nécessaire contre les « diamants de conflit » sont tournés aujourd’hui sur les participants à prendre leurs responsabilités questions de mettre un terme aux « diamants de sang » dans le monde.

« Diamant de sang »

La réunion d’intersession du processus de Kimberley (PK) 2019 tenue en l’Inde, a pris fin ce 24 juin. Pendant une semaine, les délégués de divers pays ont discuté de la possibilité d’étendre le champ d’action du processus de Kimberley pour s’assurer qu’il corresponde à ce que le consommateur considère comme « diamants de sang », c’est-à-dire « des diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles pour financer leurs activités militaires, en particulier des tentatives visant à ébranler ou renverser des gouvernements légitimes », selon l’Onu.
Dans son discours de clôture devant les délégués à Mumbai, Shamiso Mtisi, coordinateur de la Coalition de la Société Civile du processus de Kimberley, a salué les efforts importants déployés par le président du groupe de l’Union Européenne pour faire avancer les discussions sur l’élargissement du champ d’action du PK lors des réunions en sous-comité sur cette question. De nombreux Participants et Observateurs ont partagé leurs idées, leurs préoccupations et leurs attentes sur l’élargissement du mécanisme. Créant ainsi l’espoir que cela pourrait faire émerger un consensus sur la nécessité, pour le PK, de s’adapter à la nature évolutive des conflits touchant les diamants.

Les « diamants de sang »

Cependant, la Coalition de la Société Civile a également fait part de ses préoccupations concernant certaines interventions apparemment destinées à entraver l’avancement des négociations. « Il est cynique que le processus de Kimberley prétende arrêter le flux des « diamants de conflit », mais n’arrive toujours pas à prendre la responsabilité de définir et évaluer ce qu’est réellement un conflit » a déclaré Mr Mtisi. C’est un message sombre que nous allons partager à nos communautés, nos partenaires de la société civile et finalement aux consommateurs.

« Les diamants de sang financent les groupes rebelles contre les gouvernements légitimes »

La Coalition de la Société Civile du processus de Kimberley avait ouvert les travaux en avertissant qu’une poursuite des violences dans la production de diamants menaçait à la fois la pertinence du PK et les revenus Africains tirés des diamants sur le long terme. Elle a clôturé en rappelant que le PK avait été créé pour protéger le récit d’amour et de beauté que les diamants sont censés incarner. Ne pas s’attaquer aux violences, serait trahir sa mission, a t-elle souligné.
Il ne reste que quelques mois avant la plénière de novembre à New Delhi en Inde, date à laquelle le PK est censé clore son cycle de révision qui aura duré trois ans. Il ne reste donc que ces quelques mois pour enfin arrêter le flux des diamants touchés par tous les types de conflits qui ne sont pas inclus dans l’approche actuelle du PK, qui se limite aux diamants bruts finançant des mouvements rebelles contre des gouvernements légitimes. Cette définition exclut les diamants affectés par des actes de violence systématiques, abus généralisés commis par des agents de sécurité publics ou privés, actes de tortures et traitements inhumains et dégradants. La Coalition de la Société Civile appelle tous les Participants et les Observateurs à coopérer constructivement pour s’attaquer à ces graves manquements dans le fonctionnement du Processus de Kimberley. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons restaurer l’image des diamants et en faire un moteur de paix et de développement.

Position du Relufa

C’est exactement en décembre 2017, lors de la plénière du Processus de Kimberley à Brisbane en Australie que le projet des réformes a été posé sur la table. Ainsi un comité Adhoc a été mis sur pied pour examiner toutes les propositions que feraient les parties prenantes notamment les Etats, les industries et le Coalition de la société civile (tripartite au PK). ce comité Ad hoc sur l’examen et les reformes avait pour mission de tabler sur les points tels que l’établissement d’un secrétariat permanent, la création d’un fonds d’affectation spéciale multi donateurs volontaire destiné à soutenir la participation des pays les moins avancés, de la société civile et des experts chargés de la mise en œuvre des travaux, l’examen par les pairs et la consolidation du document de base. L’un des points mis en exergue dans ce document de base est la réforme de la définition du diamant de « conflit » qui est un cheval de batail de la coalition de la société civile. Le RELUFA, organisation de la coalition de la société du processus de Kimberley soutient qu’une réforme de la définition de diamant de conflit irait au- delà du financement des guerres et la déstabilisation des gouvernements par les milices, en intégrant la protection de l’environnement et la lutte contre les violations graves aux droits de l’homme par les forces de sécurités publiques et privées.

Jean charles Biyo’o Ella

Le Cameroun peut-il interdire les télénovelas comme en Rdc?

La République démocratique du Congo, vient d’interdire les séries novelas sur tout son triangle national. Quelles sont les raisons évoquées?

Felix Tshisekedi Pdt Rdc

Peu de programmes existent effectivement pour les pré-adolescents qui passeraient des dessins-animés aux productions pour personnes matures.

Exemple télénovelas

En effet, les séries ne montrent pas réellement un bon exemple aux enfants ou pré-adolescents.

Une sur-consommation de télévision peut provoquer chez l’enfant ou l’adolescent, l’envie d’essayer de « faire comme à la télé ».

Selon une étude réalisée par les National Institutes of Health, par l’école de médecine de l’université de Yale, le NIH et le Pacific Medical Center de Californie, publiée le 2 décembre 2009 aux Etats-Unis, si les enfants fument, sont obèses, se droguent, et/ou ont de mauvaises notes… c’est la faute de la TV, de la musique et du cinéma. Les enfants et adolescents consacrent 45 heures par semaine aux médias, contre 17 heures avec leurs parents et 30 heures à l’école, d’où les sept problèmes de santé ou comportementaux qui ont été ciblés ( tabagisme, activité sexuelle précoce, obésité infantile, déficit de l’attention avec hyperactivité, faibles résultats scolaires, usage de drogues et consommation d’alcool ) proviennent probablement des séries et autres programmes télévisés.

Les « séries TV des femmes »

Sociologiquement, plus souvent présentes dans les foyers, les femmes constituent de fait, le public majoritaire en journée. Ce n’est pas pour rien que les novelas sont diffusés à ce moment-là. Leur conception a été adaptée pour intégrer les activités ménagères des téléspectatrices.

La discussion sur ces séries les aide par exemple à aborder le sujet des sentiments amoureux avec un homme ou avec leur propre père, et d’une façon générale, à exprimer comme dans un jeu de rôles, des pensées réprouvées par la société. Malheureusement, c’est dans ce cycle que sont emportés les enfants.

Le but de ce nouveau courant est de définir une nouvelle image des femmes. Par contre, les femmes restent un éternel « objet érotique », sur lesquelles l’homme garde un rapport de domination.

Dans l’espace télévisuel, où leur position continue d’être mise à mal par la publicité (dans laquelle la femme passe pour « potiche » et ménagère) et par les émissions de télé-réalité, où elles sont vues comme naïves et insouciantes, la série télé représente probablement un havre de paix.

Addiction qui s’avère dangereuse pour les téléspectateurs

En 1975, l’Organisation mondiale de la santé définit l’addiction comme « Un état psychique et parfois physique, résultant de l’interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l’inconfort de son absence (sevrage). La tolérance peut être présente ou non. »

Mais ce terme issu du vocabulaire médical et lié à l’usage de stupéfiants, est bien adapté à la dépendance des nouvelles technologies. Il semble légitime de se demander comment cette forme de déconnexion sociale ne s’apparenterait pas non plus à sa forme de pathologie comme seule la société de consommation en est responsable.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun : Human Rights Watch dénonce la torture d’un civil par les séparatistes

Une vidéo, filmée à la mi-mai 2019 et que Human Rights Watch a pu visionner, montre des séparatistes armés torturant un homme dans une école abandonnée dans la région du Nord-Ouest du Cameroun

C’est une vidéo authentifiée par une dizaine de sources, dont cinq personnes qui ont reconnu l’école et sa localisation. Ce document selon l’ong Human Rights Watch vient corroborer de précédents témoignages faisant état d’actes de torture et d’occupations d’écoles par les séparatistes armés dans les régions anglophones du Cameroun.

« Une fois de plus, des documents circulent qui confirment les allégations selon lesquelles les séparatistes armés commettent des exactions à l’encontre des civils », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Les dirigeants séparatistes devraient donner immédiatement à leurs combattants et à leurs partisans l’ordre de cesser ces attaques, en particulier les actes de torture et les autres abus visant les civils. »

Contenu de la vidéo

La vidéo montre au moins quatre combattants séparatistes menaçant et torturant leur victime, qui est en sous-vêtements, le forçant à s’asseoir sur des morceaux de papier enflammés et le frappant à coups de bâton et de machette.

Selon l’ong des droits de l’homme, une analyse du dialogue contenu dans la vidéo révèle que la victime est un chauffeur de camion du village de Bali, qui transportait des produits pour les Brasseries du Cameroun, une compagnie d’État à laquelle les séparatistes sont opposés. Ils ont interdit les ventes, les achats et le transport de ses boissons dans les zones qu’ils contrôlent.

Dans cette vidéo, on entend les séparatistes accuser le conducteur de vendre les produits des brasseries dans les secteurs de Bali et Batibo, dans la région du Nord-Ouest. La victime, qui n’a pas encore été identifiée, supplie ses tortionnaires de cesser, mais au contraire, ils menacent de « le laver à l’essence », sous-entendant qu’ils vont le tuer.

Les agresseurs et leur victime s’expriment en mungaka, une langue répandue parmi les communautés de Bali. La vidéo semble avoir été filmée à l’École technique secondaire publique de Bali, comme l’indiquent des inscriptions apparaissant sur un bureau 5 minutes et 41 secondes après le début de la vidéo. Cinq résidents de Bali, qui connaissent bien cette école, ont affirmé à Human Rights Watch que c’est bien cet établissement qu’on voit sur la vidéo.

Ces résidents ont également affirmé que les séparatistes y retenaient des personnes en otages et leur faisaient subir des exactions. L’école, qui a une capacité de plus de 800 élèves, est fermée depuis le milieu de l’année 2017, à cause des violences et du boycottage de l’éducation imposé par les séparatistes afin de rendre la région ingouvernable, et de signaler que la situation dans les régions anglophones n’est plus tenable.

Séparatites armés

Les séparatistes sont très probablement membres d’un groupe qui s’est assuré le contrôle de Bali et dont le chef était connu sous le nom de général Koraman. En mars 2019, est apparue une vidéo de Koraman déclarant que lui et ses hommes intercepteraient dorénavant les véhicules des Brasseries du Cameroun. Certaines sources suggèrent que cette vidéo avait été filmée lors de la première moitié du mois de mai 2018. Des informations dignes de foi indiquent que Koraman a été tué le 1er juin.

Une guerre qui perdure

Depuis fin 2016, les régions anglophones du Cameroun sont prises dans un cycle de violences meurtrières qui a fait plus de 1 800 morts et déraciné un demi-million de personnes. Les forces gouvernementales ont certes été indexées dans la violation des droits de l’hommes avec des cas de torture, mais les séparatistes armés ont tué des centaines de membres des forces de sécurité, agressé et enlevé des centaines de personnes, tout en multipliant leurs attaques et leurs appels à la sécession des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Arsenal de guerre des séparatistes

Depuis que la crise s’est aggravée, les séparatistes armés ont utilisé comme bases des écoles et leurs environs, y installant des combattants, y stockant des armes et y retenant des otages. Les séparatistes ont bouleversé les conditions d’existence dans les zones qu’ils contrôlent en y imposant des grèves, en s’en prenant systématiquement aux bâtiments scolaires et en menaçant de violences les responsables de l’enseignement et les élèves s’ils ne se pliaient pas à leur exigence d’un boycottage de l’éducation.

Dans un incident, des séparatistes armés ont enlevé deux enfants, âgés de 16 et 17 ans, à leur domicile à Nkwen, dans le secteur de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, au matin du 8 juin. Leur père a indiqué à Human Rights Watch que les séparatistes avaient accusé les enfants d’étudier en vue de passer l’examen du Certificat général (General Certificate Examination) : « Ils sont arrivés à moto, ils ont pénétré dans la maison avec des fusils et ont menacé tout le monde. Ils ont affirmé que mes enfants avaient désobéi à leur mot d’ordre de boycotter l’éducation. Puis ils les ont emmenés. Ils ont ensuite appelé pour exiger une rançon. Je ne sais pas comment je vais trouver l’argent. J’ai peur que ma fille soit violée. » Les enfants ont été battus et remis en liberté trois jours plus tard, après le versement d’une rançon.

Les séparatistes armés ont également torturé des dizaines de personnes. Au cours des douze derniers mois, Human Rights Watch a documenté de nombreux cas de torture par des séparatistes armés d’employés de la Cameroon Development Corporation, qui travaillent dans les bananeraies de la compagnie près de Tiko, dans la région du Sud-Ouest. Les employés ont été passés à tabac ou mutilés parce qu’ils avaient refusé de participer à une grève générale à l’appel des séparatistes.

Le 18 juin, des séparatistes ont enlevé au moins 40 personnes, dont des femmes et des enfants, qui se déplaçaient à bord d’un convoi de quatre véhicules à Bafut, dans la région du Nord-Ouest. Human Rights Watch s’est entretenu avec deux personnes qui se sont échappées. L’une d’elles, un homme de 37 ans originaire de Wum, a affirmé qu’une vingtaine de séparatistes armés avaient tendu une embuscade au convoi : « Ils sont sortis des bois, ont tiré en l’air et ont fait arrêter les voitures. Ils criaient ‘Amba! Amba!’ (l’abrégé d’« Amba boys », nom sous lequel les séparatistes sont connus et qu’ils se donnent eux-mêmes) et menaçaient de tuer les femmes. » Les séparatistes ont frappé et détroussé ces gens, puis les ont libérés le lendemain.

Réunion conseil de sécurité

La vidéo des tortures de Bali est apparue quatre semaines avant une séance du Conseil de sécurité du 4 juin, lors de laquelle le Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale lui a fait un compte-rendu de la situation. Neuf organisations de défense des droits humains ont exhorté le Conseil de sécurité à porter son attention sur la situation dans les domaines humanitaire et des droits humains dans les régions anglophones du Cameroun.

« Les séparatistes doivent savoir que le monde les observe et que ceux qui sont responsables d’actes de torture devront en affronter les conséquences », a affirmé Lewis Mudge. « Les séparatistes armés devraient laisser les enfants reprendre leurs études et cesser d’utiliser les écoles pour mener leur campagne. » a t-il conclu.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun, on en sait un peu plus sur l’hécatombe de Baham qui a fait 21 morts

L’accident survenu le dimanche 23 juin aux environs de 15h dans la localité de Lagoué à un kilomètre de Baham chef-lieu du departement des hauts-plateaux région de l’Ouest cameroun, a fait un total de 21 morts et 16 blessés

Bus de sincerité voyage

Selon un communiqué du porte-parole du gouvernement rendu public quelques heures après cette hécatombe, « un bus coaster d’une capacité de 30 places immatriculé NW 284 AF appartenant à l’agence Sincérité voyage, en provenance de Bafoussam et en partance pour douala, en état de surcharge avec 37 personnes à bord et roulant en excès de vitesse, bien au-delà des normes reglementaires. Ledit bus est entré en collision avec un camion immatriculé OU 629 AP sortant de la ville de Banka, dans le même département ».

https://biyooellainfos.data.blog/2019/06/23/cameroun-au-moins-19-morts-sur-laxe-douala-bafoussam/

Le ministre de la communication qui fait état d’un bilan de 21 morts et 16 blessés, avec d’importants dégâts materiel. Il rassure aussi que les mesures appropriées ont été prises pour le transport des victimes à l’hôpital regional de Bafoussam et pour leur prise en charge immédiate, sous la coordinnation du gouverneur de la région de l’ouest.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: Paul Biya renoue avec des « courts-longs séjours » en Europe

Le dernier voyage du Chef de l’Etat camerounais remonte au mois de septembre 2018, un mois avant l’élection présidentielle du 7 octobre. C’était à l’occasion du sommet Chine- Afrique.

D’après un communiqué de la présidence de la Republique du Cameroun,

Le président de la République, son excellence Paul Biya, a quitté yaounde ce dimanche 22 juin 2019 en fin de matinée, en compagnie de son épouse, Madame Chantal Biya, pour un court séjour privé en Europe.

Si aucune précision n’est avancée sur la durée de ce « court séjour » encore moins le pays d’accueil du couple présidentiel, il est fort possible que ce soit Génève en Suisse. Un pays auquel la famille présidentielle est habituée.

Ce voyage de dimache 23 juin est le tout premier après sa victoire à la presidentielle du 7 octobre 2018. Présidentielle qu’il arraché haut la main avec plus de 71% de voix contre 14% pour son adversaire direct Maurice Kamto aujourd’hui en prison pour insurrection.

Depuis sa dernière participation au sommet chine-afrique en septembre 2018, le chef de l’Etat aura passé exactement 281 jours au cameroun sans sortir du pays. Soit 9 mois. Ce à quoi les camerounais ne s’étaient plus trop habitués ces dernières années.

En avril dernier, le quotidien privé Mutations titrait « Paul Biya: un casanier au pouvoir ». En effet,  » l’homme lion » avait dejà passé 200 jours sans sortir du Cameroun. De l’inédit ! Après 37 ans de pouvoir !

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: encore un soldat tué par Boko haram à l’extreme-nord

C’était aucours d’une embuscade tendue par le goupe terroriste nigérian, alors que les soldats camerounais patrouillaient dans la zone.

Soldat camerounais au front

Selon l’agence de presse Chine Nouvelle qui cite les sources sécuritaires, un soldat camerounais a été tué et deux autres blessés dans une embuscade tendue par la secte islamiste Boko Haram qui a eu lieu dans la nuit du 21 au 22 juin 2019, entre les localités de Wambashe et Waliyashi dans la région camerounaise de l’Extrême-Nord.

D’après ces sources sécuritaires qui ont requis l’anonymat, les soldats étaient en patrouille de routine quand ils ont été surpris par les djihadistes.

Cette attaque intervient après l’assassinat de trois pêcheurs par Boko Haram dans la nuit de mercredi à jeudi, à Darak toujours dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

La ville de Darak a été le théâtre d’un affrontement entre l’armée camerounaise et Boko Haram les 9 et 10 juin. 17 soldats sont tombés, 64 terroristes ont été abattus.

Depuis le mois d’avril, l’on note un retour des attaques de Boko Haram dans l’extrême-nord du Cameroun après une accalmie de plusieurs mois.

Cameroun: l’histoire pathétique d’un condamné à mort le plus aimé de la prison

Alors que s’ouvre ce 20 juin 2019 à la cour d’appel militaire du centre, le procès en appel de Dadjeu Serge Durant comdamné à mort par le tribunal militaire de yaounde, David Eboutou un ancien détenu de la prison centrale de yaounde, revient sur l’histoire pathétique de son ancien co-detenu.

Dadjeu serge encore en liberté

Pour tous ceux qui ont eu à séjourner dans l’enfer de la prison centrale de Kondengui, il est difficile de ne pas avoir remarqué ou de n’avoir pas entendu parler au moins une fois de Dadjeu Serge Durant beaucoup plus connu ici sous l’appellation de Dadi SERGE.
À première vue,rien ne pourrait laisser entrevoir que ce garçon toujours joyeux ,dégageant pleine de vie que l’on rencontre à Kondengui, traîne avec lui le drame d’une condamnation à mort prononcée par le Tribunal militaire de Yaoundé.
DADJE SERGE DURANT de son petit nom DADI SERGE est un jeune débrouillard qui s’est lancé très tôt dans le monde des affaires. Après plusieurs petits métiers exercés pendant de nombreuses années pour nourrir sa famille au Cameroun,il va s’exiler en Guinée Equatoriale pour y tenter sa chance. S’etant converti dans l’import-export, ses petites activités lui permettront progressivement de mettre sa grande famille à l’abri des besoins primaires. Bien qu’étant déjà installé en Guinée Equatoriale, il y fera sporadiquement des petits tours au Cameroun pour visiter sa famille et observer ses petits chantiers.
Seulement, un soir du 05 septembre 2006,un événement dramatique survenu à Ekoumdoum, un quartier de Yaoundé va se produire. Un colonel d’armée presqu’a la retraite est abattu froidement chez lui. C’est ce drame qui fera définitivement basculer la vie de Serge.
En effet, alors que Serge arrive au Cameroun à cette été 2006, quelques jours après cet assassinat , il est interpellé chez lui un soir par les éléments de l’armée sans qu’il ne sache réellement ce qui se passe. C’est pendant sa détention préventive qu’il apprendra qu’il lui est reproché d’avoir pris part à l’assassinat d’un colonel d’armée et que cette thèse aura été le fruit d’une dénonciation d’un prisonnier en séjour depuis le 26 juin 2006 à la prison centrale de Kondengui. Une histoire rocambolesque dont Dadje Serge croira facile à démonter jusqu’à ce qu’elle commence à se corser.
La question principale à ce moment là etant celle de savoir comment un prisonnier detenu à la prison centrale de Kondengui 03 mois avant un evenement qui se produit en liberté a pu affirmer etant en prison qu’il connaissait celui qui avait commis un assassinat survenu 03 mois apres quil soit deja en prison? Comment aura t-il ete informé? Par quel canal? Par qui? Dans quel but? Et pourquoi?. Cela semblait veritablement surrealiste.
Seulement ,apres que les conseils de Serge aient cherché à savoir pourquoi ce prisonnier avait cité le nom de leur client ,ils decouvriront que ce detenu et Dadje Serge Durant se connaissaient parfaitement.Les deux anciennes relations avaient eu des demelées lors d’une operation de vente de vehicule quelques années plutôt. Cet ancien ami de Serge aurait donc juré qu’il aurait la  » peau  » de ce dernier à tous les prix. Reglement de compte donc ? On en saura jamais plus.
Toujours est-il que malgré l’armada d’arguments deployés pour demontrer preuves à l’appui l’innocence de Serge,parmi lesquels l’absence d’un lien quelconque entre le disparu et lui , l’incoherence et l’incongruité de la denonciation du fameux denonciateur prisonnier, le temoignage de la veuve du feu colonel qui a toujours affirmé que Serge etait innocent et que son defunt epoux a fait l’objet d’un reglement de compte sans oublier le passé sans antecedents judiciaires de Serge, lui qui était déjà détenu à la prison centrale de Kondengui sera frappé d’une terrible condamnation à mort le 02 septembre 2014.

Le prisonier exemplaire

Depuis lors, DADJE SERGE DURANT arrêté en 2006 et condamné à mort 08 ans plus tard n’a jamais voulu baisser les bras. Il est d’ailleurs resté un détenu exemplaire. Collaborateur à part entière de l’administration pénitentiaire, son bénévolat en ce qui concerne toutes les activités de la prison sont connus de tous. Tous les régisseurs qui sont passés à la tête de la prison centrale de Kondengui savent pouvoir compter sur lui en ce qui concerne toutes les manoeuvres concourant à la réussite d’un événement de ce côté. Toujours propre et bien habillé, il veille à ce que le quartier 6 ,celui des condamnés à mort soit l’un des quartiers les plus propres de la prison après celui ou sont détenus les Ministres.

Prison centrale de yaounde

Prompt à assurer volontairement la discipline chez les autres codétenus lors de grands événements à l’instar des grandes messes oecuméniques organisées au sein de la prison,Monseigneur Jean Mbarga, Évêque de la Cathédrale de Yaoundé a particulièrement tenu à le bénir lors de son dernier passage en lui imposant les mains en signe de gratitude pour son implication à la réussite du grand culte annuel consacré aux détenus.

« Je sais qu’un jour,la même justice qui s’est trompée en me condamnant à tort va réparer cette injustice en me redonnant ma liberté »

Aimé de ses camarades détenus , de tous les gardiens de prison et de l’ensemble des régisseurs qui sont passés devant lui, l’ancien Directeur Général de la SCDP, le Dr Jean Baptiste Nguini Effa en séjour carcéral lui aussi, en a fait son fils adoptif. Il traîne avec lui à longueur de journée dans toute la prison pour y animer des activités culturelles et sportives.
Il y’a quelques annés, Dadje Serges Durant, ce detenu atypique,aimé de tous aura encore marqué les esprits .

Mariage de Dadjeu

Dadi avait décidé de se marier en prison ceci afin de respecter la promesse faite à sa fiancée alors qu’il etait encore en liberté. Il avait requis toutes les autorisations et fait venir un officier d’état civil au sein de la prison et s’était marié avec avec celle qui est aujourd’hui sa femme devant une foule impressionnante de détenus venus l’accompagner dans cet événement heureux et inédit de leur complice. En signe de remerciement à la fin de cette célébration, personne n’oubliera de si tôt ces paroles que Serge prononcera en signe de gratitude à l’endroit de son épouse. Il avait tenu ses bras et avait prononcé ses paroles pleines d’émotions :  » Je crois en la Justice camerounaise. Ma chérie je t’ai toujours demandé de garder confiance en Dieu et en la justice. Tu sais que je suis innocent et ma famille aussi. Je sais qu’un jour,la même justice qui s’est trompée en me condamnant à tort va réparer cette injustice en me redonnant ma liberté « . C’était émouvant aux larmes.
Dadjeu Serge Durant a interjeté appel de la décision le condamnant à mort au lendemain de sa condamnation en 2014. Demain Jeudi 20 juin 2019, Serge sera à la cour d’appel militaire du Centre. Ayant discuté avec ses conseils et reçu tous les documents totalement à sa décharge, nous sommes convaincus que le passage à la barre de Serge Dadi Durant demain marquera le début d’une nouvelle trajectoire qui le conduira à sa libération tôt ou tard et , tout l’honneur reviendra alors à la Justice.

Texte de David Eboutou

Montage Jean charles Biyo’o Ella

Crise anglophone: la défense de Sissiku Ayuk Tabe vole en éclat

C’est un seisme qui s’abat au sein de la défense du leader autoproclamé de l’Ambazonie. Le collège d’avocats qui, il ya quelques mois encore parlaient d’une même voix, peine aujourd’hui à se regarder dans les yeux. Le camp des fidèles au leader anglophone donnait ce 18 juin une conférence de presse a yaounde.

Sissiku Ayuk Tabe

C’est un consortium d’une centaine d’avocats qui va t-en-guerre contre celui qui pilotait depuis plus d’un an, le dossier de Sissiku Ayuk Tabe. Les avocats accusent leur confrère de « manque de professionnalisme et de divulguer les sécret du métier.

En effet, selon les hommes en robes noires, leur confrère aurait déclaré sur les antennes d’une chaîne internationale que celui qui se présente comme le defenseur de la cause anglophone serait aujourd’hui en relation avec le gouvernement. Ce qui trahi, l’objet l’idéologie de la lutte pour laquelle il a été arrêté en janvier 2018 au Nigeria et extradé au Cameroun.

avocats de Sissiku

Un « président » isolé?

Si le groupe d’avocats nouvellement constitués ne dement pas la version des faits donnés par leur confrère, il ne la confirme non plus. Cependant il rassure que leurs clients, dix au total se portent bien depuis leurs cellules a la prison centrale de yaounde.

D’après le journal La Nouvelle Expression, Elvis Kometa, le président du Conseil de la restauration du Southern Cameroons, accuse Ayuk Tabe, président de l’Ambazonie de trahison, et indique ne plus le reconnaitre comme tel: « Ayuk Tabe n’est plus notre représentant au niveau national et international. Et quiconque fait avec lui, perd son temps » a indiqué le sécessionniste.

https://biyooellainfos.data.blog/2019/05/28/crise-anglophone-les-secessionnistes-se-disent-favorables-au-dialogue/

La main ouverte de Sissiku de dialoguer avec le pouvoir de Yaoundé, sous certaines conditions, est mal perçue dans le camp des séparatistes. Certains qualifient cela d’acte de trahison. Ils affirment qu’ils «continueront à lutter pour la libération de tous ceux qui sont enfermés dans les prisons à travers le pays et pour assurer l’indépendance de la République fédérale d’Ambazonie».

Jean charles Biyo’o Ella

Egypte: Un ancien Chef d’Etat meurt en pleine audience au tribunal

Mahamed Morsi

L’ancien président égyptien Mohamed Morsi comparaissait au tribunal lorsqu’il s’est effondré. Il a été conduit à l’hôpital où il est décédé. « Il a parlé devant le juge pendant 20 minutes puis il s’est animé et s’est évanoui. On l’a vite emmené à l’hôpital où il est mort plus tard », a indiqué une source judiciaire à l’Agence France-Presse

Issu du mouvement des Frères musulmans, Mohamed Morsi avait élu président en 2012, un an après la révolution qui avait conduit à la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak. Il avait lui-même été chassé par l’armée un an plus tard après de grandes manifestations contre son pouvoir. Le chef de l’armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, lui a succédé.

L’ancien président avait ensuite été jugé dans plusieurs affaires, dont un dossier d’espionnage pour l’Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme. Après sa destitution, Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression sans merci contre l’opposition islamiste et en particulier les « Frères musulmans », dont des milliers de membres ont été emprisonnés.

A l’annonce de son décès ce 17 juin, le président turc Recep Tayyip Erdogan a rendu hommage au « martyr » Mohamed Morsi, dont il était l’un des principaux soutiens.

Crise anglophone: un attentat à la bombe fait au moins quatre morts

Selon le gouvernement camerounais, le drame s’est produit dans la matinée du samedi 15 juin 2019.

Débris du camion de la police

Quatre policiers tués et six blessés, c’est le bilan de cet attantat à engin explosif improvisé placé par les séparatistes sur le convoi des forces nationales de defense et de sécurité, en provenance de la ville de Mamfe, chef-lieux du département de la Manyu région du Sud-ouest cameroun.

Victimes de l’attentat

Le drame se produit, à neuf kilomètres de l’arrondissement d’Eyumejock, alors que le convoi se dirigeait vers Otu-Border. Sur des images qui défilent sur les réseaux sociaux, on peut voir quatre policiers allongés au sol. Deux militaires sont debout probablement pour assurer la sécurité et éviter une attaque surprise. À côté, un autre policier tente de secourir son collègue. Plus loin, un vehicule de la policier souflé par la déflagration.

Selon le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, « sur très haute instruction du président de la Republique, toutes les victimes ont été évacuées par hélicoptère et immédiatement prises en chage à l’hôpital militaire de Douala« .

« ça viré depuis au terrorisme »

C’est n’est pas la première fois que les forces de police sont attaquées à la bombe artisanale en zone anglophone depuis le depuis de cette crise en 2016. On se rappelle qu’en septembre 2017, une explosion à Bamenda avait fait au moins trois blessés dans les rangs des forces de sécurité. S’exprimant sur le sujet à l’époque en tant que ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, avait annoncé la mise sur pied d’une cellule de crise, placée «sous la coordination des forces de sécurité et de défense, pour évaluer la situation sur le terrain et mettre en œuvre, sous la supervision des autorités gouvernementales en charge de la défense et de la sécurité, les mesures appropriées qu’appelle la gravité de la situation. »

Lieu de la déflagration

Une radicalisation qui inquiète «Crise anglophone, ça vire au terrorisme ». Ainsi s’exclamait sous forme d’alerte lancée en septembre 2017 par le quotidien privé Mutations. Le Jour, un autre quotidien, sur le même sujet, parlait d’une psychose qui s’était emparée de la ville. Le quotidien rappellait aussi combien la région était sous-tension depuis plusieurs semaines. Le 16 septembre 2017, un premier attentat avait visé le marché de Bamenda. Une bombe a explosé à bord d’un taxi. Avant qu’un nouvel attentat ne frappe le quartier d’Hospital Round About. Une demi-dizaine d’engins explosifs ont été soit actionnés, soit neutralisés. Par chance, aucune victime n’est à déplorer. La veille des attentats de Bamenda, une attaque visait dejà une base militaire à Bisongabang dans la région anglophone du sud-ouest où un commando de trois hommes a attaqué le camp, tuant trois soldats et en blessant gravement un autre, avant de prendre la fuite. Et c’est dans la localité de Kumbo, près de Bamenda, que cinq individus avaient été appréhendés alors qu’ils tenaient un bunker qui, selon des sources sécuritaires, s’est révélé être une véritable usine de fabrication de bombes artisanales et alors que ses propriétaires, selon le gouvernement, s’apprêtaient à commettre des actes terroristes visant particulièrement des membres des forces de maintien de l’ordre».

Jean charles Biyo’o Ella

Yaounde: un glissement de terrain fait au moins un mort à Ekounou

Les curieux spectateurs

C’est un « jeudi noir » au quartier Ekounou à yaounde ce 13 juin 2019. Le drame se produit précisement au lieu dit « garage deux chevaux » juste en face du camp militaire de la garde présidentielle, il est quasiment 13h30. Trois garçons dont l’âge varie entre 20 et 40 ans, l’un était enseignant d’école primaire et les autres des débrouillards. Ils ont été embauchés pour creuser les fouilles d’un mur de soutenement, question de maintenir un terrain accidenté. À près plus de deux mètres de profondeur, la partie haute de la terre au dessus de leur tête va affaisser, angloutissants les trois manoeuvres. Deux vont réussir l’exploit miraculeux de sortir vivant de ce « tombeau ». Ce qui ne sera malheureusement le cas l’autre, le jeune enseignant de formation. Le morceau de craie vient d’être brisé par une masse de terre. Eric Tsogo instituteur en cours d’intergration en service à Ndzeng dand le département du Nyong Esso région du centre.

Alertées, les populations vont arriver en masse pour essayer de retirer la victime qui visiblement était encore en vie pendant les 10 minutes qui ont suivi le drame. Mais au fur et à mesure que les secouristes débarrassent la terre de la victime, l’éboulement augmente. Finalement, une masse de terre va une fois de plus s’affaisser sur le jeune enseignant qui vient à peine d’aller en vacances après neuf mois de classe, et qui cherchait un peu d’argent, racontent ceux qui le connu.

Arrivés, une vingtaine de minutes après, les sapeurs pompiers avec l’aide des jeunes du quartier vont creuser la terre à l’aide des pelles et pioches pendant plus d’une heure pour en fin retirer le corps qui a été déposé à morgue de l’hôpital central de yaounde.

L’espoir de la famille

Pendant l’opération de retrait du corps sous la masse de terre, sa mère et son voisinage étaient inconsolables. » Qui va encore m’aider si je suis malade, qui va m’aider » clame la mère du disparu. « La dernière fois que je l’ai vu c’était ce matin, il portait un petit gang » lance l’une de ses voisines, qui s’exclame « weeh! Weeh! Où va- tu mon frère?

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: un prêtre catholique dénonce les évêques

Dans une lettre ouverte aux évêques catholiques du Cameroun, sur les obsèques des « grands » au Cameroun, le prêtre jésuite, père Ludovic Lado, explique que les curés des paroisses se plaignent que les évêques prennent souvent toute la quête collectée lors des « grands » enterrements sans toutefois leur laisser quelque chose. Eux qui pourtant sont des responsables de ces zones où l’enterrement a lieu.

              Père Ludovic Lado


C’est un prêtre catholique comme on en trouve difficilement. Il n’a pas sa langue dans sa poche, il dit ce qu’il pense sans froid dans le dos. Le père Ludovic Lado, ancien vice-doyen de la faculté des sciences sociales et de gestion de l’université catholique d’Afrique centrale, vient une fois encore de toucher là où ça fait mal, le nerf de la guerre, dans la vielle église, l’église catholique romaine.
Sur sa page facebook, il s’adresse cette fois-ci aux évêques.

     Messe funèbre

« Excellence Messeigneurs, Je vous écris cette brève lettre ouverte parce que mes confrères qui sont curés de paroisse se plaignent de ce que vous les étouffez dans leurs secteurs pastoraux respectifs, dès qu’il s’agit de l’enterrement d’un homme d’affaires […] ou d’un haut dignitaire de l’généreuses. Je me suis alors demandé s’il existe des dispositions canoniques relatives à l’enterrement d’un fidèle par un évêque ou par des évêques. J’ai cherché et je n’ai rien trouvé. Le droit canon n’a rien prévu. Ce qui signifie que c’est laissé à la discrétion d’un évêque qui est l’Ordinaire du Lieu dans un diocèse. Mais le problème est que c’est une discrétion qui semble bien discriminante au Cameroun, avec une option préférentielle pour les riches et les « grands » de ce monde. Pourtant « l’option préférentielle pour les pauvres » est bien au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise ».
Je vous conseille, Messeigneurs, de revoir ce mode opératoire qui ne me semble pas très évangélique. Cette option préférentielle pour les cérémonies des riches et les « grands » de ce monde fait croire que vous êtes motivés par l’appât du gain. Surtout que les curés des territoires où vous venez célébrer se plaignent aussi que vous ne leur laissez pas une partie de la quête desdites célébrations, lesquelles sont souvent généreuses ».

Un spectacle qui n’honore pas l’église

Père Ludovic Lado reconnaît « Je sais que de telles occasions sont tentantes mais je vous prie de laisser les curés desdites zones pastorales s’en occuper. Le spectacle que vous offrez dans ces cérémonies n’honore pas l’Eglise catholique. On peut tout à fait comprendre que le défunt de son vivant, par sa « générosité » se soit lié d’amitié avec nombre d’évêques, ce qui expliquerait leur affluence à ses obsèques, mais on souhaiterait davantage voir aussi nos évêques se lier d’amitié avec les pauvres dont la condition est bien souvent le résultat des injustices entretenues au sommet par ces soi-disant « grands ». Mais souvent, ces pauvres ont même du mal à trouver un prêtre disponible pour leurs obsèques. L’apôtre Jacques nous a pourtant instruits en ces termes : « Mes frères, dans votre foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire, n’ayez aucune partialité envers les personnes. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme au vêtement rutilant, portant une bague en or, et un pauvre au vêtement sale. Vous tournez vos regards vers celui qui porte le vêtement rutilant et vous lui dites : « Assieds-toi ici, en bonne place » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi au bas de mon marchepied ». Cela, n’est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon de faux critères ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour en faire des riches dans la foi, et des héritiers du Royaume promis par lui à ceux qui l’auront aimé ? Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Or n’est-ce pas les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux ? Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été invoqué sur vous. Certes, si vous accomplissez la loi du Royaume selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous montrez de la partialité envers les personnes, vous commettez un péché, et cette loi vous convainc de transgression » (Lettre de Saint Jacques, chapitre 2, 1-9) Le clergé catholique, et moi en premier, est invité à méditer profondément cet enseignement de la parole de Dieu qui est sans ambigüités. C’est un appel à la conversion ».
Bien fraternellement Ludovic Lado, jésuite.

Obsèques de Belinga Eboutou : L’évêque de Sangmelima sermone tout un clergé

Monseigneur Christophe Zoa a pris son courage Samedi 8 juin devant tous ses pairs,  lors de son homélie aux obsèques de l’ancien directeur du cabinet civil de la présidence de la République, pour condamner le comportement du clergé camerounais dont une bonne partie s’est penchée pour le boycott de l’inhumation de ce haut commis de l’Etat.

                 Évêque Sangmelima


Dans une homelie d’une trentaine de minutes, l’évêque de Sangmelima plus dur envers ses pairs qu’on ne l’a connu,  axé presque la totalité de son message sur la polémique autour du deuil de matin Belinga Eboutou. Il se lance: « On peut se dire qu’une telle expression de haine n’a pas d’autres solutions véritables que celle d’ignorer ses principaux agents, car en parler serait leur donner l’importance qu’ils ne méritent pas« , explique le prélat. Mais, le déchaînement des passions « négatives autour de ces funérailles » ajoute t-il,  » nous a amené à nous rendre compte à la fois de la méconnaissance de la doctrine de l’Eglise sur la célébration des funérailles, à commencer par les ministres mêmes de ce sacramental, et de la pollution de la pastorale de l’Eglise par des considérations très souvent politiques, et donc étrangères à la mission première de l’Eglise, à savoir le salut des âmes« .

Qui peut être enterré selon le rite catholique romain ?


Comme dans un amphi, moseigneur Christophe Zoa rappelle à ses frères évêques, pasteurs et prêtres, les notions de base acquises durant leur formation, mais avec le temps, ils avaient certainement oublié. À la question de savoir qui peut être  enterré selon les rites catholiques? Il repond c’est celui qui a été baptisé dans la foi catholique qui peut être enterré selon les rite catholiques. Cette réponse à la limite de la banalité, est pourtant « ce qui a échappé au plus grand nombre dans le procès asymétrique qui a été engagé ces jours contre celui qui ne peut plus défendre sa propre cause. Cette réponse banale pose la question du droit aux funérailles ecclésiastiques à deux niveaux ; sur le plan essentiellement juridique et sur le plan théologique. Du point de vue juridique, le baptême fait du baptisé un membre de la communauté chrétienne, et, par voie de conséquence, lui confère un statut juridique dans l’Eglise.  Parmi les droits du baptisé, il y a le droit à être assisté par l’Eglise lors des moments de souffrance. A cet égard, le prêtre qui va célébrer le sacrement des malades ou rendre visite à des personnes qui traversent des moments difficiles ne fait pas preuve de bonté, il ne fait que son travail. Et il y a aussi le droit à être enterré lorsque survient la mort, selon le rite catholique romain. Le chrétien catholique ne peut être privé de ce droit, que s’il renonce publiquement à sa foi, soit par l’apostasie, soit en choisissant de s’engager dans une autre croyance, ou en décidant de combattre l’Eglise. Dans ce cas, l’Eglise ne juge pas, elle constate que l’ex-chrétien a choisi par lui-même de se mettre en dehors de la communauté. Sont à associer à ce cas, ceux qui sont responsables d’un grand crime ou qui affichent ostensiblement une attitude qui est, comme le dit le Christ dans l’Evangile, « objet de scandale » : les génocidaires. En se réservant d’accompagner de tels personnages, l’Eglise ne porte pas un jugement sur l’individu, dans la mesure où ce n’est pas son rôle de décider finalement de qui est sauvé ou de qui est condamné, elle remet la personne au jugement divin.

[L’infect debat qui a pollué ces obsèques est une négation des droits essentiels du chrétien]En sermonant ses pairs et toute la communauté chrétienne qui a cédé au debat ayant enflé la toile, l’évêque de Sangmelima s’interroge alors sur la base des éclairages qu’il a apporté:
« Sommes-nous devant un ancien génocidaire ? Eh bien non » ! « Engager l’infect débat qui a pollué la célébration de ces funérailles est une négation des droits essentiels du chrétien Martin, qui place le discours de ces justiciers en contradiction de la mission sociale de l’Eglise, à savoir défendre les droits de la personne ».
En effet, d’après <<l’homme de Dieu>>, les opinions politiques ont pris ces derniers temps une place prépondérante au sein de la communauté chrétienne au point d’être considérées comme des indicateurs de l’état de grâce ou de l’état de péché des fidèles. Ceux qui adhèrent à une opinion politique différente de l’opinion dominante dans la communauté, sont considérés comme des pécheurs impénitents, et traités comme des « impurs ». Et bien sûr,  lorsqu’on est « impur », « l’Eglise se sent gênée de venir vous assister, parce que cela donne l’impression qu’elle approuve ce qui a été fait ». Fait-il remarquer.

             Christophe Zoa


« La malice de ces justiciers atteint son comble lorsqu’ils se mobilisent pour que ceux qu’ils ont déclarés « impurs » passent dans l’opinion comme tels. Ils n’hésitent pas à recourir à la criminalisation excessive, sans preuves et le plus souvent fondée sur la rumeur, pour que l’opinion soit acquise à leur cause, qui est une cause évidemment politique et politicienne et non missionnaire.
«  C’est parceque nous avons connaissance que celui qui s’rn va n’est pas totalement pur que nous en appelons à la miséricorde divine. En plus d’étre une faute canonique grave, l’idée selon laquelle nous n’aurons pas dû être ici, est faute théologique grave et surprenante ».

               Jean charles Biyo’o Ella

Marche annoncée du MRC: ce que j’ai vu ce matin à yaounde

Les quelques membres du directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun encore en liberté annonçaient pour ce samedi, une marche en grande pompe pour clôturer une série lancée le 1er juin dernier. Série qui s’est soldée par l’arrestation de plus de 300 manifestants dont le 1er vice-président du parti de Maurice Kamto. Ce 8 juin, après avoir fait le tour de plusieurs rues de yaounde, voici ce que j’ai vu.

Carrefour Mvog-Mbi

Mon périple commence au carrefour Mvog-Mbi, l’un des points stragiques de la ville de yaounde, carrefour situé sur l’axe présidentiel qui débouche au centre ville. Ici, les populations sont un peu surprises de la présence de forces de maintien de l’ordre. C’est un samedi d’embouteillages. Les taxis vont et viennent, ils klaxonnent à temps et a contre-temps. Le carrefour est annimé par les vrombissement de motos et pollué par la nuisance sonore. Sur l’axe qui longe vers le marché Atangana-Mballa, les vendeurs à la sauvette comme d’habitude crient sous le soleil:  » venez me tromper, venez me tromper »  » 100 f, 100f la culotte ». Bref, l’ambiance est celle des jours ordinaires.

Poste centrale et boulevard du 20 mai

Malgré la forte présence des « hommes en tenue » et des agents de renseignements, nous avons réussi a prendre discretement cette photo. Comme ailleurs, pas de mobilisation, pas d’attroupements, si c’est n’est ceux des des policiers ou gendarmes visiblement oisifs, puisque les « clients » attendus peinent à arriver. Les vendeurs de clés USB, et autres accessoires des télephones portables exercent normalement. La ville est tranquille, le Mrc n’est pas présent.

À l’Avenue Kennedy, le seul bruit qui raisonne à l’oreille, c’est celui des prix des costumes proposés par les appacheurs( ces revendeurs qui viennent proposer des vêtements aux passants). Du côté du marché central, la chanson foup-fap de Nyangono du sud étouffe tout un marché. Les rues sont saturées par les clients et les commerçants, on ne pense pas à la politique les grandes vacances sont dejà là, nous repond une dame. Où sont dont passer les militants du Mrc? Peut-être ont-ils choisi des itinéraires moins stratégiques que ceux cités. Tout est possibles.

https://biyooellainfos.data.blog/2019/06/01/mrc-ou-est-tu-je-te-cherche-a-la-poste-centrale-en-vain/

Jean charles Biyo’o Ella

St.E. Bidoung: « ces évêques Camerounais qui ont bu du sang »

C’est un Coup de griffe de l’adjoint au maire de yaounde 6, grand militant du parti au pouvoir le Rdpc. Il réagit sur le comportement affiché par le clergé camerounais vis-à-vis des obsèques de martin Belinga Eboutou. L’ancien directeur du cabinet civil de la présidence de la République inhummé le samédi 8 juin à Nkilzok son village natal dans l’arrondissement de Zoételé région du Sud Cameroun, est décédé le 8 mai 2019 à Génève en suisse de suite de maladie.

Saint E. Bidoung adj au maire yde 6

[Mes Seigneurs vous avez péché]!

Je ne tremble pas devant la mort d’un homme, c’est le sort qui nous est inévitablement réservé à tous, sans distinction de fortune ou de prestige ; d’âge ou de force.
Je m’offusque devant ces faux apôtre, ces faux justes, ces donneurs de leçon, ces redresseurs de torts, ces pécheurs qui troublent l’évangile.
Je m’insurge contre ces juges en soutanes avec des têtes de suppôts du diable coiffés de la calotte pourpre qui ont longtemps dîné à la table du diable en personne, du diable incarné, partageant pas des coupes de vin, mais des coupe de sang, pas du sang de Jésus Christ, mais du sang humain. Ces hommes qui ont scellé des alliances, des pactes avec Martin Belinga Eboutou. Ces hommes qui ont mangé et bu dans le creux de sa main à bouche que veux-tu et à gorge déployé. Ces « saints » que je n’oserai plus appelés « Monseigneur » pour celui-ci, « monsieur l’abbé » pour l’autre.

Un bal de sorciers

L’église catholique qui est au Cameroun vient d’ouvrir le bal des sorciers, autour du corps de Martin Belinga Eboutou. Une danse macabre, en présence de Lucifer et de toute sa Cour au grand complet à Yaoundé. Mes Seigneurs, je prie pour vous ! que dieu Tout-Puissant vous pardonne vos péchés et surtout votre ignorance du droit Canon. L’Ecriture céleste est sacrée et ne doit aucunement s’efface sur le tableau de sang, d’hypocrisie et de perdition, dans ce cas, La mort devient violente et douloureuse surtout quand le prêtre, serviteur de Dieu et garant des âmes des vivants est de plus en plus actif dans l’euthanasie spirituelle.
Violation du secret de la confession
Un petit rappel des enseignements que vous avez reçu dans ce lieux que les puritains appellent séminaire, mais heureusement n’ont formé que des gens comme vous, messieurs les abbés et évêques : « Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit » (Code de droit canonique, canon 983 § 1). De plus, « Ce secret, qui n’admet pas d’exception et s’appelle « sceau sacramentel », car ce que le pénitent a manifesté au prêtre reste « scellé » par le sacrement » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1468).
« L’utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d’indiscrétion est exclu » (Code de droit canonique, canon 984 § 1).

Ainsi dit, le comportement peu ou pas très catholique du Clergé catholique romain camerounais, vis à vis des obsèques Martin Belinga Eboutou, prouve que ce dernier aura été à la confession chez l’un de ses faux dévots qui mangeaient à sa main ; qu’il aurait avoué des fautes humaines ( que seuls les prélats connaissent donc) comme le recommande la Bible et que ces confessions ont été partagés au sein du clergé. Au grand mépris du droit canonique. Car cette table des lois qui régit l’Eglise catholique est claire comme l’était Jésus-Christ: Le prêtre est tenu par la très stricte obligation de ne révéler absolument rien de ce que le pénitent a dit en vue de recevoir l’absolution, sous peine d’encourir des sanctions très sévères : la violation directe du secret sacramentel comporte « une excommunication latæ sententiæ, « de sentence [déjà] prononcée », réservée au Siège apostolique ; celui qui le viole d’une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit » (Ibid., canon 1388).

« Qu’en sera t-il de vos actes de pédophilie, d’homosexualité et d’appartenance aux loges sataniques« ?

Ce qui est dit du confesseur, quant au secret à tenir et à la sanction pour violation, Votre attitude prouve que vous avez violé et répandue si ce n’est entre vous, du moins dans le public de vos habitudes mondaines et sataniques, ce que ce pauvre homme vous aurait dit et qui était un secret. Un secret entre lui et un seul prêtre, fût-il évêque ou archevêque. Ou pape. A l’unanimité et sans regarder l’enfer qui vous attend après que vous y ayez conduit des âmes dont vous aviez la charge, vous l’avez condamné.
Qu’en sera-t-il de vos actes de pédophilie, d’homosexualité, d’adultère, de concussions mafieuses; qu’en sera-t-il de vos appartenances à des loges sataniques, de vos cupidités, du sang qui coulent dans sur les murs des sacristies (crimes rituels et châtiments démoniaques) et des pleurs que vous étouffez dans les couvents et les noviciats? que fait-on de ces curés qui parcourent nos villages semant à tout vent désolation, consternation, adultère, bénissant les cocus, faisant des enfants qu’ils ne reconnaissent pas. Que fait-on de cet autre curé qui a transformé son église et la sacristie en baisodrôme de fornication, que fait-on de ceux qui ont institutionnalisé le GOD BUSINNESS ? Où est le pardon pour lequel Jésus-Christ est mort sur la Croix?

Quand les vengeurs sont eux-mêmes souillés
Qui voulez-vous venger, mes Seigneurs? qui voulez vous moraliser? le mort ou les vivants? la morale n’a de sens que si c’est une valeur commune. N’avez-vous pas lu la Bible ce matin? Elle dit: « Pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à tous ceux qui pèchent contre nous » (Luc 11:4). Ou encore Hébreux 10:30 «Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple. » Et 1 Samuel 26:10 «Et David dit: L’Eternel est vivant! C’est à l’Eternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu’il meure, soit qu’il descende sur un champ de bataille et qu’il y périsse. » Ce clergé ignore, à travers leurs attitudes, que nous sommes tous imparfaits (Jacques 3:2). Tout comme nous aimons être pardonnés, nous devons aussi pardonner aux autres (Matthieu 7:12) seul Dieu a le monopole pour juger les vivant et les morts.

Des prêtres qui bagarent pour des enveloppes d’argent

Pensez-y, chers sacristains à ces enveloppes bombées que vous alliez souvent prendre à l’aube et au crépuscule, furtivement, chez «Bishop» au quartier Ahala dans la périphérie de Yaoundé. Chez Martin Belinga Eboutou, sans doute le plus grand bailleur de fond des prêtres et de l’Eglise catholique du Cameroun de ces dernières années. Les témoins à Ahala-barrière affirment que des prêtres catholiques manquaient d’en venir aux mains et de s’entredéchirer les soutanes chaque matin pour dire juste une courte messe sur la véranda de “ Bolingo”. Pour de l’argent. Des animosités persisteraient encore jusqu’à ce jours entre des prêtres de Yaoundé, au sujet des offices religieux matinaux quotidiens chez le “ DCC”, et sur les partages des contenus des enveloppes qui suivaient ces messes que nous pouvons qualifier désormais de sataniques. Des messes qui ne servaient donc pas à sauver une âme, mais à engraisser vos grosses bedaines.
Après les obsèques de Martin Belinga Eboutou, il vaudra mieux penser à une séance de délivrance de tous ces prêtres et évêques, Tartuffes en calottes et soutanes, suppôts du diable qui divulguent les secrets des confessions./. Ne jugez pas de peur que vous ne soyez jugé. Nous savons tous que l’entée au paradis est conditionnée par la présentation de œuvres, (Jaques). Quand Saint-Pierre portier du paradis demandera à Belinga Eboutou, ou sont tes œuvres? il répondra: Très Saint Père, sur une pierre, j’ai bâti comme toi une église au nom de notre seigneur. Combien sont ils à pouvoir le dire? Seul Dieu sonde les cœurs et les reins. Et si Martin Belinga Eboutou s’était repenti devant son Dieu sur son lit d’hôpital? allez donc savoir.
Grâces éternelles soient rendues à la puissance au-dessus de l’ordinaire des hommes et à l’infinie. Incomparable sagesse de Dieu qui, dans sa grandeur et son mystère, a caché les méandres de la mort à l’Homme. Cette sublime sagesse de Dieu a rendu l’Homme stupide au point que ce dernier ne voit dans la mort d’un semblable que banalités et futilités, héritages, succession, vengeance et rétribution ; instants morbides de joies et de fantasmes. Que le peuple de dieu cesse périr faute connaissance. Mes seigneurs, je prie pour vous, vous avez péché, que le seigneur vous pardonne. AMEN.

Saint Eloi Bidoung sur facebook

Les photos, les fênêtres et les intertres sont de l’administrateur du blog

Michel Thierry Atangana reclame plus de 300 milliards de fcfa à l’Etat du Cameroun

Les avocats du franco-camerounais ont saisi le chef de l’Etat, Paul Biya au mois de février dernier d’une requête aux fins de règlement définitif des aspects financiers de son dossier d’indemnisation et de réhabilitation.

Cinq ans après sa libération, le français d’origine camerounaise Michel Thierry Atangana attend toujours le règlement définitif des aspects financiers de son dossier d’indemnisation et de réhabilitation.

Michel T Atangana

Selon l’un de ses avocats, Me Charles Tchoungang, Michel Thierry Atangana «attend toujours réparation pour ses 17 années de détention. A savoir le versement d’indemnités soit 1,512 milliards de FCFA, pour salaires bloqués depuis vingt-deux ans et 17 milliards de FCFA pour ses biens immobiliers saisis et laissés à l’abandon. Il y a surtout la réclamation d’une créance se chiffrant à 338 milliards de FCFA par un consortium de 12 sociétés franco-européennes dont M. Atangana était le mandataire», explique l’avocat.

D’après le quotidien Le Jour édition du jeudi 6 juin 2019, «le dossier est bien connu des autorités camerounaises. Le chef de l’Etat a ainsi signé en date du 27 mai 1991 un décret habilitant le ministre des Finances à signer la convention de régularisation et de règlement définitif desdites créances. La créance a été confortée ensuite par une instruction du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République le 19 août 2011. Le délégué général à la Sûreté Nationale, lui, chiffrait la créance à la somme de 278 milliards de FCFA après enquête minutieuse de ses service en 2012», précise le journal.

Toujours au sujet de cette créance, le journal d’Haman Mana rappelle que le 1er février 2016, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire a mis en place un groupe de travail interministériel. Dans son rapport rendu en 2017, ce groupe de travail «note que les créances alléguées existent bien et sont à la charge de l’Etat du Cameroun».

Sans nouvelles depuis, «les avocats de Michel Thierry Atangana ont saisi le chef de l’Etat le 13 février dernier d’une requête aux fins de règlement définitif des aspects financiers de son dossier d’indemnisation et de réhabilitation intégrales. Cette action venait en appui à celle du cabinet d’avocats Dupont Moretti et Antoine Vey, avocats au Barreau de Paris qui font partie du pool des conseils de M. Atangana», peut-on lire dans le journal

Sources: Le Jour, cameroon-info

Arrestation du président de la CAF, la réaction de la Fifa

La fédération internationale de football association (fifa) a réagi ce 6 juin à l’interpellation par la justice française pour besoin d’enquête, du président de la conféderation africaine de football (caf)

Communiqué fifa

Les faits
Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif), a appris Jeune Afrique. Selon nos informations, cette interpellation serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Technical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer

Ahmad pdt Caf

Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros). « Toutes les décisions ont été prises de manière collégiale » et « transparente », s’était défendu mi-avril le patron du foot africain.

L’arrestation intervient alors qu’Ahmad Ahmad se trouvait à Paris pour assister au congrès de la Fifa, qui a abouti à la réélection du président Gianni Infantino.

Comme quoi, on ne badine pas avec les « hommes saints » et autres « Marabouts » de la Tunisie, et on ne l’accuse pas impunément, de tous les torts.

Source: Jeuneafrique.com

Grand imam de douala fait volte-face »je n’ai pas démissionné »

Après avoir annoncé sa démission le 5 juin aucours de la prière de la fête du ramadan, le grand imam de la ville de douala revient sur sa décision. Il est catégorique, » je n’ai pas dit que je demissionnais de mes fonctions. Je ne suis pas responsable de ce qui est arrivé aux élèves »

Retrouvez ci-joint, les deux versions d’un même imam « homme de Dieu ». Sa démission et sa volte-face.

Ici, l’Imam Ibrahim Moubarak dit qu’il démissionne parce qu’il n’a pas été compris par qui de droit. Il demande par ailleurs pardon aux parents et aux élèves pour le désagrément causé suite au ferié manqué qui a joué sur l’emploi du temps des élèves au Bepc au Cameroun

Là, il fait sa volte-face. » je n’ai pas demissionné de mes fonctions de grand imam de douala. Et je ne suis pas responssable de ce qui est arrivé aux élèves.

Propos recueillis par jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: le grand imam de douala démissionne en plein Ramadan

L’iman Ibrahim Moubarak a jeté l’éponge  mercredi 5 juin en pleine célébration de la fête du Ramadan.

       Imam Ibrahim Moubarak


Le Cheick Ibrahim Mourack n’a pas dirigeré l’humiliation. Le grand imam de la ville de douala par ailleurs président du conseil des imams, des mosquées et des affaires islamiques a décidé se retirer, pas n’importe quel jour, le jour de la fête du Ramadan. Motif, l’imam expliqu« en démissionnant, et en laissant une continuité pour les prochains Ramadans par les autresvoyant ma défaillance, pour avoir fait une annonce qui n’a pas été prise en compte par qui de droit, et par une communauté, et que les gens sans autorisation, qui non aucun arrêté qui reconnaît et qui donne le droit à cette commission nation nationale( du croissant lunaire),  d’agir de manière exclusive sur la question de vison. C’est pour cette raison que j’en ai fait le mien et j’en tire la responsabilité ».
À l’origine du problème, l’imam Moubarak, avait annoncé la fête du Ramadan pour mardi 4 juin. https://biyooellainfos.data.blog/2019/06/04/cameroun-la-guerre-des-imams-sur-le-croissant-lunaire/
À travers un communiqué qui a cirulé sur les résaux sociaux, ce dernier était catégorique «  la lune sera observée par télescope sur une partie de l’Asie et l’Amérique. Elle couvrira dans les heures qui suivront une bonne partie du monde. Cela dit, le mardi 4 juin sera le 1er Chawal 1440 et par conséquent, le jour de la fête de fin de Ramadan dans la majorité du monde ».

Cependant sur la chaîne de télévision privée camerounaise Canal2 Intenational, le coordonnateur du conseil des imams et dignitaires musulmans a  pris le contrepied de son confrère. Sans le citer nommement,  il a estimé « qu’il ya des gens qui sont en quête de notorieté et de publicité. Ils sont allés en marge de la loi ». Il a ajouté que seul « la commission nationale du croissant lunaire est habilété à donner l’information ». Une guerre entre deux  » hommes de Dieu » qui a perturbé le programme des examens officiels au Cameroun. Certains candidats qui avaient cru que le Ramadan devait avoir lieu mardi 5 juin et par conséquent, la journée devait être fériée, ne sont pas allés à l’école. Et pourtant, c’est n’était pas le cas. Ces candidats ont malheureusement perdu cette journée et du coup, sont éliminés de l’examen.

      Élève victime du ramadan


En demissionnant donc devant ses fidèles, l’imam Moubarak a « demandé pardon à tous les camerounais, à tous les parents d’élèves pour ce désagrément ». ‘Le desormais ex imam ajoute, « lorsqu’une communauté religieuse ne reconnaît pas les efforts que vous concentez », il ya de quoi se retirer. Il reste convaincu qu’il avait raison car « dèsque la lune apparaît sur une partie quelconque de la Terre, cela confirme que les calculs sont nets ».
En rappelle, le Cameroun est le seul pays de l’Afrique centrale qui n’a pas fêté le Ramadan le 5 juin, au motif que la commission chargée d’observer la lune, ne l’aurait pas apperçu.

             Jean charles Biyo’o Ella

Can 2019: le Tas rejette le recours des îles comores

Le tribunal arbitral de sport basé à Lausanne en Suisse a rejeté ce 4 juin, le recours deposé par la fedéfation comorienne de football, au sujet de sa disqualification pour la can 2019 en faveur du cameroun.

C’est un ouff de soulagement pour tout un pays! Le Cameroun peut enfin respirer! Le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par la Fédération de football des Comores (FFC) qui espérait disputer la coupe d’Afrique des nations 2019, a jugé mardi 4 juin ses appels « irrecevables« .

La FFC avait saisi le TAS, qui siège à Lausanne, afin d’être réintégrée à la CAN-2019, qui se dispute en Égypte du 21 juin au 19 juillet.

Les Comoriens estimaient que la Confédération africaine de football (CAF) n’avait pas appliqué son règlement en ne sanctionnant pas le Cameroun, incapable d’assurer l’organisation de l’épreuve, finalement confiée à l’Égypte.

Le rêve brisé des Comores

Le TAS a jugé « irrecevables » les deux appels déposés par la FFC en janvier puis en février.

Se basant sur la réglementation de la CAF, le TAS semble ainsi mettre un terme aux rêves de réintégration des Comores.

Les juges arbitraux estiment en effet que « même en cas de disqualification de l’équipe nationale du Cameroun, une telle disqualification n’aurait aucune incidence sur le classement de l’équipe des Comores dans son groupe de qualification pour la CAN 2019 et qu’il lui était ainsi mathématiquement impossible de se qualifier pour cette compétition »C’est donc la joie dans tout le pays. Les lions indomptables rêvent rempiler après la la sacre de 2017 au Gabon. La can 2019 débute le 21 juin 2019 avec en match d’ouverture le pays hôte, l’Egypte contre le Zimbabwé. La finale est prévue le 19 juillet.

            Jean charles Biyo’o Ella

Crise anglophone: neuf Ong saisissent le conseil de sécurité de l’onu

A travers une lettre ouverte, ces organisations non gouvernementales demandent au gendarme mondial de frapper du point sur la table en inscrivant officiellement la question du Cameroun à l’ordre du jour de son agenda

Séparatistes armés neutralisés

« Sans action rapide du conseil de sécurité de l’onu , la situation en zone anglophone du Cameroun risque d’empirer. »
C’est sur ce levier qu’Amnesty International, Human Rights Watch, Centre mondial pour la responsabilité de protéger, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Nouveaux droits de l’homme au Cameroun (NDH – Cameroun), Organisation mondiale contre la torture, Église presbytérienne (États-Unis) et Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale s’appuient pour appeler à une intervention de l’onu ay cameroun.

Les neuf Ong toutes spécialisées dans les droits humains reviennent tout d’abord aux origines de cette crise qui aujourd’hui a fait plus de 1800 morts, selon l’International Crisis group. Les régions anglophones du Cameroun sont en crise depuis la fin de l’année 2016, lorsque des avocats, des étudiants et des enseignants anglophones ont commencé à protester contre ce qu’ils considéraient comme leur sous-représentation et leur marginalisation culturelle par le gouvernement central. En réponse disent les neuf organisations « les forces de sécurité gouvernementales ont usé de la torture et détenir au sécret les personnes soupçonnée d’être sécessionnistes, tandis que des séparatistes armés ont tué, torturé et enlevé des dizaines de personnes ».

Cameroun: la « guerre » des imams sur le croissant lunaire

Jusqu’à très tard dans la nuit du 3 juin 2019, les fidèles musulmans espéraient que la lune pourrait apparaître pour que le mardi 4 juin soit jour de fête.Mais tel n’a pas été le cas.  La fête de ramadan sera célèbréé le mercredi 5 juin au milieu d’une « guerre » de leadership entre imams et dignitaires musulmans.

        La lune attendue

       La guerre de leadership
Deux organisations apparemment aux mêmes objectifs se battent, s’entredéchirent et se contredisent sur qui est habilité à dire aux fidèles musulmans du cameroun si la lune a été appercue dans un bout du monde. D’un côté, il s’agit du Cidimuc, le conseil des imams et dignitaires musulmans que dirige Moussa Oumarou, et de l’autre côté, le Cocimai, le conseil camerounais des imams, des mosquées et des affaires islamiques, dirigé par  Ibrahim Moubarack Mbombo. À travers un communiqué qui cirule sur les résaux sociaux, ce dernier était categorique » la lune sera observée par telescope sur une partie de l’Asie et l’Amérique. Elle couvrira dans les heures qui suivront une bonne partie du monde. Cela dit, le mardi 4 juin sera le 1er Chawal 1440 et par conséquent, le jour de la fête de fin de Ramadan dans la majorité du monde ».
Cependant sur la chaîne de télévision privée camerounaise Canal2 Intenational, le coordonnateur du conseil des imams et dignitaires musulmans prend le contrepied de son confrère. Sans le citer nommement, estime  » qu’il ya des gens qui sont en quête de notorieté et de publicité. Ils sont allés en marge de la loi ». Il s’ajoute que seul  » la commission nationale du croissant lunaire est habilété à donner l’information ».

        UNE VIELLE « GUERRE« 

               Moussa Oumarou  

              Ibrahim Moubarak


Le 9 janvier 2019, le président de la République reçoit les vœux des corps constitués nationaux et autres associations religieuses.  Les musulmans sont représentés par Moussa Oumarou président du Conseil des imams et dignitaires musulmans du Cameroun. Il n’en fallait pas plus pour que le Conseil Camerounais des Imans, des mosquées et des Affaires Islamiques qui lui n’a pas été invité au palais voit rouge et se fende d’un communiqué aux allures de mise au point. 
« Le Conseil Camerounais des Imans, des Mosquées et des Affaires Islamiques (Cocimai) […] porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale qu’à la lumière de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 régissant les associations religieuses, trois associations musulmanes bénéficient du décret présidentiel les autorisant à exister », signe Cheikh Ibrahim Moubarak Mbombo, président du Cocimai
Au Cidimuc, on se gausse de la colère du Cocimai. Le président du Cidimuc,  Moussa Oumarou, rappelle que son association existe en vertu de la loi de 1990 sur la liberté d’association ; et qu’en la matière et selon la hiérarchie des normes juridiques, la loi est supérieure au décret. « Je ne traite pas avec les illettrés », lâche-t-il avant de noter avec fierté qu’il était le seul représentant du Cidimuc à saluer le président de la Répubfidèle

              Pauvres fidèles Que cache cette guerre leadership  entre dignitaires? Difficile d’y répondre. Mais au mileu de ces tensions, le simple fidèle musulman ne sait pas à quel saint se vouer.Toufois, en attendant la célebration de la fête mercredi 5 juin, les fidèles restent en prières. Entretemps dans familles, les préparatifs s’intensifient pour être prêt le jour dit.
             Jean charles Biyo’o Ella

Production du gaz domestique, le gouvernement camerounais confesse son échec

Le ministre du commerce Luc Magloire Mbarga l’a fait savoir dimanche 2 juin aucours d’une conférence de presse à yaounde, en rapport avec l’incendie de la Sonara.

Livraison du gaz domestique importé
dépôt de gaz domestique

L’incident survenu à la sonara affecte très faiblement l’approvisionnement des produits en gaz domestique au cameroun, dans la mesure où des IMPORTATIONS constituent à peu près 80℅ de l’approvisionnement nationale. Le ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana explique par là que la Sonara, la société nationale de raffinage dont l’usine de production a volé en fumée le 31mai, ne produit que 20℅.

Incendie-Sonara: pas d’incidence sur le prix du carburant

Les assurances sont du ministre camerounais du commerce, qui prenait cet engagement le 2 juin 2019, devant la presse, pour veiller sur les prix des produits pétroliers à la pompe, surtout en cette période de non production de la societé nationale de raffinage

station service

Pour ce qui est du manque à gagne des marqueteurs qui importent, le membre du gouvernement fait savoir que ceux-ci sont pris en chager par l’Etat.

Les prix restent constant. Le super à yaounde et douala est, et reste à la pompe 630fcfa le littre, le gazoil 575fcfa le littre et le petrole lampant 350fcfa le littre. Pour ce qui est du gaz domestique, son prix restent lui aussi inchangé c’est-à-dire 6500 fcfa pour la bouteille de 12,5kg. « Il est donc hors des quetions que certains se permettent de spéculer sur les prix, sous-prétexte qu’il y aurait une pénurie des produits pétroliers au cameroun, à cause de l’incendie de la sonara ». Luc magloire insiste sur le gaz domestique. Pour lui, l’incident de limbe « affecte très faiblement l’approvisionnement des produits en gaz domestiques au cameroun, dans la mesure où », dit-il, « les importations en gaz ont toujours constitué à peu près 80% de la quantité nationale ». S’il regrette tout comme le reste du gouvernement la destruction du circuit de production de la sonara, il relève cependant que le fait qu’on importe le gaz durant cette « période morte » à la sonara n’est pas un élément nouveau. Puisque le Cameroun importe, méme quand il ya production à la Sonara.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun : « l’incendie de la Sonara n’est pas d’origine criminelle »

Trois membres du gouvernement camerounais en charge de la communication, de l’eau et de l’energie, et du commerce étaient face à la presse le 2 juin 2019, pour faire le point de explosion de toute une unité de production de la Sonara, la Société nationale de raffinage le 31 mai 2019.

Unité de production de la sonara après les flammes

« D’après les premières informations mises à notre dispisition, on est à même de dire que cet incendie n’est pas d’origine criminelle, mais plutôt accidentelle ». C’est en ces termes que René Emmanuel Sadi, ministre de la communication porte-parole du gouvernement a tenté de rassurer l’opinion publique, sur ce drame enregistré à Limbe, dans la région du Sud-ouest, foyer de tensions sécessionnistes, le 31 mai 2019. Des assurances pour de dissiper tout commentaires qui visant à donner du crédit sur une vidéo qui fait le tour de la toile ces derniers jours, montrant un individu qui semble revendiquer cet accident.

Neanmoins, le porte-parole du gouvernement fait savoir que le chef de l’Etat a instruit une enquête pour faire toute la lumière sur les cause et les circonstances réelles de cette explosion. D’après le ministre de l’eau et de l’energie,  » le vendredi 31 mai autour de 21h55min, il s’est produit une explosion dans la chaîne de raffinage de la Sonara. Et cette explosion a produit des flammes qui ont consummé quatre des treizes circuits de raffinage mettant en arrêt tout le processus de raffinage de la sonara ».

Conférence de presse gouvernementale

Rehabilitation

Il faudra une douzaine de mois pour remettre à jour cette chaîne de production » a relevé le patron de l’eau et de l’inergie. Cependant précise t-il, cela ne signifie pas que la Sonara est fermée, que non! Au contraire! Pour ce qui est de l’approvisionnement du marché, Gaston Eloundou Essomba tempère,  » le marché camerounais est approvisionné par deux sources: les importations, et la production locale. En début de chaque moi, le ministre de l’eau et de l’énergie que je suis préside chaque mois une réunion pour l’approvisionnement du marché. On fait des prévisions des besoins du marhé qu’on confronte au volume de ce que la Sonara se propose de mettre sur le marché. Quand il ya un gap, on procéde à des importations. Donc, c’est n’est pas un fait nouveau. Pendant cette période d’arrêt de la Sonara, nous allons procéder aux importations ». Conclut Gaston Eloundou Essomba.

Jean charles Biyo’o Ella

Mrc où es-tu? Je te cherche à la poste centrale en vain

Boulevarde du 20 mai ce 1er juin

C’est un centre ville de yaounde plutôt tranquille ce samedi 1er juin 2019. Les usagers vont et viennent, les taxis roulent et klaxonnent comme ils le font au quotidien. Pas d’affluence spéciale qui annonce une marche de contestation d’un parti politique. Au rond point de la poste centrale, comme on s’y est habitué il ya quelques mois, les vehucules de la police et de la gendarmerie sont garés. Sous des arbres verdoyant arrosés par une fine pluie, des policiers et gendarmes sont assis matraques à la main à l’attente d’eventuels clients. Le ciel est bleu, un vent frais souffle, et l’oxygène est abondant. Au boulevard du 20 mai, le ministère de la promotion de la femme et de la famille prie pour la paix au Cameroun. Yaounde est plutôt tranquille.

Où sont passés les militants du Mrc qui devraient marcher ici, demande un Journaliste à un jeune commerçant? Et à lui de répondre, est-ce quoi toi tu les a vu ici! Or, à la veille[31mai], le premier vice-président du parti de Maurice Kamto annonçait une marche par force dès ce 1er juin, question de dire non à ce que le parti avait appelé au lendemain de la presidentielle du 7 octobre 2018, le hold-up élèctoral. De plus, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun voulait marcher pour exiger la liberation de son leader Maurice Kamto et ses alliés, detenus à la prison centrale de yaounde. Et enfin, il dit décrier la gabegie financière de la can 2021 et l’escalade de violences dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun.

Reaction de l’autorité
Le 31 mai, le préfet du département du Mfoundi Jean Claude Tsila a interdi ces marches dites blanches du parti de Maurice Kamto. Marches prévues les 1er;2; 3 et 8 juin 2019, dans son territoire de commendement, selon un communiqué lu à la radio nationale. Le préfet soulignait que c’est dans l’optique de prévenir des troubles à l’ordre public. Dans ce communiqué, il mettait en garde tout contrevenant à cette décision. Car celui-ci s’expose à la rigueur des lois en vigueur au Cameroun. Le préfet a appelé par ailleurs tous les sous-préfets de la ville de yaounde, le commandant de groupement de gendarmerie territoriale du Mfoundi, les commandants de compagnies de gendarmerie de la ville de yaounde, et les commussaires centraux de yaoundé à faire appliquer cette décision.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun : une collecte de fonds lancée pour la tombe de St Lazare Amougou

L’initiative est du Journaliste Tobie Atangana qui a suivi l’appel de la famille du regreté Saint Lazare Amougou, qui aimerait voir la demeure de celui qu’on appelait « Nyamoro » avec une pierre tombale digne de son nom.

Model pierre tombale

Budeget des travaux

Le coût estimatif de cette œuvre selon deux expertises oscille entre 675 000 et 720000 incluant les axes de dépenses ci-après :
-L’élévation
– les fers
– le ciment
– le sable
– le gravier
La Pierre tombale
– le coulage
– la tôle
– la grille de protection
– la main d’oeuvre
– les carreaux
– transportPour contribuer, un forum wahtsapp a été crée par l’initiateur du projet Tobie Atangana à contacter au +237675163825. Forum qui réunit les animateurs, journalistes, familles biologique, amis et tous ceux qui ont connu ou aimé le grand animateur radio décédé en 2007 de suite de maladie.

Tombe actuelle de St Lazare A

Sous ces trois parpaings se trouve la tombe du présentateur de l’émission mytique « Question de Temps » diffusée en cette époque à la crtv Fm 94. Ici, rien n’indique, qu’un célèbre animateur de sa trame, le père des « FM » à Yaounde y a été inhumé. Pas de pierre tombale sinon ces trois parpaings, pas un simple hangar pour mettre le patriarche du micro à l’abri de la pluie et du soleil. La tombe est traversée par les moutons est les chèvres. Saint Lazare Amougou est abandonné. « Nyamorro » pleure dans sa tombe. « Nyamoro » a besoin d’une pierre tombale digne de lui et un hangar pour le mettre à l’abri des intemperies. »Nyamorro »a besoin d’une demeurre honorable.

La famille de Saint Lazare Amougou est très limitée financièrement. Elle appelle donc aujourd’hui toutes les âmes de bonne volonté et tous ceux qui ont aimé St Lazare à faire quelque chose pour ce grand du show-biz arraché à la vie en janvier 2007 de suite d’une longue maladie. Auteur de plusieurs programmes radio et télé à l’instar de « le volcan hit-parade »; « Question de temps »; « café de Nyamoro’ etc. C’est de lui qu’est tirée la fameuse phrase » stop chrono, question de temps ».

Le digne fils du village MEKOM petit village situé à une trentaine de kilomètre dans l’arrondissement de Ngoulémakong région du sud Cameroun est un ancien employé de la CRTV, l’office de radio télevision nationale. Il est le pilier du label FM au Cameroun, source d’inspiration des milliers d’animateurs des médias. Il a communiqué pour et sur les cultures d’ici et d’ailleurs. Plusieurs générations d’artistes ont vu leur image hissée au plus niveau grâce à sa verve. Malheureusement, la mort va finalement avoir le dessus sur celui qui se faisait appeler le meilleur animateur du continent, y compris des îles de Madagascar, des Caraïbes, l’océan Pacifique.

Jean charles Biyo’o Ella

Incroyable ! Sous ces trois parpaings repose Saint Lazare Amougou

C’est avec une douleur profonde et une compassion aiguë, que nous partageons ces images du moins, ce qui reste du grand Saint Lazare Amougou, l’animateur radio et télé qui a fait rêver des générations.

Vue d’ensemble de la tombe de St Lazare Amougou

Sous ces trois parpaings se trouve la tombe du présentateur de l’émission mytique « Question de Temps » diffusée en cette époque à la crtv Fm 94. Ici, rien n’indique, qu’un célèbre animateur de sa trame, le père des « FM » à Yaounde y a été inhumé. Pas de pierre tombale sinon ces trois parpaings, pas un simple hangar pour mettre le patriarche du micro à l’abri de la pluie et du soleil. La tombe est traversée par les moutons est les chèvres. Saint Lazare Amougou est abandonné. « Nyamorro » pleure dans sa tombe. « Nyamoro » a besoin d’une pierre tombale digne de lui et un hangar pour le mettre à l’abri des intemperies. »Nyamorro »a besoin d’une demeurre honorable.

La famille de Saint Lazare Amougou est très limitée financièrement. Elle appelle donc aujourd’hui toutes les âmes de bonne volonté et tous ceux qui ont aimé St Lazare à faire quelque chose pour ce grand du show-biz arraché à la vie en janvier 2007 de suite d’une longue maladie. Auteur de plusieurs programmes radio et télé à l’instar de « le volcan hit-parade »; « Question de temps »; « café de Nyamoro’ etc. C’est de lui qu’est tirée la fameuse phrase » stop chrono, question de temps ».

Le digne fils du village MEKOM petit village situé à une trentaine de kilomètre dans l’arrondissement de Ngoulémakong région du sud Cameroun est un ancien employé de la CRTV, l’office de radio télevision nationale. Il est le pilier du label FM au Cameroun, source d’inspiration des milliers d’animateurs des médias. Il a communiqué pour et sur les cultures d’ici et d’ailleurs. Plusieurs générations d’artistes ont vu leur image hissée au plus niveau grâce à sa verve. Malheureusement, la mort va finalement avoir le dessus sur celui qui se faisait appeler le meilleur animateur du continent, y compris des îles de Madagascar, des Caraïbes, l’océan Pacifique…

Domicile familial de St Lazare A

Depuis ses obsèques, St Lazare Amougou, ne va pas bénéficier de la reconnaissance de ses publics. L’on peut tristement se souvenir de cette veillée avec corps au camp SIC Tsinga devant un groupuscule de personnes et la totale à son enterrement dans son village natal en l’absence totale des artistes et de ses nombreux fans.

Des interrogations

« Doit-on penser que l’état de sa tombe aujourd’hui relève de l’ingratitude » ? S’interroge un Journaliste spécialiste de la culture camerounaise. La mort efface t-elle tout le bien fait à une tierce de notre vivant ? Poursuit-il. Ces questions le journaliste, nous interpellent et nous convient à une réflexion sur notre propre mort.

Jean charles Biyo’o Ella avec l’aide du Dr. Tobie Atangana.

Police-Mrc: un bras de fer inévitable ce 1er juin 2019

Marche dispersée du Mrc

Le préfet du département du Mfoundi Jean Claude Tsila vient d’interdir les marches dites blanches du parti de Maurice Kamto. Marches prévues les 1er;2; 3 et 8 juin 2019, dans son territoire de commendement, selon un communiqué lu à la radio nationale. Le préfet souligne que c’est dans l’optique de prévenir des troubles à l’ordre public. Dans ce communiqué, il met en garde tout contrevenant à cette décision. Car celui-ci s’expose à la rigueur des lois en vigueur au Cameroun. Le préfet appelle par ailleurs tous les sous-préfets de la ville de yaounde, le commandant de groupement de gendarmerie territoriale du Mfoundi, les commandants de compagnies de gendarmerie de la ville de yaounde, et les commussaires centraux de yaoundé à faire appliquer cette décision.

Bras de fer
Quelques heures avant cette décision du patron territorial du département Mfoundi, le 1er vice-president du Mrc réunissait la presse nationale et internationale pour communiquer sur le plan de ces marches. Il rassurait qu’elles auront lieu « même par force » quelle que soient les conditions et les obstacles rencontrés les jours dits. Il est question disait Mamadou Mota, de dénoncer une fois encore, la situation sociopolitique au Cameroun en géneral, mais plus particulièrement celle du nord-ouest et Sud-ouest. Les deux régions anglophones du Cameroun font face depuis bientôt trois ans aux velleitées sécessionnistes qui ont basculé à une escalade de violence. Une violence qui à ce jour a fait plus de 1800 morts et environ 530.000 déplacés et des dizaines de mille de refugiés selon International Crisis Group. De chiffres que le gouvernement camerounais a toujours contesté

Jean charles Biyo’o Ella

MRC : « Nous allons marcher par force les 1er et 8 juin au Cameroun »

Mamadou Mota v/p Mrc

Mamadou Mota le 1er vice président du Mrc, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, a donné ce 31 mai une conférence de presse à yaounde. Objectif, faire le point sur les marches blanches contre le hold-up électoral que le parti projette dès ce 1er juin 2019. Il a rappelé que malgré la décision de l’autorité administrative qui a décidé interdir ces marches pour prévenir des troubles à l’ordre public, le parti reste jusqu’au-boutiste. « Ce ne sont pas les militants du Mrc qui vont marcher, mais ce sont les camerounais » a précicé Mamadou Mota. Il explique que cette marche se justifie non seulement par le fiasco de la Can 2019 que le Cameroun devait initialement organisé cette année avant que celle-ci ne lui soit rettirée par la caf, le budget colossale dépensé dans la consrruction des infrastructures, mais aussi et surtout ce qu’il appelle la « délégation de signature entre le président de la République et le sécrétaire général de la présidence de la Republique ». Puis la radicalisation de la crise dite anglophone, et enfin, il ya le cas Maurice Kamto président national du Mrc toujours détenu à la prison centrale de yaounde et une centaine de ses militants. Pour toutes ces raisons, Mamadou Mota signe et perciste, quelles que soient les barrières, ils vont marcher parcifiquement les 1er et 8 juin 2019 au Cameroun.

Jean charles Biyo’o Ella

Le BIR redonne le sourir aux populations du Nord-ouest

Le Préfet du département de la Menchum dans la région du Nord-Ouest, accompagné des autorités administratives, traditionnelles, religieuses et des centaines de riverains, a réceptionné le pont entièrement rénové de Mile 37, ouvrage d’importance stratégique sur la route Bamenda–Wum. Les travaux de réfection ont été conduits la Cellule Agencement de l’Espace Terrestre (AGESTER) du BIR.

En effet, en début d’année 2018, les sécessionnistes armés actifs dans la région du Nord-Ouest, après avoir par la force chassé les populations et spolié leurs biens, ont procédé à la destruction du pont de MILE 37, afin de limiter les mouvements des Forces et des populations. Le pont en ferrailles avait été saboté à plus de de 60%, rendant impossible toute traversée de personnes ou de véhicules. Se déplacer entre Bamenda et Wum était devenu un véritable supplice car il fallait contourner par des voies détournées et souvent impraticables, en plus de la menace de mort que faisaient planer ces terroristes.

Au bout de 06 mois d’efforts inlassables, la Cellule AGESTER du BIR a complètement reconstitué le pont. Le 17 mai 2019, il a été réceptionné par les autorités administratives.

Une campagne de distribution gratuite de denrées de première nécessité a été organisée au profit des nombreuses populations venues assister à la cérémonie.

Des travaux similaires sont en cours sur plusieurs autres infrastructures (ponts, routes, bâtiments administratifs, etc.). A terme, ils faciliteront et amélioreront les conditions de vie et de travail des populations et des Forces de Défense et de Sécurité.

Source: ACP

Crise anglophone : Une Ong accuse le gouvernement

L’organisation non gouvernementale « Refugees International » a publié le 29 mai 2019, un rapport intitulé Déni de crise: Le refus des dirigeants camerounais de reconnaître la crise fait peur aux donateurs

Refugiés crise anglophone

Les chiffres évoqués par l’ong Refugees International ne sont certes pas nouveaux, mais restent très alarmants. «1,3 million de personnes ont besoin d’assistance humanitaire, 530 000 personnes déplacées au sein de la population anglophone au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, environ 40 écoles détruites dans les régions anglophones, 42 500 enfants n’ont pas eu un accès continu à l’éducation au cours des trois dernières années».
Ces chiffres selon l’ong humanitaire sont balayés par les autorités camerounaises qui « nient la gravité du déplacement et les besoins humanitaires. » Plus grave encore, « l’armée tout comme les séparatistes restreignent sévèrement la liberté de circulation, empêchant les populations locales d’accéder à leurs terres et à des services de base. L’armée regulière et les séparatistes ont également pris des mesures visant à limiter l’accès des travailleurs humanitaires aux populations touchées par le conflit.»

Armée camerounaise au front

Reaction du gouvernement

Le 28 mai dernier, le ministre des relations exterieures Lejeune Mbella Mbella a rencontré les représentants des missions diplomatiques et représentants des organisations internationales accrédités à yaounde pour leur faire le point sur la situation sociopolitique au Cameroun. Le ministre a vanté les efforts de l’armée qu’il a qualifié de « républicaine » et rappeler que les organisations et associations exercent librement leurs activités au Cameroun. Il a dénoncé ce qu’il a appelé l’agenda précis des ong. Le Minrex estime que ces organisations sont instrumentalisées par les bailleurs de fonds pour mettre en oeuvre leur politique.

Jean charles Biyo’o Ella

Mbam et kim: des lions sèment la terreur dans la localité

Les éléveurs et autres populations vivent la peur au ventre depuis quelques semaines


En quelques jours, les félins ont déjà causé des dégâts considérables. Ils ont dévoré plus de 100 bœufs et des dizaines de chèvres. Au départ, l’on parlait de deux lions, mais sur la base des investigations et des rugissements, l’on signale aujourd’hui la présence de quatre lions et peut-être plus, en divagation dans les localités de Yoko, Ntui et Ngambe Tikar.

Pour andiguer la menace, le ministre des forêts et de la faune Jules Doret Ndongo, a annoncé, la création d’un Comité de veille qui sera chargé de sensibiliser les populations sur la présence de ces lions. Le ministre a saisi le délégué départementale à l’effet de mettre en collaboration avec l’autorité administrative locale, un comité de veille. Ce comité a pour rôle de sensibiliser les populations sur la présence de ces félins et de prendre quelques mesures dissuasives afin d’éviter qu’il y ait des confrontations entre ces félins et des éléveurs qui pourraient étre tentés de defendre leurs troupeaux. Ils doivent essayer de limiter au maximum les dégâts de ces félins.

Par ailleurs, l’on signale l’arrivé au Cameroun d’un expert allemand spécialisé dans la chasse aux lion. Le Dr Hans Bauer a organisé le 29 mai 2019, trois réunions de sensibilisation avec des populations du département du Mbam et Kim. Il est question d’indiquer auxdites populations les mesures préventives qu’il faut respecter pour minimiser les dégâts de ces fauves auprès des troupeaux de bœufs et des chèvres. Lesquelles populations si rien n’est fait en urgence risquent d’être dévorées avec leurs troupeaux.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun, vers la légalisation du parti politique de cabral Libii

Cabral Libii

Alors qu’il vient d’être investi à la présidence du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) pour se lancer à la course des élèctions municipales et législatives, Cabral Libii coordonnateur du mouvement 11 millions de citoyens risque de faire face à un serieux dilemme. Le ministre de l’administration territoriale vient de l’inviter à passer dans ses services compléter son dossier de légalisation de son parti politique Les Citoyens.

Invitation du Minat

Lenteurs administratives
C’est au mois de mars 2019, que Cabral Libii a déposé dans les services du gouverneur de la région du Centre, le dossier de création de son parti politique baptisé «Les Citoyens». Ceci conformement à la loi 90/056 du 19 décembre 1990 portant création des partis politiques au Cameroun. Ledit dossier a été examiné par les services compétents puis transféré au Ministère de l’Administration territoriale (Minat). Il convient de noter que le Minat est le seul habilité à autoriser l’existence légale d’un parti politique, au Cameroun. Il faut aussi souligner qu’en cas de silence gardé pendant 90 jours soit trois (3) mois à compter de la date de dépôt du dossier, auprès des services du gouverneur territorialement compétent, le parti peut lancer ses activités.Or alors que le temps légal n’avait pas expiré, que le coordonnateur du mouvement 11millions de citoyens criait dejà à des lenteurs administratives et au blocage de son dossier par le minat.

Dilemme
Suite au blocage du dossier de légalisation son parti politique au Minat comme il le laissait entendre, le leader mouvement Onze Millions de Citoyens, avait annoncé l’existence d’un “plan B”.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle a donc porté son choix sur le PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale) dont le Siège est à Kaele, pour l’investiture de ses camarades aux prochaines élections. Cabral Libii repondra t-il à l’invitation de Paul Atanga Nji pour completer son dossier? Va t-il se contenter de la confiance qui lui a été faite par le PCRN? Sachant qu’au Cameroun, une même personne ne peut être propriétaire de deux partis politiques.

Jean charles Biyo’o Ella

Cameroun: la poliomyélite est de retour!

La confirmation vient d’etre faite le 29 mai 2019 par le ministre de la santé publique, question d’attirer l’attention des populations.

Alors qu’on croyait avoir fini definitivement avec la poliomyélite au Cameroun, voici qu’un communiqué du ministre de la santé vient refroidir les espoirs.

 » Le ministre de la santé publique porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale de la survenue d’une nouvelle épidemie de poliomyélite, suite à la confirmation d’un cas de poliovirus de Type 2, détecté dans les prélèvements effectués dans l’environnement à Mada région de l’extreme-nord. » Cette situation ajoute le patron de la santé, « constitue une urgence de santé publique de portée internationale et un risque élévé de propagation du virus susceptible de compromettre les progrès dejà accomplis dans l’éradication de cette maladie ».

conséquences de la poliomyélite

Riposte urgente

Pour éviter la propation de cette épidemie très dangereuse, le gouvernement camerounais assure avoir dejà pris des mesures pour une investigation profonde et de l’organisation de la campagne de vaccination de riposte. L’objectif étant de stoper dans les 90 jours, la transmission du virus au sein de la population.

Comment se transmet la polio?

Le poliovirus sauvage (PVS) pénètre dans l’organisme par la bouche, dans l’eau ou les aliments qui ont été contaminés par les matières fécales d’un sujet infecté. Le virus se multiplie dans les intestins et il est excrété dans les selles du sujet infecté, par lesquelles il peut se transmettre de nouveau.

Quels en sont les symptômes?

Les premiers symptômes sont:

  • la fièvre;
  • la fatigue;
  • des céphalées;
  • des vomissements;
  • une raideur dans la nuque;
  • des douleurs dans les membres.

Qui risque de l’attraper?

La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de 5 ans.

Quelles en sont les conséquences?

Les conséquences de la poliomyélite sont les suivantes:

  • Une infection sur 200 se solde par une paralysie irréversible (des jambes, en général).
  • Parmi les sujets paralysés, 5 à 10% meurent lorsque leurs muscles respiratoires cessent de fonctionner.
  • Existe-t-il un traitement?

Non, il n’y a pas de traitement contre la poliomyélite. Il est seulement possible de la prévenir par la vaccination. Il existe un vaccin sûr et efficace: le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO). Le VPO est un outil essentiel pour protéger les enfants contre la poliomyélite. Administré à plusieurs reprises, il leur confère une protection à vie.

Jean charles Biyo’o Ella

Confrontation Paul Chouta-Calixte Beyala à la Pj

Le cyber-journaliste et la célèbre écrivaine camerounaise sont auditionnés ce 29 mai à la police judiciaire de yaounde.

Paul Chouta(à g) Calixte Beyala(à d)

Retour sur les faits

Paul Chouta a été interpellé hier dans la nuit au carrefour Biyem-Assi par six policiers en civil. Tout est, en effet, parti du ciblage d’un de ses amis qui a été traqué par ces fins limiers au campus de Nkol Bisson dans l’arrondissement de Yaoundé VIIème. Cet étudiant en Traduction était, d’ailleurs, en plein examen en salle de composition. C’est dans l’après-midi qu’il a été épié et suivi par des sbires, qui étaient à la recherche de P. Chouta. C’est ce dernier qui a permis à ces bidasses de retrouver le promoteur de la page Tgv de l’info à Biyem Assi au point de l’interpeller sans qu’il ne lui soit présenté ni un mandat d’arrêt, ni une convocation déterminée relative à une plainte quelconque. D’après des sources crédibles, l’ami de P. Chouta, qui a aidé à sa localisation, a été intimidé, sermonné, menacé et cuisiné par ces agents de la police, qui ont, in extremis, réussi à le conduire où il se situe au point de l’arrêter sur le champ. Paul était accompagné d’un des amis qui lui est proche. Ces policiers ont fait savoir à Chouta que des enquêteurs veulent, juste, faire certaines vérifications le concernant. De quoi s’agit-il? Mystère au moment où il était aux arrêts.

D’abord sans nouvelles de ce web journaliste dans la nuit d’hier, c’est vers 22h que nous avions appris qu’il a été conduit dans les geôles de la direction de la police judiciaire pour répondre d’une plainte de Calixthe Beyala. En effet, selon des informations recoupées à bonne source, l’écrivaine franco-camerounaise reproche à l’activiste des réseaux sociaux de lui avoir proféré des injures dans l’un de ses posts au vitriol publié sur sa page Facebook ces derniers mois. Cette dernière a commis, en réalité, deux posts cette nuit, dont l’un laisse percevoir qu’elle est au cœur de cette manœuvre. Beyala affirme sur sa page Facebook: « Lorsqu’un type qui se fait passer pour un journaliste vous diffame, traînez-le en justice! »

Sur une autre publication de la spécialiste de la Littérature, l’on lit: « Quand on passe son temps à diffamer les gens, on répond de cet acte ignoble devant la justice… Un chat averti en vaut deux ».Paul a été auditionné sans son conseil durant toute la nuit d’hier. Ses téléphones ont sonné en vain. Mais depuis ce matin, ses deux gadgets sont sur répondeur. Aucune information ne filtre, pour l’instant, de l’audition de plusieurs heures à laquelle il a été soumis toute la nuit. Dans les prochaines heures, d’autres informations seront collectées au sujet des charges qui pèsent contre Paul Chouta. Tout laisse croire, selon certaines conjectures, qu’il s’agirait d’un cas de diffamation.

Le Don King
Mot à wou à wou!

Cameroun : le gouvernement sermone les diplomates occidentaux

Le ministre des relations exterieures Lejeune Mbella Mbella a réuni le 28 mai 2019 à Yaounde, les représentants des corps diplomatiques, ainsi que des représentants des orgnaisations internationales accrédités au Cameroun. Objectif, leur faire le point sur la situation sociopolitique actuelle dans le pays. Il leur a dit que le Cameroun est debout et gouverné, il n’a pas besoin de donneurs de leçons.

Retrouvez ci-joint, la déclaration du Minrex

Crise anglophone : les sécessionnistes se disent favorables au dialogue

À travers une lettre qui fait le tour des réseaux sociaux au Cameroun, les séparatistes anglophones par l’intermediaire de leur leader Sissiku Julius Ayuk Tabe acceptent l’hypothèse des pourparlers pour un retour à la paix dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, mais à une condition.

Sissiku Ayuk Tabe

« Comme il est de plus en plus probable que le régime de Yaoundé obtienne à terme des concessions et accepte des pourparlers avec médiation, notre équipe en détention à la prison principale de Yaoundé avait procédé à un remue-méninges et présenté une proposition de dialogue à l’onu ».

C’est en ces termes que celui qui se présente comme le président de l’Ambazonie, l’Etat imaginaire revendiqué par les sécessionnistes s’adresse au membres de son gouvernement fantôme.

Gouvernement fantôme d’Ambazonie

Conditions de dialogue
Dans la correspondance adresée à l’onu contenant des propositions de base pour un dialogue, le séparatiste écrit d’entrée de jeux aux Nations-unies que le slogant « la force de l’argumentation n’est pas l’argument de la force », a été et reste le slogan de leur lutte. Ceci, malgré la persistance de Yaoundé dans l’utilisation ajoute t-il de la force excessive contre de la zone anglophone, épris de paix et respectueuse des lois imprégnées d’une culture démocratique.

Pour les sécessionnistes, les pourparlers proposés pour mettre fin au conflit politique devraient entre autres, porter sur les points suivant:

—l’origine et base du conflit

—la portée du conflit (problème)

— les parties à la discussion

–les conditions pour la discussion

–les délégations à la discussion

–le lieu

Origine et base du conflit.

Mutations historiques Cameroun

Dans sa correspondance, le leader anglophone incarceré à la prison principale de yaounde depuis 2017, rappelle l’évolution historique du cameroun. Pour lui, le conflit politique en cours est l’aboutissement du processus de décolonisation bâclé de 1961 de l’ancien territoire sous tutelle des Nations Unies du Cameroun britannique. Les raisons en sont le non-respect par les Nations Unies de diverses dispositions de sa propre charte et d’autres instruments internationaux.

L’incapacité des Nations-Unies (ONU) de respecter et d’appliquer l’Article 76 (b) de sa Charte ainsi que l’Accord de tutelle, qui énoncent clairement l’autonomie et l’indépendance de tous les territoires sous tutelle, ont fait que le sourthen (Ambazonia ) est passé de tutelle à l’annexion et à l’occupation coloniale par la République du Cameroun.

La résolution 1514 du 14 décembre 1960 de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), qui prévoyait également le droit à l’indépendance sans conditions préalables ni réserves de tous les territoires et peuples dépendants, n’était pas également respectée pour leur permettre de jouir d’une liberté totale.

Pire encore ajoute t-il, la résolution 1608 du 21 avril 1961 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui a créé un comité tripartite chargé de discuter du rapprochement de la République du Cameroun et du Cameroun du Sud britannique en tant que deux (02) États ayant le même statut, afin de créer la République fédérale unie du Cameroun. , n’a pas été mise en œuvre, ce qui a facilité selon lui, l’annexion et l’occupation coloniale du territoire par la République du Cameroun, devenue indépendante le 1er janvier 1960.

L’absence de traité d’union entre la République du Cameroun et le Cameroun méridional, conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies, témoigne donc sans équivoque de ce qu’aucune union fédérale n’a été formée et que le Cameroun méridional était sous la menace de l’emploi de la force et occupée en 1961 par la République du Cameroun avec une complicité internationale

Solutions au conflit

Le document envoyé aux Nations-unies relève que « pour résoudre le conflit politique, les pourparlers devraient avoir pour objectif ultime de redresser les torts de 1961 qui ont conduit à l’annexion et à l’occupation coloniale du sourthen par la République du Cameroun, à savoir la restauration de l’État de droit ».

Portée du problème.

Les questions d’autodétermination ont une portée interne (nationale) ou externe (internationale). Après avoir déterminé que les causes profondes du problème sont la violation d’instruments internationaux et partant du fait que les séparatistes réitèrent leur volonté à obtenir un Etat indépendant, ils sollicitent dont la médiation de l’Onu dans ces pourparlers.

Toutefois, pour ce qui est des parties en discussion, elles devraient évidemment être les suivantes: La République du Cameroun, les representants des separatistes/ Ambazonia, l’Organisation des Nations Unies officiant en tant qu’arbitre naturel et les observateurs étrangers. En ce qui concerne les organisations et les pays pouvant bénéficier du statut d’observateur lors des discussions, ils prposent:

Le Royaume-Uni (ancienne autorité administratrice de tutelle) et la France (l’autorité administrante de l’ancien Cameroun français) se distinguent en tant qu’acteurs.

L’Union africaine dont la commission à Banjul (2009) avait précédemment rendu une décision à ce sujet, le Commonwealth of Nations (auquel le Sourthen cameroon aurait été automatiquement membre), qui a offert ses bons offices comme médiateur;

L’Union européenne qui a également proposé une médiation; CEDEAO, le bloc économique sous-régional qu’Ambazonia a l’intention de rejoindre; le Nigéria, seul autre pays voisin d’Ambazonia en dehors de la République du Cameroun; les États-Unis d’Amérique (USA), le Ghana l’Afrique du Sud l’Algérie la Russie, l’Allemagne.

Armée camerounaise au front

Conditions pour les discussions.

Sissiku Ayuk tabe estime qu’un environnement propice à des discussions efficaces il faut détendre l’atmosphère en décidant de la Cessation inconditionnelle des hostilités et le retrait complet de toutes les forces de defense et de sécurité sur le terrain dans les deux regions ; la libération de tous les détenus, des morts de guerre et remise aux Nations Unies avec dénombrement et enregistrement précis; l’observation d’un cessez-le-feu par les deux parties; le retrait des administrateurs; Les gouverneurs, les officiers supérieurs de division et les officiers de division; Retrait de tous les fonctionnaires.

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